11 avril 2008
Pourquoi la France doit reconnaître officiellement la déportation pour motif d’homosexualité ?
VOUS AUSSI RELAYER CET APPEL SUR VOTRE BLOG : LES FLAMANDS ROSES
Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis ont déporté des hommes et des femmes parce qu’ils ou elles étaient homosexuelLEs. Les hommes étaient soumis au paragraphe 175 du droit allemand qui pénalisait l’homosexualité masculine seulement, et portaient un triangle rose dans les camps. Les femmes étaient souvent considérées comme asociales et portaient un triangle noir, certaines ont été arrêtées et déportées comme communistes.
La journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation a lieu chaque année le dernier dimanche d’avril. A cette occasion, des cérémonies officielles de commémoration sont organisées un peu partout en France. Les associations homosexuelles sont désormais officiellement invitées à certaines de ces cérémonies, mais cela n’est pas le cas partout. De plus, même lorsqu’elles sont invitées, ces associations et leurs sympathisantEs ne sont pas toujours bien acceptéEs par l’ensemble des autres participantEs.
En 2001, le Premier Ministre Lionel Jospin déclarait : ``Il est important que notre pays reconnaisse pleinement les persécutions perpétrées durant l’occupation contre certaines minorités - les réfugiés espagnols, les tziganes ou les homosexuels.’’ En 2005, le Président de la République Jacques Chirac déclarait : ``En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés.’’
Ces deux déclarations d’éminents représentants de l’Etat sont des actes politiques d’importance ; elles ne sauraient toutefois constituer à elles seules les actes officiels par lesquels la République Française reconnaîtrait la déportation pour motif d’homosexualité. Nous attendons toujours de tels actes.
C’est pourquoi nous formulons les demandes suivantes en ce qui concerne les cérémonies de commémoration organisées à l’occasion de la journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation :
Nous demandons que partout en France les associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité soient officiellement invitées en tant que telles à ces cérémonies.
Nous demandons qu’un discours officiel, lu pendant les cérémonies partout en France, rende explicitement hommage à toutes les catégories de déportéEs, avec citation des différents motifs de déportation dont l’homosexualité. Cela pourrait être l’objet d’un discours rédigé par le Ministre des Anciens Combattants en concertation avec les associations portant le souvenir de la déportation.
Nous demandons que les associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité soient associées à la préparation de ces cérémonies, dans un esprit de dialogue, de respect et de compréhension mutuels. Cela pourrait contribuer de plus au dialogue entre les générations et à la transmission de la mémoire. Nous rappelons ici que nous sommes très attachéEs à l’unité du souvenir de la déportation. C ’est la raison pour laquelle, par exemple, nous demandons aux associations d’anciens Combattants, Résistants et Déportés d’accepter notre participation pour l’achat de la gerbe commune qu’elles déposent traditionnellement lors de chaque cérémonie en hommage à ``touTEs’’ les déportéEs.
Nous appelons le Président de la République, Le Premier Ministre, le Gouvernement et les Parlementaires à s’engager afin que la République Française reconnaisse officiellement la déportation pour motif d’homosexualité durant la seconde guerre mondiale.
Nous invitons toutes les personnes et les associations concernées par le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité à se joindre à notre appel.
En particulier nous invitons toutes les associations du Nord - Pas-de-Calais et leurs sympathisantEs à nous rejoindre lors de la cérémonie du souvenir à Lille le dimanche 27 avril 2008.
Lille, le 9 avril 2008
Les Flamands Roses - Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle
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07 mars 2008
Pourquoi le premier épilogue de la campagne municipale de Puteaux Ensemble ?
Le grand moment est enfin arrivé.
C’était le 30 mai 2007. Ce jour là, devant les grilles du Tribunal de Grande Instance de Paris, Christophe Grébert a officiellement annoncé sa candidature à la Mairie de Puteaux aux élections municipales du mois de mars 2008. Pour l’accompagner dans cette grande aventure, Christophe Grébert est seul ou presque. Quelques heures avant il avait demandé à Vincent Brack de devenir son mandataire financier et m’avait confié la responsabilité de diriger sa campagne.
Neuf mois passent.
Nous sommes aujourd’hui le vendredi 7 mars 2008. Dans moins de quarante huit heures, plus de 26.000 putéoliens sont appelés à élire leurs 43 nouveaux représentants au Conseil Municipal, dont leur futur Maire. Christophe Grébert a relevé le défi qu’il a lancé quelques mois plus tôt : rassembler des femmes et des hommes de tout horizon et de toute conviction, construire un véritable programme municipal sur la base d’un projet écrit et rédigé par les habitants eux-mêmes. Devant les putéoliens, il est tête de liste de Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble. Une liste de 22 hommes et 21 femmes indépendants, soutenue par deux partis : Les Verts et le Mouvement Démocrate.
La boucle est bouclée. La campagne officielle du premier tour s’achève demain soir à minuit. Laissant quelques heures de répit aux putéoliens pour murir leur décision. Il m’appartient aujourd’hui d’écrire le premier épilogue de cette formidable aventure humaine synonyme d’exemplarité citoyenne. Ne comptez pas sur moi pour vous donner mes « impressions » ou mon « sentiment » sur le résultat du 9 mars. Ce choix décisif et cette décision essentielle pour l’avenir de notre ville, n’appartiennent qu’aux putéoliens. C’est à eux que revient le soin de trancher ce débat démocratique et de désigner les vainqueurs et les vaincus de ce scrutin.
L’histoire d’une histoire pas tout à fait comme les autres
Au début de cette aventure, je ne cache pas avoir connu quelques angoisses. Dans un premier temps, lorsque Christophe Grébert m’a annoncé son intention de se porter candidat à la Mairie de Puteaux et de diriger sa campagne, je me suis posé beaucoup de questions : « où allons-nous ? », « avec qui ? », « comment rédiger un véritable programme utile ? » ou encore « comment rassembler des gens si divers dans leurs personnalités et dans leurs convictions ? ».
Dans un second temps, nous étions tous les deux membres du Parti Socialiste de Puteaux, et je me suis demandé comment cette candidature serait accueillie. Je ne reviendrai pas sur cet épisode douloureux, j’ai déjà bien assez écrit sur ce sujet.
Nous sommes au début du mois de juin, les rares week-ends ensoleillés nous donnent l’occasion de faire nos premiers pas dans les rues de la ville. Nous profitons des quelques vides-greniers ou autre fête des associations pour distribuer la « Lettre aux Putéoliens » qui constitue la déclaration de candidature. L’accueil des habitants est sympathique, pas encore enthousiaste. Je suis surpris de voir que Christophe Grébert est bien plus connu que je ne le pensais. La rentrée pointe son nez et nous comptons déjà une bonne quinzaine de fidèles. Nous nous réunissons toutes les semaines presque de manière cachée. Le projet commence à se dessiner lentement et les contributions affluent, tant que j’arrive à être débordé et avoir des difficultés à gérer mon temps.
Nous sommes en septembre-octobre. Cet été m’a donné l’occasion de rencontrer des personnages aussi divers qu’atypiques. Notre équipe détonne. C’est divers mais ça bosse ! Nos réunions commencent à devenir très constructives. Si les premiers sujets portés au projet étaient faciles, nous nous attaquons à l’économie, à la culture ou à l’environnement. Des sujets plus durs car ils nécessitent de véritables compétences et non plus de simples connaissances. Chose amusante, pour chaque sujet, un membre de notre équipe dévoile sa propre compétence. C’est sans doute ma période préférée, car c’est à ce moment là que j’ai compris que nous étions plongés dans le grand bain et que Christophe Grébert mettait à profit ses connaissances sur Puteaux pour réunir les qualités et les compétences nécessaires à un projet réaliste et concret. Les Verts de Puteaux assistent à quelques réunions, visiblement séduits par les participants et la teneur des débats, ils réservent leur soutien dans l’attente du résultat de leurs rencontres bilatérales. Quelques jours plus tard, Les Verts annoncent officiellement qu’ils apportent leur soutien à Christophe Grébert et à l’équipe de Puteaux Ensemble. Premier soutien, première victoire morale.
Nous arrivons à la fin de l’année. Le groupe a grandi et c’est une grosse trentaine de personnes qui se réunissent chaque semaine pour la réunion et qui sacrifient leurs samedis et leurs dimanches matin pour tracter les « lettres aux putéoliens » dont les numéros s’enchainent tous les quinze jours. La cadence s’accélère et je commence à demander aux uns et aux autres de bien réfléchir aux thèmes que nous devons aborder. La fin de l’année arrivant à grand pas, le blog du projet fermera ses portes le 31 décembre 2007. Les compétences continuent de s’accumuler, et désormais notre pôle éducation, jeunes mamans, jeunes papas et autres commerçants est bien étoffé. Cette équipe commence vraiment à ressembler à quelque chose. L’esprit est unitaire, travailleur, et l’on se concentre sur les propositions. On commence à penser à la suite, le début de l’année ne sera pas facile. Durant cette période, le temps est maussade et les distributions sont parfois difficiles. Les premières baisses de moral et de forme se font sentir. C’est logique, les moments de faiblesse font aussi partie d’une campagne. C’est également à cette période que l’association Soyons Fiers de Puteaux annonce son ralliement à Christophe Grébert et à Puteaux Ensemble. Les échanges avec la section MoDem de l’époque débutent.
Arrivés en janvier, les fêtes sont derrière nous et tout reste à faire. Le projet participatif est clos depuis le 31 décembre et l’arrivée d’un graphiste au sein de l’équipe nous permet de nous doter d’une charte graphique définitive et de choisir nos couleurs à l’occasion de cette élection. Nous sommes une très grosse quarantaine de « réguliers ». La dream-team se dessine et chaque participant doit livrer son envie ou non d’aller à la bataille. Etre candidat, ce n’est pas simplement le vouloir, c’est s’engager devant ses pairs et accepter l’idée d’être attaqué, malheureusement pas toujours que sur ses idées. De plus, il n’est pas demandé un simple engagement physique, mais également moral. Une Charte Ethique des futurs élus est signée, elle engage tous les membres de notre équipe à la présence, à l’écoute, à la concertation et au refus de toute forme de clientélisme. Cette Charte si symbolique, sera pourtant reprise partout en France, par une cinquantaine de listes engagées dans ces élections municipales. La première étape est franchie…dans quelques jours nous débutons la rédaction de notre programme définitif, sur la base des centaines de contributions et des commentaires récoltés auprès des habitants. Avant cela, la Fédération Départementale du MoDem annonce son ralliement officiel à Christophe Grébert , à son projet citoyen et aux équipiers de Puteaux Ensemble.
Fin janvier, mois de février. La période sans doute la plus intense depuis le début. De débats en débats, de réunions en réunions, de tractages en tractages, on ne chôme pas et les méninges sont mises à rude épreuve. Après la fin des lettres aux putéoliens, concluent avec la numéro 7 dédiée au sport et à la culture, notre attention est concentrée sur tous les quartiers de la ville. Ces tracts là sont la base de notre campagne : « la politique du banc cassé » qui ne parle que des contraintes subies par les riverains des quartiers concernés. Les questions du commerce de proximité et de l’accessibilité sont les plus souvent citées. L’équipe est soudée et déterminée. La dernière ligne droite se profile. Les lignes du programme sont définies, débattues, construites et enfin écrites. Chaque proposition est pensée de manière pragmatique et non dogmatique. Pas de place à l’improvisation et à la démagogie. La règle première est de ne proposer et de « promettre » que des choses qui sont réellement du ressort municipal et qui pourront être tenues. Le soir où le programme définitif est présenté à l’ensemble de l’équipe, la composition de la liste est dévoilé. 22 hommes et 21 femmes forment la liste Puteaux Ensemble , pour une ville qui nous ressemble. Cette fois-ci, les dés sont jetés et les visages commencent à exprimer de la fatigue. Une campagne demande des efforts et des sacrifices très importants. C’est aussi dans ces moments là que l’on se dit que mener campagne reste réservé à une élite qui n’assume pas les contraintes du quotidien. Le programme sera présenté quelques jours plus tard, le 20 février, devant tous les putéoliens, à l’occasion de notre première réunion publique. Séquence stress et émotion. Une soirée réussie qui laissera l’ensemble de l’équipe émue et soulagée. C’est le premier indice que notre campagne plaît à celles et ceux à qui nous nous adressons.
25 février 2008 : ouverture de la campagne officielle. Tous les colistiers et les soutiens de Puteaux Ensemble sont sur le pont. Les marchés, les quartiers, les rues, les HLM, les tours, les villages…tout ce que Puteaux compte d’âme et de diversité est passé au peigne fin par toute l’équipe. Le but : rendre compte de notre travail commun auprès des habitants et les rendre comptables de cette action collective. Les habitants souffrent beaucoup et ce n’est rien de le dire. Leurs boîtes aux lettres sont noyées sous la « propagande » éditée par les quatre listes en compétition. Les panneaux électoraux font leur apparition devant les 30 bureaux qui accueilleront les électeurs. Collages nocturnes et bon enfant. La tension monte. Dernier rendez-vous devant les putéoliens : le mercredi 5 mars à l’Ecole Jean-Jaurès. Les questions n'ont pas manqué, les réponses étaient au rendez-vous : franches, directes et humaines. 220 putéoliens se sont déplacé, une vraie surprise dans une ville qui avait oublié la signification du mot "démocratie"
Une élection à deux tours c’est un enchainement de rideaux qui s’abaissent. Le premier, c’est celui de la campagne officielle. Le second, celui au soir du premier tour (le 9 mars), et enfin le dernier, l’essentiel, sera celui qui tombera au soir du 16 mars. Ce soir là, à Puteaux, rien ne sera plus jamais comme avant.
A Puteaux, les habitants ont désormais conscience qu’à l’occasion de ces élections municipales de 2008, quelque chose s’est passé. Faut-il y voir une continuité du message que les français ont lancé en 2007 ou plus généralement l’expression d’une volonté de tourner une page de l’Histoire de Puteaux qui n’a pas connu d’alternance depuis 1969 ?
Une ville où les scrutins se suivaient et se ressemblaient. Une ville où les citoyens étaient muselés et empêchés d’assister au Conseil Municipal. Une ville où les élus avaient abandonnés l’idée même de rendre honneur au mandat que leur avaient confié les électeurs. Une ville où les employés municipaux étaient effrayés et contraints de relayer un discours officiel sous peine de connaitre des lendemains professionnels difficiles. Une ville où la République était sabordée et la démocratie assassinée.
Ses habitants, ses citoyens se sont réveillés. Ils ont levé un coin du voile et renoncé à l’idée d’une omerta indéfinie. Charles Ceccaldi-Raynaud est venu pour un dernier come-back vengeur face à sa fille installée par ses soins. Celle-ci s’est crue un instant protégée par son statut d’élue. Sauf que… Sauf que des putéoliens divers, différents, audacieux et courageux, ont décidé de répondre à un appel. Cet appel, ce n’était pas celui du 18 juin, mais celui du 30 mai 2007. L ’appel de Christophe Grébert , un putéolien qui avait décidé de l’ouvrir, un putéolien qui a dit non au système d’une famille, aux pressions qu’ils ont exercées contre lui en prenant toute une ville en otage de leurs frasques. Il faut savoir rire des choses tristes et parler avec gravité des choses légères. Souhaitons que la famille Ceccaldi-Raynaud se retire pour le bien de la Ville de Puteaux et de ses 43.000 habitants, qu’ils ont réussi à ridiculiser et à porter constamment au chapitre des faits-divers ou des "insolites".
Les Putéoliens
Une campagne municipale c’est aussi le souvenir de ces rencontres et de ces échanges avec les Putéoliens. Des sourires souvent, des coups de gueules rarement, des confidences de temps en temps et parfois mêmes des bisous de fans… Un mélange coloré et un grand bol d’humanité. Une campagne vous rappelle aussi que si les gens se soucient en priorité de leur propre condition, ils savent partager, proposer et espérer qu’il est encore possible de faire bouger cette ville. Cette richesse est unique et précieuse. Cette richesse nous a accompagné dans toutes nos sorties.
Je repense avec une certaine émotion à tous ces quartiers que nous avons visité, à tous ces visages que nous avons croisé et à ce destin collectif que nous avons essayé de transformer tout au long de cette campagne. Une mention spéciale personnelle pour les putéoliens du haut de Puteaux et des résidences HLM, qui nous ont accueilli avec le plus d'enthousiasme. A tous ces employés municipaux muselés qui nous ont adressé des regards et des sourires complices....même si parfois ils étaient "obligés" de ne pas prendre nos tracts à la vue de tous.
Enfin, je serai injuste de ne pas avoir une pensée pour toutes mes copines, mes amies, mes "super mamies" avec leur sourire et leur coquetterie qui ont ajouté de la bonne humeur et de la couleur à cet ensemble. Puteaux, c'est aussi cela.
J’ai dirigé une équipe de rêve…
Avant que le premier rideau s’abaisse, donnez moi l’occasion de vous parlez de ces femmes et de ces hommes, désormais chers à mon cœur et avec qui j’ai partagé : de longues soirées à dessiner une ville qui nous ressemble, de ces échanges avec les habitants de notre ville, de longues journées de tractages, de boîtages et de collages, de cette envie collective d’écrire une nouvelle page de l’Histoire de notre ville, de ces rencontres improbables, de ces rencontres formidables, de MES femmes et de MES hommes qui m’ont réconcilié avec la politique, la politique avec un « P » majuscule, la politique du cœur, celle qui vise à souhaiter le meilleur pour tous sans attendre de retour.
Laissez-moi juste quelques lignes pour vous parler de ces putéoliens exceptionnels. Pour vous parler de ces femmes et de ces hommes d’honneur qui avec leur cœur, leur envie et leur volonté, se soumettent à vos suffrages et à votre ultime décision. Il en faut du cœur pour mettre sa vie familiale et professionnelle entre parenthèses. Il en faut de la volonté et de l’énergie pour aller à la rencontre des habitants d’une ville, de ses propres voisins et amis. Il faut y croire à cet idéal commun pour braver les intempéries et parcourir les rues de sa ville pour prêcher une « bonne parole ». Il en faut de l’honneur pour confronter ses idées, pour accepter des convictions différentes et les faire converger dans un sens unique mais non figé. Il faut rêver parfois, en se disant qu’ensemble tout devient possible…ça vous rappelle quelque chose ? :o)
Juste quelques mots enfin, pour les remercier de la confiance qu’ils m’ont témoigné durant ces longs mois. C’est la première fois de ma vie où j’ai été confronté à la dure réalité de diriger un groupe aussi important. Humainement, cela a été très dur à gérer. J’ai du mal à accepter l’idée de faire du mal aux gens que j’apprécie. Prendre et tenir des décisions, impose parfois de porter préjudice à quelqu’un.
Le Dirlo’ de Campagne tire sa première révérence…. Mesdames, Messieurs, vous les équipiers et colistiers de Puteaux Ensemble, c’est vers vous que mes pensées se dirigent. Vous avez été l’âme de cette équipe. Votre différence et votre sens de l’engagement sont des gages de force et de respect envers toutes celles et tous ceux que nous entendons représenter demain. Le sort réservé à notre programme citoyen ne nous appartient pas. Les Putéoliens seuls, décideront du destin qui doit être le sien. Quelque soit le résultat de dimanche, j’ai des choses à vous dire, tant de choses à vous dire….Je me contenterai d’un immense MERCI ! J’ai essayé de vous le dire souvent, sans doute pas assez. Je me répète donc pour me soulager : vous êtes des citoyens exceptionnels et exemplaires !
Pour ma part, je n’ai pas besoin d’être convaincu. Je connais la valeur et le sens du devoir des 43 personnes de notre liste. Je ne peux qu’inviter les putéoliens à se choisir des élus intègres qui leur feront honneur et pour lesquels ils seront les comptables de l’action qu’ils mèneront durant les six prochaines années. Ce Conseil Municipal respectueux des usages républicains et représentatif d’une démocratie exemplaire est à la portée des habitants de Puteaux. Ensemble, décidons du destin de notre ville.
Dimanche 9 mars, laissez votre cœur parler !
Votez pour la liste : Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble !
Régis Sada - Directeur de Campagne de C. Grébert
Liste Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble !
1- Christophe Grébert, 39 ans, journaliste, rue Voltaire
2- Sylvie Cancelloni, 53 ans, créatrice d'entreprise, square Léon Blum
3- Bruno Lelièvre, 36 ans, ingénieur en électronique, rue Félix Pyat
4- Evelyne Hardy, 53 ans, directrice financière, rue des Pavillons
5- Frédéric Chevalier, 41 ans, responsable web-marketing, rue de la République
6- Nicole Berlemont, 57 ans, secrétaire de direction, allée Henri Sellier
7- Régis Sada, 31 ans, assistant personnel édition musicale, rue Hoche
8- Martine Cabanne, 49 ans, cadre d'entreprise, quai de Dion Bouton
9- Laurent Méliz, 43 ans, réalisateur, allée Henri Sellier
10- Annie Keszey, 69 ans, principal de collège retraité, rue Roque de Fillol
11- Philippe Etienne, 56 ans, chef opérateur du son, avenue Gutenberg
12- Andréa Faxel, 33 ans, mère au foyer, square Léon Blum
13- Alain Sakot, 40 ans, directeur de production, rue Paul Bert
14- Sophie Carnot, 48 ans, experte développement durable, rue Paul Lafargue
15- Bernard Caumartin, 51 ans, ingénieur, rue Félix Pyat
16- Cécile Lamarque, 33 ans, inspectrice du Ministère des Finances, rue de l’Oasis
17- Olivier Jacques (Belge), 51 ans, directeur artistique, voie des Sculpteurs
18- Christelle Baudin, 30 ans, auteur compositrice interprète, rue Paul Lafargue
19- Romain Follet, 23 ans, développeur Internet, rue de Verdun
20- Nathalie Vigot, 36 ans, commerçante, rue Arago
21- Jean-Claude Sans, 64 ans, retraité de l'Opéra de Paris, voie des Sculpteurs
22- Clémentine Méliz, 19 ans, employée, allée Henri Sellier
23- Jean-Bernard Paulet, 55 ans, trésorier d'entreprise, avenue du général de Gaulle
24- Corinne de Maindreville, 52 ans, directrice de Projets, rue Marius Jacotot
25- Philippe Le Bourbouach, 55 ans, directeur communication, rue de la République
26- Eve Albertin, 26 ans, jeune diplômée, rue Victor Hugo
27- Olivier Lévêque, 23 ans, chargé de comptes, rue Arago
28- Danielle Stephan, 66 ans, juriste retraitée, rue Louis Pouey
29- Vincent Dubois, 39 ans, ingénieur informatique, rue Louis Pouey
30- Christel Smorgrav, 32 ans, traductrice, rue des Pavillons,
31- Alphonse Proffit, 27 ans, consultant systèmes informatiques, rue de l’Oasis
32- Séverine Katona, 29 ans, employée, rue Berthelot
33- Marc Conombo, 21 ans, étudiant, jardins Boieldieu
34- Laurence Neveu, 50 ans, auteur, rue de Verdun
35- Jean-Michel Chanavas, 49 ans, cadre en entreprise, rue Victor Hugo
36- Valérie Puyal, 38 ans, assistante commerciale, rue de la République
37- Sylvain Guiraud, 36 ans, consultant en informatique, rue Charles Lorilleux
38- Marjolaine Chiriaco-Amiaud, 29 ans, enseignante-chercheuse, rue Marius Jacotot
39- Cédric Jouve, 30 ans, entrepreneur, rue Charles Chenu
40- Claudine Viard, 60 ans, enseignante en droit public, place du sud
41- Marc Hochard, 38 ans, comptable, rue Monge
42- Sophie Arnaud, 35 ans, ingénieur en télécommunication, rue Legagneux
43- Cédric Tolédano, 36 ans, actuaire-consultant, rue de Brazza
08:00 Publié dans Pourquoi politiser ?, Pourquoi Puteaux 2008 ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, grébert, puteaux, hautsdeseine, politique, ps, ump
05 mars 2008
Pourquoi il faut soutenir l'action de Laurence Parisot face à l'UIMM ?
J’ai choisi de relayer l’appel de Laurence Parisot, car je crois sincèrement dans sa volonté de « nettoyer » le patronat français de ses moutons noirs.
Au moment où les appareils politiques ont du mal à faire le ménage (ex. : réhabilitation de Georges Frêche côté PS à Montpellier ou adoubement d’Alain Carignon côté UMP à Grenoble), je crois nécessaire d’appuyer toutes les initiatives servant à mettre un terme avec cette France d’hier, bercée entre corruption et mélange des genres.
Si cela peut aider à rendre notre société plus propre et plus transparente, il ne faut pas faire l’économie de déballer ces pratiques qui portent un lourd préjudice aux entrepreneurs qui prennent des risques et aux salariés qui subissent les conséquences sociales de ce type de pratiques.
Régis Sada
MESSAGE DE LAURENCE PARISOT AUX ENTREPRENEURS
Nous sommes tous des hommes ou des femmes d'entreprise, profondément attachés aux valeurs de l'entreprise, et nous nous sommes donné depuis le premier jour l'objectif partagé de réconcilier les Français avec l'entreprise.
Nous voulons de l'éthique et de la transparence. Nous voulons des règles du jeu claires, parce que nous aimons la vérité, parce que nous sommes des acteurs responsables, et parce l'économie de marché est à cette condition.
C'est pourquoi nous nous sommes tous indignés quand nous avons appris que de nouveaux accords obscurs concernant encore des sommes d'argent importantes avaient été conclus au sommet de l'Uimm.
Trop c'est trop !
Nous devons tous condamner publiquement ces pratiques pour qu'elles prennent définitivement fin, pour qu'elles ne puissent plus jamais ressurgir d'aucune façon, pour qu'elles cessent d'entacher l'image de l'entreprise, l'image des entrepreneurs, l'image du Medef, l'image de chacun de nous.
Il faut se donner les moyens d'un nouveau départ. J'ai donc demandé à l'ensemble des membres de l'Uimm qui détiennent des mandats nationaux au titre du Medef de remettre ces mandats à la disposition du Medef.
Je vous précise que les mandats locaux, détenus par les adhérents des Uimm locales, ne sont en aucun cas concernés car je suis certaine que les adhérents Uimm sur le terrain sont tous des chefs d'entreprises de bonne volonté, et qu'ils ne se reconnaissent pas dans les pratiques qu'ils découvrent. Comme des milliers d'autres mandataires, ils donnent bénévolement ce qu'ils ont de plus précieux, c'est-à-dire leur temps, aux instances paritaires dans lesquelles ils siègent. Ils ont un engagement et un comportement exemplaires.
C'est pourquoi j'appelle toutes les Fédérations, tous les Medef territoriaux et toutes les Uimm locales à rester proches et solidaires au nom des valeurs de l'entreprise.
C'est pourquoi j'appelle l'ensemble des chefs d'entreprise de toutes tailles, TPE, PME, moyennes et grandes entreprises, à nous rejoindre dans ce mouvement et à se mobiliser à nos côtés pour faire bouger les lignes.
Nous voulons créer ensemble le patronat du 21è siècle, entrepreneurial, ouvert, transparent et éthique, au service de toutes les entreprises et au service de la France.
Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi pour que nous soyons ensemble les garants d'une unité patronale élargie et fière d'elle-même.
Laurence Parisot - Présidente du MEDEF
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27 février 2008
Pourquoi un point N°3 sur la campagne municipale à Puteaux ?

Depuis le lundi 25 février 2008, nous sommes entrés en campagne officielle. Celle-ci s’achèvera le samedi 8 mars à 24H00, à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote qui conduiront les électeurs putéoliens à décider de leur destin pour les six prochaines années.
Si nous en doutions depuis plusieurs semaines, nous avons eu la certitude d’être bel et bien rentrés en campagne. Les appareils politiques de l’UMP et du PS se sont enfin mis au travail pour offrir à la population l’étalage de leur savoir-faire en matière de communication. Nous ne sommes pas déçus, et le fait de relater les potins de campagne permet allégrement d’égayer les soirées !
La liste des 43 co-listiers de Puteaux Ensemble a été dévoilée par Christophe Grébert , nos professions de foi et nos bulletins de vote sont livrés aujourd’hui même chez le routeur (pour la mise sous pli) et nos affiches de campagne ont trouvé leur place hier soir devant tous les bureaux de vote de Puteaux. Petit à petit nous écrivons l’épilogue de notre projet 100% citoyen, devenu enfin un véritable programme pour tous les putéoliens.
Le 20 février dernier, notre première réunion publique a réuni quelques 140 personnes venues découvrir le contenu de notre programme. C’est un résultat exceptionnel, puisque c’est la première fois qu’une réunion électorale accueille autant de visiteurs. Souhaitons que notre réunion du 5 mars prochain connaisse le même succès.
De la presse écrite à la radio, en passant par la télévision, Puteaux est l’une des villes phare de ces élections municipales 2008. Le Monde, Le Parisien, Libération, BFM TV, LCI, France 3…. Les journalistes défilent les uns après les autres dans les rues de la cité pour découvrir le climat électoral d’une commune pas vraiment comme les autres. C’est vrai aussi, qu’il est rare qu’un père soit opposé à sa fille alors qu’il lui a laissé sa mairie quelques années plus tôt ! La preuve par l’image dit-on, celles du dernier conseil municipal sont assez évocatrices…..
LISTE CHARLES CECCALDI-RAYNAUD / SANS ETIQUETTE
L’ancien-Maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, qui présente une liste indépendante, est entré clairement en campagne et ne ménage ni son temps, ni ses paroles, pour abattre la forteresse détenue actuellement par sa fille. Une communication imprimée habituelle pour celui qui a dirigé la ville pendant près de 35 ans, viens rappeler aux habitants qui auraient voulu l’oublier, que c’est à lui et non à sa fille que doivent revenir les lauriers du développement de la ville. En discutant avec les habitants on se rend rapidement compte que Charles Ceccaldi-Raynaud dispose encore de très nombreux soutiens dans la population, et par forcément que chez les plus anciens putéoliens….. Celui que l’on attend pas forcément pourrait bel et bien créer son petit effet au soir du premier tour. L’ancien Maire est en pleine forme.
LISTE JOËLLE CECCALDI-RAYNAUD / UMP
L’ex-future-Maire actuelle, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, mène une campagne à l’image de ce que l’on peut voir pour le Festival de Cannes : petits comités et lunettes noires…. Madame La Députée-Maire évite soigneusement les caméras, les journalistes et surtout de croiser ses propres administrés. Sans doute est-il difficile pour elle de répondre aux questions que certains seraient tentés de lui poser, sur sa gestion si particulière de la Ville. Pourtant , Joëlle Ceccaldi-Raynaud, n’hésite pas à inonder la ville de tracts divers et variés la présentant comme une excellente gestionnaire. Notre première magistrate se garde bien de donner le coût des dépenses engagées et sur le fait qu’elle mène une vaste politique de gaspillages à tous les niveaux. Lorsque l’on estime être un élu responsable et compétent, on évalue son bilan et l’on tire les conséquences des choses bonnes comme moins bonnes. Joëlle Ceccaldi-Raynaud devrait s’inspirer des propos tenus par un certain Nicolas Sarkozy, parfois cela peut-être utile….On s’inquiète beaucoup dans son entourage car l’on sent bien que quelque chose ne fonctionne plus très bien dans la relation avec les putéoliens.
Une campagne sans surprises ? Détrompez-vous ! La plus –belle- surprise de cette campagne ne vient pas forcément de là où l’on pourrait le penser.
Non, pour chercher un peu d’extraordinaire dans une campagne distrayante, il ne faut plus hésiter à se tourner vers l’ex-future opposition incarnée par le PS local, qui contre toute attente apporte son lot de contradictions.
LISTE STEPHANE VAZIA / PS
La logique aurait voulu qu’après 40 ans dans l’opposition, le PS de Puteaux dirige toutes ses attaques contre la famille Ceccaldi-Raynaud. Que nenni ! L’appareil socialiste se défend…. Après avoir mis plusieurs mois à accepter l’idée que Christophe Grébert présente sa candidature indépendante, le PS est passé à une véritable offensive à l’intérieur comme à l’extérieur.
Pour s’en rendre compte, il faut faire énumérer quelques étapes amusantes :
1/ L’étape de la candidature : à aucun moment la section locale n’a crue que Christophe Grébert serait en mesure de rassembler suffisamment d’énergies pour monter sa propre liste sans étiquette. Le principe d’un projet ouvert et 100% citoyen n’a attiré que du mépris.
2/ Les pressions internes : le fait que Les Verts de Puteaux aient préféré apporter leur soutien au projet Grébert est mal passé auprès des potentats locaux. Imaginez, Puteaux est l’une des rares villes où Les Verts ne s’allient pas au PS ! Donc, histoire de faire monter la pression, on dirige ses aigreurs du côté de Neuilly-sur-Seine et de Suresnes. C’est pas joli et c’est pas gentil. Il ne faut pas essayer de faire payer ses propres échecs aux copains qui ont réussi eux, à rassembler au-delà de leur camp.
3/ Les pressions extérieures : les marchés ont été l’occasion d’exprimer son dédain et son dégout aux équipiers de mon équipe. Quelques phrases prises à la volée : « tiens v’la la droite ! » ou « il ne vous manque plus que des fascistes sur votre liste » ou encore « vous verrez madame, bientôt ils iront chercher du côté du FN »….un vrai festin !
Cette période de constipation s’est estompée la semaine dernière, le premier tour arrivant à grands pas, avec désormais de grands sourires et des : « il faudra que l’on se parle bientôt » ben voyons !
4/ Les pressions écrites : celles-là sont mes préférées. Après avoir classé notre liste comme « diverse droite », normal, seule une liste étiquetée PS peut se revendiquer d’accueillir des gens VRAIMENT de gauche, nous avons eu droit à une enquête du genre Petit Rapporteur d’un personnage iconoclaste sur les six premiers candidats de notre liste. Dernier épisode en date : la remise en cause de l’impartialité journalistique de Christophe Grébert. J'ai volontairement oublié le passage sur le ralliement du MoDem début janvier, où le PS local s'est fait l'avocat des militants locaux lorsque la Fédération Départementale de ce mouvement a choisi de soutenir la liste Puteaux Ensemble ! Là aussi nous avons eu droit à un vrai festival d'inepties. La réalité est tout autre. Les accords entre sections locales du PS et du MoDem n'ont pas réussi à aboutir....
Par contre, l’UMP et Joëlle Ceccaldi-Raynaud (maire sortante), restent les grands épargnés des étourderies socialistes. Faut-il y voir un signe de connivence ? D’entente ? Ou du simple fait que l’on ne s’attaque pas directement à celle qui conduit notre ville et ses habitants dans le mur ? Sans doute les espoirs de victoire se sont envolés, donc au final, autant être en bons termes avec celle qui sera reconduite ? C’est affligeant. C’est aussi pour cela que je suis heureux d’avoir repris ma liberté. Je n’aurais pas aimé cautionner et apporter mon nom à des méthodes et des pratiques que je croyais lointaines. C’est purement politique. La politique de caniveau. Certains appellent cela de la taquinerie....d'habitude la taquinerie me fait rire....là je pleure.... J'invite le PS de Puteaux à annoncer sa prochaine fusion avec la liste de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ainsi les échanges d'amabilités auront le mérite de ne destabiliser personne. Il faut rester droit et franc jusqu'au bout.
Puisque la nervosité et l'angoisse ont envahi les dirigeants de la section du PS de Puteaux, il est désormais nécessaire de siffler la fin de la récréation, de leur demander de retrouver un peu de calme et de sérénité et de souhaiter qu'ils concentrent leurs attaques vers la famille Ceccaldi-Raynaud qui demeure le seul danger pour le futur de notre ville et de ses habitants. Le temps des règlements de compte n'est pas encore venu, et j'attend avec une certaine impatience ce soir du 9 mars, où les responsables de la liste PS se rendront alors compte que la liste Puteaux Ensemble demeure la seule alternative politique pour Puteaux. A ce moment là, il faudra sans doute baisser d'un ton, ranger son arrogance au placard et penser à l'avenir.
Dans tous les cas, il faudra un peu plus que quelques coups tordus, que quelques pratiques mafieuses "de gauche" ou que quelques propos acidulés, pour nous faire renoncer à nos convictions, au travail de notre équipe et à la formidable leçon de démocratie que celle-ci a donné à ces appareils vieillissants et à l'odeur douceâtre du formol qui les embaument. Non, nous ne baisserons pas les yeux devant la médiocrité et la bassesse. Si le PS local a besoin d'une leçon de correction pour retrouver ses esprits, il en bénéficiera pour son bien.
Un oubli ? Vous voulez parler sans doute des programmes respectifs ! Vous faites fausse route, cela n’intéresse personne et certainement pas ces fameux appareils politiques qui comptent déjà le nombre de places qu’ils auront au lendemain du second tour.
Vous l’aurez compris, plus que jamais, ce premier tour s’annonce comme spectaculaire. Il faut être devin pour savoir quel sort nous réserve les putéoliens. Ils trancheront puisqu’ils connaissent désormais tous les acteurs et les programmes des uns et des autres.
Cette campagne est épuisante mais enrichissante. Les équipiers de Puteaux Ensemble sont mobilisés et heureux du travail qu’ils ont accompli jusqu’ici. Pour ma part, je suis fier de diriger une équipe soudée, ouverte et qui reste concentrée sur les solutions à apporter à nos concitoyens. L'accueil est chaleureux et les putéoliens sont visiblement satisfaits -et parfois même impressionnés- des qualités et des compétences réunies autour de Christophe Grébert.
Notre aventure n'est pas encore terminée, car la route est longue jusqu’au 16 mars.
Régis Sada
15:43 Publié dans Pourquoi politiser ?, Pourquoi Puteaux 2008 ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : puteaux, hautsdeseine, ump, ps, politique, ceccaldiraynaud, grébert
26 février 2008
Pourquoi la loi sur la rétention de sûreté à été promulguée ?
PARIS - La loi sur la rétention de sûreté, qui a été amendée par le Conseil constitutionnel, a été promulguée mardi matin au "Journal Officiel".
La "loi relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental" prévoit notamment la création de centres fermés dans lesquels les criminels dangereux pourront être enfermés à leur sortie de prison.
Les sages de la rue de Montpensier ont censuré partiellement jeudi dernier le texte, invalidant son caractère rétroactif.
La loi précise que les personnes exécutant une peine de réclusion criminelle d'une durée égale ou supérieure à 15 ans pour les crimes les plus graves (assassinat, torture, viol, enlèvement) pourront être placées en rétention de sûreté "à titre exceptionnel" à la fin de leur peine, si elles présentent "une particulière dangerosité caractérisée" et une "probabilité de récidive".
La décision de placer un condamné en rétention de sûreté sera prise par des juridictions régionales composées d'un président de chambre et deux conseillers de la cour d'appel au terme d'un débat contradictoire. Valable un an, elle pourra être renouvelée indéfiniment.
Saisis par les parlementaires socialistes, les sages de la rue de Montpensier ont refusé qu'elle s'applique aux personnes condamnées avant la publication de la loi ou pour des faits commis antérieurement à sa promulgation.
Le président Nicolas Sarkozy a chargé le Premier président de la Cour de cassation Vincent Lamanda de lui faire des "propositions" pour atteindre "l'objectif" d'une "application immédiate" de cette peine "aux criminels déjà condamnés".
L'entourage de Vincent Lamanda a prévenu lundi qu'il ne remettrait pas en cause la décision du Conseil constitutionnel, tout en acceptant le principe d'une réflexion sur la récidive.
A LIRE SUR :
Comment interpréter la volonté du Chef de l’Etat de ne pas céder sur cette question ? Faut-il s’en réjouir comme une majorité de français, ou s’en offusquer comme une grande partie des intellectuels placés ?
La réalité me paraît bien plus complexe et ne peut être réduite qu’aux simples termes de cette loi sur la récidive.
Le Président de la République a raison de soulever –ou d’utiliser- une question très sensible auprès des français. Il souhaite se placer clairement du côté des victimes en se donnant l’image d’un Président qui protège les enfants face au danger de la pédophilie.
Les opposants à cette loi ont raison d’évoquer le fait que Nicolas Sarkozy sort de ses prérogatives en souhaitant voir le Conseil Constitutionnel contredit par la Cour de Cassation. Force doit rester à la loi certes, mais la Constitution de la République s’applique elle à tous les citoyens.
Partant de ce constat, il reste difficile de réconcilier les deux parties, et pourtant…
Oui, il faut protéger les enfants (et les parents) des ravages de la pédophilie, et la France doit-être en mesure de distinguer les crimes et leurs auteurs. Mais avant de prononcer des enfermements complémentaires des pédophiles, il convient de se poser une nouvelle fois la question du suivi sanitaire des détenus dans nos prisons.
Toutes les associations et les organismes de contrôle des conditions de vie dans les prisons françaises, s’accordent pour dire que les moyens humains, matériels et financiers alloués pour les prisons sont insuffisants. Les personnels de ces établissements ne sont donc pas en mesure d’apporter un suivi cohérent à la sanction judiciaire.
Les Parlementaires plus fidèles aux prisons en 2007, seraient bien inspirés d’aller s’en rendre compte par eux-mêmes. Rappelons qu’ils peuvent accéder à tous les établissements sans aucune demande préalable. Mesdames, messieurs : soyez curieux !
Par ailleurs, il est moralement insoutenable pour tous d’accepter l’idée que des hommes, même ayant purgés leur peine, représentent en toute connaissance de cause des autorités carcérales, un danger potentiellement élevé pour la population une fois leur liberté retrouvée.
Dans le même temps, le Président de la République est confronté à une réalité qu’il a souhaité écarter : en refusant une modification profonde de notre Constitution, il n’aura jamais les moyens de sa politique.
Malgré cela, un Chef de l’Etat ne peut en aucun cas contrevenir à ce que dit la Constitution. Sinon , nous ne sommes plus dans un état de droit.
Si le droit n’est plus adapté aux enjeux du moment, ce n’est pas à la société de changer, c’est au législateur d’adapter les textes ! Nicolas Sarkozy –et tous ses opposants- ont la confirmation que la Vème République a vécue.
Régis Sada
14:19 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, prison, ump, ps, france





