11 avril 2008
Pourquoi la France doit reconnaître officiellement la déportation pour motif d’homosexualité ?
VOUS AUSSI RELAYER CET APPEL SUR VOTRE BLOG : LES FLAMANDS ROSES
Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis ont déporté des hommes et des femmes parce qu’ils ou elles étaient homosexuelLEs. Les hommes étaient soumis au paragraphe 175 du droit allemand qui pénalisait l’homosexualité masculine seulement, et portaient un triangle rose dans les camps. Les femmes étaient souvent considérées comme asociales et portaient un triangle noir, certaines ont été arrêtées et déportées comme communistes.
La journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation a lieu chaque année le dernier dimanche d’avril. A cette occasion, des cérémonies officielles de commémoration sont organisées un peu partout en France. Les associations homosexuelles sont désormais officiellement invitées à certaines de ces cérémonies, mais cela n’est pas le cas partout. De plus, même lorsqu’elles sont invitées, ces associations et leurs sympathisantEs ne sont pas toujours bien acceptéEs par l’ensemble des autres participantEs.
En 2001, le Premier Ministre Lionel Jospin déclarait : ``Il est important que notre pays reconnaisse pleinement les persécutions perpétrées durant l’occupation contre certaines minorités - les réfugiés espagnols, les tziganes ou les homosexuels.’’ En 2005, le Président de la République Jacques Chirac déclarait : ``En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés.’’
Ces deux déclarations d’éminents représentants de l’Etat sont des actes politiques d’importance ; elles ne sauraient toutefois constituer à elles seules les actes officiels par lesquels la République Française reconnaîtrait la déportation pour motif d’homosexualité. Nous attendons toujours de tels actes.
C’est pourquoi nous formulons les demandes suivantes en ce qui concerne les cérémonies de commémoration organisées à l’occasion de la journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation :
Nous demandons que partout en France les associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité soient officiellement invitées en tant que telles à ces cérémonies.
Nous demandons qu’un discours officiel, lu pendant les cérémonies partout en France, rende explicitement hommage à toutes les catégories de déportéEs, avec citation des différents motifs de déportation dont l’homosexualité. Cela pourrait être l’objet d’un discours rédigé par le Ministre des Anciens Combattants en concertation avec les associations portant le souvenir de la déportation.
Nous demandons que les associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité soient associées à la préparation de ces cérémonies, dans un esprit de dialogue, de respect et de compréhension mutuels. Cela pourrait contribuer de plus au dialogue entre les générations et à la transmission de la mémoire. Nous rappelons ici que nous sommes très attachéEs à l’unité du souvenir de la déportation. C ’est la raison pour laquelle, par exemple, nous demandons aux associations d’anciens Combattants, Résistants et Déportés d’accepter notre participation pour l’achat de la gerbe commune qu’elles déposent traditionnellement lors de chaque cérémonie en hommage à ``touTEs’’ les déportéEs.
Nous appelons le Président de la République, Le Premier Ministre, le Gouvernement et les Parlementaires à s’engager afin que la République Française reconnaisse officiellement la déportation pour motif d’homosexualité durant la seconde guerre mondiale.
Nous invitons toutes les personnes et les associations concernées par le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité à se joindre à notre appel.
En particulier nous invitons toutes les associations du Nord - Pas-de-Calais et leurs sympathisantEs à nous rejoindre lors de la cérémonie du souvenir à Lille le dimanche 27 avril 2008.
Lille, le 9 avril 2008
Les Flamands Roses - Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle
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10 janvier 2008
Pourquoi la liste Puteaux Ensemble, signe une Charte Ethique pour les élections municipales ?
Voici la version définitive de notre "Charte Ethique" rédigée et enrichie de manière participative. Elle sera signé par chacun des 43 membres de la liste "Puteaux Ensemble". Nous mettons cette Charte à disposition de toutes les listes municipales qui se présenteront en mars prochain dans les 36.000 communes de France :
Les 9 et 16 mars 2008, nous nous présenterons à l’élection municipale de Puteaux sur une liste d’ouverture et de rassemblement. Venus d’horizons politiques différents, nous partageons des valeurs communes : l’ouverture aux autres, le respect de la dignité humaine, la solidarité, le désir de transparence et la démocratie. Le projet local que nous soumettrons aux électeurs est conçu de manière participative.
Conscients des enjeux et de la responsabilité qui nous attendent, désireux de changer la façon dont on fait de la politique à Puteaux, avec une vraie volonté de partage et d’évaluation de nos décisions, chacun d’entre nous s’engage solennellement en signant cette « Charte éthique ».
ENGAGEMENT DE PRESENCE
Conseiller municipal, je choisis de donner de mon temps au bon fonctionnement de ma commune. Je me forme à la fonction. Je prends part activement aux réunions du Conseil municipal, des conseils de quartier et des organisations dans lesquelles je représente la ville. Je m’implique dans la vie locale. Je reçois et vais au devant de mes concitoyens à chaque occasion.
ENGAGEMENT D’ECOUTE
Conseiller municipal, je suis à l’écoute de tous les citoyens dans leur diversité. Je favorise la consultation et la concertation à chaque étape du processus municipal de décision. Cet engagement d’écoute vaut autant en direction des citoyens que des employés municipaux, des représentants associatifs, des entreprises locales et tous acteurs présents dans la ville.
ENGAGEMENT DE TRANSPARENCE
Conseiller municipal, je m’engage à rendre compte de mon travail mené aussi bien collectivement qu’individuellement dans mes délégations. J’en organise l’évaluation permanente selon des modalités arrêtées de concert avec les autres membres du conseil municipal, après débat et vote. Je présente à mes concitoyens des informations utiles, complètes et énoncées dans un langage compréhensible par chacun.
ENGAGEMENT DE RESPECT
Conseiller municipal, en tant que représentant de la ville et de ses habitants, je défends la dignité de l’être humain et lutte contre toutes les formes de discrimination. Je fais preuve de probité et défends l’équité dans l’accès à tous les services de la ville, en rejetant catégoriquement toute forme de clientélisme.
Fait à Puteaux le …
Sera signé par chacun des 43 candidats de la liste "Puteaux Ensemble".
A LIRE SUR : http://www.puteauxensemble.com
Avec cette Charte Ethique, notre campagne municipale démarre officiellement. C’est un engagement de transparence et de devoir envers les putéoliens, que nous souhaitons représenter dans les six années qui viennent.
Dans une ville comme Puteaux, au cœur du système dit des Hauts-de-Seine, sur les terres du Chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, il est de bon ton de rappeler certains principes prônés par ce dernier mais totalement occultés dans sa circonscription d’élection. Pour remonter, Puteaux doit enfin réussir à mettre un terme à la politique municipale menée par la famille Ceccaldi-Raynaud et soutenue par un ensemble d'élus qui ont renoncé à remplir le mandat confié par leurs électeurs.
Notre équipe puise sa force dans l’engagement de femmes et d’hommes qui se soucient plus du bien-être de leurs alters-egoet du développement de leur ville, plutôt que des egos partisans et des politiques stériles qui accouchent d’une souris.
Avec Christophe Grébert , nous parvenons à unir des gens très différents sur la base des valeurs d’ouverture, de transparence et de probité. Ce rassemblement fonctionne et est désormais bien huilé, car chacun dispose de son rôle, de sa place et de ses devoirs envers les autres.
Cette Charte Ethique est un signal fort envoyé à tous les citoyens putéoliens, qui demain en fonction du destin qu’ils réservent à notre liste, auront la possibilité de nous rappeler aux engagements que nous prendrons lors de la campagne officielle.
A Puteaux, la campagne pour les élections municipales a démarré depuis plusieurs mois. L’équipe de Puteaux Ensemble a beaucoup travaillé et a visité tous les quartiers de la ville. Avec 109 contributions et 50.000 visites sur le blog participatif Puteaux.org, c’est une véritable leçon de politique et de conviction qui est donnée aux deux grands absents du terrain et des idées : l’UMP emmenée par la Députée-Maire sortante Joëlle Ceccaldi-Raynaud (il est vrai très chahutée par son papa en ce moment), et le PS représenté par Stéphane Vazia.
Quel que soit le résultat des 9 et 16 mars prochains, Christophe Grébert peut désormais marteler avoir rempli son premier objectif : rendre la parole aux putéoliens.
Pour ma part, bien avant de devenir Directeur de cette campagne, j’ai toujours dit que je n’engagerai pas mon nom et mon honneur sur une liste sans projet réel et sans personnes capables de respecter leurs convictions. Avec la liste Puteaux Ensemble , je n’ai aucun doute sur ces principes. Tous les gens qui en font partie sont des gens d’honneur, de qualité et compétents dans leurs domaines respectifs. Ils rendent par leur engagement, toute la noblesse du terme "politique de proximité".
Avec Christophe Grébert , tous ensemble nous allons construire une ville qui nous ressemble….
Régis Sada
14:25 Publié dans Pourquoi moi ?, Pourquoi politiser ?, Pourquoi Puteaux 2008 ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : puteaux, municipales, grébert, puteauxensemble, ump, ps, politique
14 novembre 2007
Pourquoi j’hésite à m’engager dans Gauche Moderne ?
Fin novembre 2007, Jean-Marie Bockel –Secrétaire d’Etat à la Coopération- lancera officiellement son nouveau parti Gauche Moderne. A l’heure de l’ouverture voulue par le Président de la République Nicolas Sarkozy, le pôle social-libéral de gauche disposera d’une structure s’inscrivant clairement dans la majorité présidentielle.
Lors du Congrès 2005 du Parti Socialiste, j’ai défendu la seule motion à mes yeux capable de sortir de ce parti de la dangereuse tendance à s’opposer sans être en mesure de proposer une nouvelle orientation politique. Cette motion 4, présentée par Jean-Marie Bockel portait le nom de : « Pour un parti social libéral ». Vous vous doutez bien qu’au sein d’un PS voué à se réformer ou à disparaître, une telle dénomination avait fait bondir plus d’un « vrai » militant gardien de la doctrine et de la bonne conscience de gauche.
Aujourd’hui lancé dans la campagne des municipales à Puteaux sous une bannière indépendante, et donc en marge du PS que j’ai quitté de facto et sans le moindre regret, je me retrouve orphelin politique, privé d’une structure où je me sente à l’aise dans mes idées et dans mes possibilités de convergence. Car à la différence de certains militants –quelle que soit leur obédience- si je reste ouvert à discuter de tous les sujets sans tabous et à envisager des « fronts communs » sur des sujets précis, je refuse de renoncer à certains principes en m’alliant à des personnes (ou à ce qu’il représente) dont je ne partage en rien les pratiques ou la philosophie.
Du point de vue de mes idées politiques, cette année 2007 aura été aussi révélatrice que destructive ! Les scrutins présidentiels et législatifs m’ont fait prendre conscience brutalement, que la gauche n’était plus vraiment de gauche et la droite toujours très à droite mais avec quelques nuances parfois… Pour résumer ma pensée, je répète à qui veut bien l’entendre : « Si je sais pourquoi je n’ai pas voté pour Nicolas Sarkozy, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai voté pour Ségolène Royal au deuxième tour de la présidentielle ! ». Heureusement, François Bayrou était candidat au premier…
Si le constat est fait, le choix reste quant à lui encore incertain :
- J’ai renoncé à croire à un PS réformé et rénové, aidé par les prestations de ses dirigeants aux abois et le comportement effrayant de quelques iconoclastes putéoliens. A mon sens, il est condamné à se diriger ENFIN vers la sociale-démocratie ou à disparaître dans les prochaines années.
- Les Verts ont toujours tenu un discours légitime à mes yeux mais le fonctionnement interne du mouvement ne me sied guère. C’est regrettable car c’est certainement le parti qui reste le plus fidèle à ses écrits.
- Le MODEM me parait encore fragile, et même si François Bayrou tient le cap de son discours de la Présidentielle , ses élus ne semblent pas vouloir lui donner toutes les clés pour achever ses desseins.
Reste donc Jean-Marie Bockel et son nouveau mouvement : Gauche Moderne…
Sur l’homme, je ne reviendrai pas sur mon jugement premier. Je reconnais le courage de Jean-Marie Bockel dans sa tentative de faire vivre une pensée « sociale libérale » au sein du PS. Je comprends aussi les raisons qui l’ont poussé à renoncer au bout de toutes ces années, dans un appareil sclérosé et vérolé de l’intérieur et devant le discours de ses dirigeants qui ne sont plus l’ombre que d’eux-mêmes. Le PS n’est pas en rénovation, il est en décomposition !
Sur les idées, il n’y a pas d’opposition. Sur la base de celles énoncées dans la motion 4 de 2005, je partage l’intégralité des positions qui y étaient défendues. Des positions courageuses, audacieuses et qui relevaient le défi de la modernité. Ces idées méprisées alors par les socialistes seront pourtant celles qui ont fait gagner Nicolas Sarkozy en mai dernier ! Tout est question de méthode…. Les socialistes ont été lâches et ils l’ont payé au prix fort.
Alors Gauche Moderne, me direz-vous ?
L’ouverture ? J’y suis largement favorable ! Car je reste convaincu que nous n’avons jamais raison seul et que c’est dans la confrontation des idées que l’on progresse sur tout et pour tout le monde. Accepter le principe du compromis ne veut pas dire accepter la compromission. Je reste un grand admirateur des coalitions qui existent en Allemagne ou en Scandinavie. C’est aussi la possibilité unique de ramener des citoyens fâchés avec les appareils vers le débat politique. Oui à l’ouverture dans le respect de la diversité des idées.
Soutenir le Gouvernement ? Sur de grandes réformes touchant l’ensemble des français, et du moment que ces lois ou réformes ne vont pas à l’encontre de mes propres convictions, je n’y suis pas opposé. Sur les régimes spéciaux de retraite : OUI. Sur l’instauration de tests ADN : NON. Etre membre d’un parti ne veut pas dire renier son sentiment personnel. Le rôle d’un élu n’est pas de satisfaire ses amis politiques, mais de respecter le mandat que ses électeurs lui ont confié. Les citoyens respectent la liberté de pensée et défient le manque de courage et les béni-oui oui. Chacun doit assumer ses responsabilités en faisant les meilleurs choix pour la France et pour les français.
Nicolas Sarkozy ? C’est sans doute sur ce point que je reste très septique et où je demande à Jean-Marie Bockel de tenir un discours de vérité et d’action. En effet, le Président de la République à vanté les vertus de l’ouverture et il a globalement réussi là où les autres avaient échoué. Chirac a dissous la droite en 1997, Sarkozy a dissous la gauche en 2007 ! Si Nicolas Sarkozy entend changer les pratiques politiques, je le soutiendrai à condition qu’il commence à changer les siennes. Il devra expliquer pourquoi il apporte son soutien à Joëlle Ceccaldi-Raynaud à Puteaux ou refuse de présenter un candidat face à Christian Vanneste dans le Nord…
A Puteaux, si les militants de base de l’UMP ou du MODEM regardent avec une bienveillance particulière le travail mené par l’équipe de Christophe Grébert, je me vois mal faire ami-ami avec une Joëlle Ceccaldi-Raynaud –soutenue par Nicolas Sarkozy- qui entend conserver un dû qui ne lui appartient pas et qui reste condamnée pour avoir laissé insinuer des propos diffamatoires contre l’un de ses administrés !
Non vraiment, cher Jean-Marie Bockel, il y a des limites que je ne franchirais pas ! OUI à l’ouverture, OUI à la modernité, OUI à la discussion mais NON au renoncement et aux petits arrangements entres-amis. Je ne vendrai pas mon âme au diable pour glaner quelques voix ou un poste quelconque. J’ai vécu cette plaie au sein de la section socialiste de Puteaux, ce n’est pas pour renouveler l’expérience ailleurs… Le jeu n’en vaut pas la chandelle et je souhaite pouvoir continuer à regarder ma famille droit dans les yeux.
Je souhaite rester fidèle à mes convictions, à mes valeurs et à mon sens de la probité. Aussi, si je me sens proche des fondements de Gauche Moderne, j’ai besoin de clarté et de transparence dans les orientations prises par ce nouveau mouvement. La vie politique française doit être assainie de ses plus mauvais éléments. C’est aux partis politiques de présenter et de soutenir des candidats propres. La démocratie française à été mise en péril par les pratiques et les propos immoraux de quelques élus honteux.
A cela, Gauche Moderne et son futur Président Jean-Marie Bockel, doivent apporter un éclairage précis.
Régis Sada
16:01 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi moi ?, Pourquoi politiser ?, Pourquoi Puteaux 2008 ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche moderne, bockel, ump, ps, socialisme libéral, citoyen
25 octobre 2007
Pourquoi j’écris ma lettre à Guy Mocquet ?
Jeudi 25 octobre 2007,
Mon cher Guy, nous ne nous connaissons pas, mais moi j’ai beaucoup entendu parler de toi.
Tu es parti en pleine guerre, et plus de soixante ans après ton départ, l’Histoire ne cesse de s’écrire et de se répéter. Rassure-toi les nazis sont partis, certains ont même été jugés pour les crimes qu’ils avaient perpétrés. Pas tous, le monde ne les a pas jugé assez vite pour qu’ils puissent être tous punis. Les allemands sont nos amis depuis longtemps. Avec eux nous avons réussi à faire la paix alors qu’entres-nous, nous continuons à nous battre pour des idéaux qui me dépassent parfois.
Depuis mai, nous avons un nouveau Président. Il s’appelle Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas un Président de gauche, le dernier était resté quatorze ans à l’Elysée. C’était il y a bien longtemps maintenant.
Ce Président là, se revendique des idées du Général De Gaulle -que tu as tout juste connu- mais assume son libéralisme en le teintant de pointes de valeurs sociales. Il n’est pas communiste. Il n’y a plus de communistes aujourd’hui d’ailleurs, du moins au sens où tu pourrais le comprendre.
Soixante ans ont passé et la France a beaucoup évoluée. Elle souhaite faire la paix avec son passé même si elle n’y arrive pas toujours. Nous continuons à honorer les français de ton époque presque par superstition. Sans doute par peur de voir revenir de vieux démons qui ne cessent de nous hanter.
C’est dans cet esprit même, que tu seras surpris d’apprendre que notre nouveau Président t’a choisi pour incarner le visage de cette jeunesse résistante morte pour la France. Comme une relique, ta dernière lettre adressée à ta famille, a été lue lundi dernier dans tous les lycées de cette France que tu aimais tant.
Certains professeurs de lycées et les derniers communistes français n’étaient pas très contents. Ils ont parlé d’exploitation politique je crois. Marie-George qui est la « camarade en Chef » était rouge de colère.
Beaucoup de polémique pour pas grand-chose. Cette lecture ne méritait pas cela même si l’on peut comprendre que certains veuillent s’approprier des symboles qui appartiennent au patrimoine commun du Peuple.
Je ne suis pas un grand admirateur de ces célébrations perpétuelles qui empêchent les français « d’après guerre » de construire leur propre Histoire. Faut-il encore que les hommes d’aujourd’hui soient capables de construire quelque chose ensemble… Entretenir la mémoire est nécessaire, mais sans porter ombrage à l’avenir que l’on se doit de construire.
Pourquoi toi et ta lettre ? Je ne saurais trop te dire, sans doute car tu étais trop jeune pour mourir et que ton texte, aussi simple soit-il dans sa composition, était plein de courage et d’émotion contenue. Il n’en faut pas plus pour entrer dans l’Histoire tu sais, les hommes sont si égoïstes de nos jours.
Tu es un modèle pour beaucoup, et tu ne le sauras jamais…. Mais tu sais Guy, je suis très déçu. Même si je ne te connais pas je suis déçu.
Peu m’importe de savoir si tu étais communiste ou gaulliste, peu m’importe de savoir si tu t’es évanoui ou si tu es resté debout devant ces lâches nazis qui ont fusillé ton groupe, peu m’importe de savoir si tu étais jeune ou moins jeune que les autres.
Je sais que tu es resté debout, comme des centaines de milliers d’autres français, comme mes grands-pères, pour participer à protéger la République et la France. Je sais que toi, comme tous les autres, vous avez donné votre vie et fait couler votre sang pour la France.
Je sais que toi, comme tous les autres, vous avez été sacrifié pour nous permettre d’être libres aujourd’hui. Personne n’aura jamais assez de mots pour saluer votre don éternel.
Je suis déçu Guy tu sais. Je suis déçu, car même la célébration d’un symbole aussi fort et aussi beau, les français d’aujourd’hui n’ont pas réussi à le respecter. Ils ont gâché –volontairement ou involontairement- un grand moment d’unité nationale.
Prends soin de toi, embrasse tes camarades pour moi et repose en paix. Rassure toi, ils ne t’enlèveront ni ton nom et l’honneur que tu as gagné malgré toi.
Régis
14:45 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi moi ?, Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : pc, politique, polémique, sarkozy, guy mocquet, guerre, résistance
19 septembre 2007
Pourquoi la lutte contre l’obésité est désormais devenue un sujet d’actualité ?
STRASBOURG (Reuters) - La pratique régulière d'une activité physique permet de réduire les risques d'obésité et de maladies cardio-vasculaires chez les adolescents de manière significative, conclut une étude scientifique présentée mercredi à Strasbourg.
Pour des enfants affichant un indice de masse corporelle normal à l'entrée en 6e, le risque d'être en surpoids à la sortie du collège est ainsi réduit de plus de 50%.
L'activité physique permet par ailleurs d'augmenter de 6% le HDL-cholestérol dans le sang, encore appelé le "bon cholestérol" puisqu'il réduit les risques de maladies cardio-vasculaires.
"On en avait de fortes présomptions, mais on n'avait jamais montré jusqu'à présent qu'on pouvait renverser la vapeur", a déclaré mercredi le professeur Chantal Simon, en présentant les résultats de l'étude.
Un millier de collégiens répartis dans huit établissements du Bas-Rhin ont été observés durant quatre ans dans le cadre de ce programme mené par une unité de recherche que le Pr Simon dirige au sein de l'Université Louis Pasteur.
La moitié, ceux des collèges "action", se sont vu proposer des activités physiques au sein de l'établissement, durant les pauses, et en dehors. "Le plaisir de participer et le jeu" ont été mis en avant plutôt que la notion de compétition.
Quatre ans plus tard, 79% des adolescents de ces collèges pratiquaient des activités physiques extra-scolaires auxquelles ils consacraient 54 minutes de plus par semaine. Ils passaient 20 minutes de moins chaque jour devant la télévision.
Au sein du "groupe témoin" constitué par l'autre moitié des élèves, la proportion de jeunes pratiquant des activités physiques est passée de 65% à 47%, conformément à ce que l'on a pu observer chez les adolescents français et européens.
A la fin de leur 3e, 4,4% des élèves des collèges "action" qui affichaient un poids normal au départ étaient passés en situation de surpoids contre 9,8% des élèves des collèges "témoins". L'excès de poids concerne actuellement 15 à 20% des adolescents français.
L'étude note, par ailleurs, qu'à la fin de l'étude, 25,7% des mères des adolescents concernés disaient avoir une activité physique régulière contre 15,7% des mères de jeunes des collèges "témoins".
A LIRE SUR :
Trop longtemps méprisée, la lutte contre l'obésité est désormais intégrée comme un enjeu prioritaire de santé publique. Il n'est jamais trop tard pour s'en satisfaire.
Maintenant, en y regardant de plus près -et notamment concernant les publicités télévisées pour des produits sucrés ou salés- il ne faut pas tomber dans un excès de zèle.
D'un côté, il faut enseigner aux enfants qu'une alimentation équilibrée est gage de bonne santé, et d'un autre, il faut permettre à tous les ménages -et notamment les plus modestes- de disposer des moyens suffisants pour s'offrir le luxe d'acheter des fruits et des légumes en quantité.
De même, la pratique sportive doit être offerte à tous, et sur ce point le Gouvernement sera bien inspiré d'engager des négociations avec les collectivités territoriales et les fédérations sportives, afin d'envisager une option : un écolier = un sport.
Régis Sada
14:25 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi moi ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : france, obésité, santé, éducation, strasbourg, alsace, cholestérol
16 septembre 2007
Pourquoi la campagne municipale est définitivement lancée à Puteaux ?
Le 10 septembre dernier était la date limite de dépôt de candidature à l’investiture socialiste. Christophe Grébert a annoncé par courrier aux militants de la section PS de Puteaux, qu’il ne solliciterait pas leurs suffrages et qu’il poursuivrait sa campagne sous l’étiquette « citoyenne ».
Comme par habitude, le microcosme politique putéolien s’est déchaîné à cette occasion. Les uns essayant de camoufler les apparences et les autres cherchant à expliquer cette annonce. Les « voix de Puteaux » s’égosillent sans connaître la réalité du choix de Christophe Grébert de se soumettre –avec l’équipe qu’il a constitué- aux seuls suffrages essentiels : ceux des habitants de Puteaux.
Les raisons sont pourtant limpides et s’expliquent d’une façon très simple :
· Au Parti Socialiste, les candidats ne décident pas de l’être ou ne sont pas portés par une adhésion collective. Ils sont auto désignés par un cénacle réduit aux chefs des grands courants initiés par le Congrès.
· Les militants qui expriment le souhait de jouer un rôle de premier plan sont rapidement mis à l’écart par les tenanciers de la boutique, si ces militants n’ont pas été présentés comme des « dauphins » potentiels.
· Lorsque l’on sent que les choses échappent à la ligne fixée, on se charge de colporter des rumeurs tendancieuses dans et autour de la section. Ont met un point d’honneur à tout faire pour éteindre un feu qui peut se propager.
· A l’occasion des réunions de section, tous les coups sont permis et l’on ne lésine pas sur les railleries, les moqueries, les emportements ou les insinuations douteuses.
· La démocratie est un luxe que les partis politiques ont renoncé depuis bien longtemps à se payer. Le résultat d’un scrutin n’est valable qu’à partir du moment ou les règles démocratiques sont respectées et que chacun a rempli le rôle qui était le sien. Dans la section PS de Puteaux, ces règles n’ont pas été respectées et la pluralité n’a jamais été assurée.
Vengeance ou divorce ? Pour moi, la décision de Christophe Grébert est un divorce unilatéral. Comme le disait un certain Jean-Pierre Chevènement : « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ! ». Christophe n’a jamais été Ministre, mais il a pris une décision qui s’imposait d’elle-même.
Tout est question de valeurs. Vous pouvez être en désaccords sur des idées, mais si vous ne partagez pas quelques valeurs fondamentales cela ne sert à rien de s’époumoner inutilement.
A la question « quelle est la priorité dans cette municipale putéolienne ? » : Nous avons répondu le projet. Un vrai projet utile et ouvert à la diversité. Nos « camarades » ont préféré égrainer les numéros indéboulonnables et les alliances de circonstance qui constitueront la liste qui sera présentée devant les putéoliens.
A la question « les citoyens doivent-ils être associés à la construction du projet municipal ? » : Nous avons répondu qu’ils étaient au centre de toute logique politique et que ce projet ne pouvait exister sans écouter les priorités qu’ils auront eux-mêmes définies. Nos « camarades » ont préféré miser sur les priorités définies par la direction nationale du Parti Socialiste en jugeant que les citoyens étaient assez adultes pour comprendre qu’ont leur impose certains choix.
Maintenant, peut-on objectivement penser que les « gentils » ont fait le choix de suivre Christophe Grébert et les « méchants » celui de rester au PS ? Non bien entendu. Ce serait totalement faux et parfaitement malhonnête.
Il existe des militants honnêtes, sincères et désireux de voir changer les choses dans leur ville. Malheureusement, beaucoup d’entres eux ne sont pas assez « anciens » dans la section pour détecter les roublards qui ne cherchent rien d’autre qu’à renforcer leurs positions en vue du prochain congrès, ou pêchent par méconnaissance en renonçant à faire partager leur propre vision pourtant essentielle à toute rénovation d’une idéologie vieillissante et utile à toute rénovation hypothétique et fantasmagorique de cette même idéologie.
Le Parti Socialiste a perdu les échéances de 2007 car n’avait aucun projet réel et concret à proposer aux français. Sa pensée a été ravagée par des batailles stériles de courants qui ont empêché toute évolution. Le Parti Socialiste a perdu car son discours est en décalage avec la société d’aujourd’hui et n’a pas évolué depuis 1981. Pourtant, la France a bien changé depuis l’élection de François Mitterrand.
Allons franchement, pourquoi voudriez-vous que les choses changent ? Une droite décomplexée qui déborde sur son extrême et une gauche démagogique tétanisée par son propre extrême ?
A Puteaux, les choses sont encore plus irréelles. La section locale est « majoritairement » gauche-gauche alors que sa population est poussée vers le centrisme….quoi de plus logique. Le plus amusant est certainement l’annonce de rencontres bilatérales avec les forces politiques putéoliennes. Alors que le Modem et François Bayrou ont réalisé des scores très importants dans notre commune, le PS local a choisi de donner la primeur de ses échanges à.……la LCR ! Allons voyons nous sommes en 2007 !
Voilà donc le sens général du choix de Christophe Grébert de sortir d’une logique perdante devenue implacable. Puisque l’UMP et le PS de Puteaux se sont entendus pour que rien ne change, pourquoi chercher à obtenir un éventuel soutien de l’un des deux ?
De plus, si vous êtes triste et que vous souhaitez rire un bon coup, je vous conseille la lecture des blogs de Charles Ceccaldi-Raynaud (le père de la Députée-Maire actuelle) qui est fâché avec sa fille qui lui a piqué son poste, et de son ancien copain -devenu ennemi- Puteaux Horizon 2008 (catégorie lèche-pompes de Madame la Députée-Maire). Ils n’ont jamais hésité à briser la coalition socialo-communiste qui menaçait de s’installer à Puteaux. Dans un concert actuel d’inepties, il vous propose une version édulcorée où les socialistes sont devenus leurs nouveaux meilleurs potes pleins de qualités et gentils tout plein. Un délice pour les yeux, vomitif sur le fond.
Les putéoliens devraient-ils attendre 2014 pour mettre un terme à la saga Ceccaldi-Raynaud et au défilé des lèche-pompes qui les soutiennent ? Je ne crois pas. La preuve par l’image : le projet des citoyens putéoliens prend forme de jour en jour sur http://www.puteaux.org . Les contributions valent ce qu’elles valent, mais ont le mérite d’exister et de répondre aux attentes des habitants. Notre équipe s’est agrandie et les gens se présentent désormais spontanément ou par le biais du bouche à oreille. Les langues se délient et l’on découvre chaque jour l’ampleur d’une gestion calamiteuse. Il y a du travail aujourd’hui, mais les chantiers à mener dès mars prochain promettent quelques surprises.
Les putéoliens savent désormais qu’en mars 2008 ils auront le choix. Enfin un VRAI choix. Ils pourront décider de reconduire une majorité aux abois ou de voter pour une opposition qui demeure inaudible.
Au fait, il y aura aussi une liste citoyenne simple et bourrée d’humilité qui proposera quelque chose qui ressemble à un vrai projet. Oui, les futurs colistiers ne seront pas des professionnels installés dans le métier, mais disposeront de valeurs qui méritent que l’ont n’y regarde à deux fois. Cela peut être utile non ?
Le chemin est long et la campagne ne fait que commencer. Les citoyens putéoliens lancés derrière Christophe Grébert savent que les « appareils » leurs préparent quelques coups tordus. Ajoutée à une bataille du net qui promet d’être riche, les mois qui s’annoncent seront intéressants à plus d’un titre.
Si l’on mourrait du ridicule je suis certain que le taux de mortalité serai impressionnant dans les partis putéoliens ! Au final, rien ne vaut la liberté de pensée, de conscience et de parole. Il faut savoir garder la tête froide, demeurer digne et humble devant ses pairs et rester fidèle à la ligne que l’on s’est fixé, campé sur des valeurs humaines et intellectuelles solides.
Pas de vengeance ou de critique inutile. Ce post a valeur de solde de tout compte. Le changement est à portée de main, loin de toute cette boue l’horizon se dégage.
Mon père –communiste invétéré- avait encore raison : la politique est sale. Elle pourri et corromps les hommes qui la pratiquent. Pour une miette de pain, ils se battent entres eux, détruisent tout sur leur passage et oublient les gens qui les ont élus.
Merci du conseil papa. Je t’aime bien tu sais.
Régis Sada
13:45 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi moi ?, Pourquoi politiser ?, Pourquoi Puteaux 2008 ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : puteaux, politique, ps, ump, ceccaldiraynaud, grébert, municipale
22 août 2007
Pourquoi le Parti Socialiste reste empêtré dans ses propres contradictions ?
Libération du 22/08/2007 – Edito "Sans Maître" de Laurent Joffrin
Comment trouver un leader quand on n’a pas de projet ? Mais comment trouver un projet quand on n’a pas de leader ? Tel est le dilemme angoissant devant lequel se trouve la gauche française. La victoire sans appel de Nicolas Sarkozy ne provient pas seulement des erreurs de la campagne, si manifestes soient-elles.
Elle a aussi révélé le retard culturel accusé par le Parti socialiste et ses alliés (ou concurrents dans le même camp) sur l’évolution de la société française. Un seul exemple : alors que le social est en principe le point fort des progressistes, le discours de l’actuel président sur le travail a mieux porté que celui de son adversaire.
Du coup, chacun ou presque bat sa coulpe (quoique souvent sur la poitrine du voisin) et appelle avec un ensemble touchant à la rénovation des pratiques et des idées.
Mais quelle rénovation ? C’est là que les ennuis commencent. Plus à droite ? Plus à gauche ? Ou bien ailleurs ? Le projet futur est un objet flou entouré de brouillard et plongé dans la nuit.
Il y aurait bien sûr une solution : choisir un leader et lui confier le travail. Las ! L’étoile de Ségolène Royal pâlit pendant que DSK, nouveau favori des sondages, s’apprête à changer de planète et que Laurent Fabius, autre impétrant possible, gagne la stratosphère. Quant aux éléphanteaux, ils restent au ras du sol. Les socialistes se retrouvent sans maître et sans mère.
Il y a pourtant une issue. Ce paysage dévasté est aussi une table rase, sur laquelle on peut construire sans obstacles. L’injustice sociale demeure, en France et dans le monde, qui exige de toutes manières une gauche de l’avenir. Deux questions simples peuvent servir de point de départ : d’autres gauches réussissent ailleurs, comment font-elles ?
Les Français sont censés craindre la mondialisation ; ils ont pourtant récusé la candidate qui devait les en protéger. Peut-être les avait-on mal compris… Questions dérangeantes ? Mais c’est justement le moment d’être dérangé.
A LIRE SUR : Libération
Cruel, Laurent Joffrin qui vient rappeler au peuple de gauche, dont il se fait ici l’écrivain, la douloureuse expérience d’un printemps gâché par défaut d’engagement et de convictions criées…
Cet éditorial ramène mes pensées d’ici à il y a quelques mois, où j’avais eu l’audace de dire à mes camarades aveuglés par leur certitude, que ce ne sont point les sondages qui font une élection, mais bel et bien les propositions contenues dans un projet clair et fiable.
Amère vengeance, que celle d’avoir eu a subir à un mois d’intervalle, deux des plus sérieuses corrections pour cette gauche devenue inaudible, ne sachant plus convaincre car trop éloignée des préoccupations de celles et ceux qu’elle entendait se faire l’écho.
Faut-il encore et encore ressasser les erreurs de jugement et le manque de discernement, d’une poignée d’irréductibles gaulois qui se sont brulé les ailes sur l’autel d’une confiance effrontée ?
Faut-il s’étonner que ces mêmes gaulois qui ont vu le ciel leur tomber sur la tête, se soient si vite détournés –et acharnés- de –et sur- celle qu’ils avaient pourtant largement adoubée ?
Faut-il s’inquiéter que les français ne donnent aucun signe de regret quant à leur choix de mai ?
Que reste-t-il de nos amours ? Que reste-t-il de ce peuple de gauche, annoncé comme revanchard, qui se plie sans rechigner aux efforts qu’ont souhaite lui imposer ? Que reste-t-il de cette gauche « anti-tout », devenue « nantie de tout » ? Que reste-t-il de ces ténors socialistes qui promettaient le soleil et n’ont réussi qu’à attirer l’orage et la foudre ?
Laurent Joffrin parle du battage de coulpe qui semble agiter les couloirs de Solférino et du Parlement, en regrettant que ces mêmes batteurs soient incapables de faire amende honorable et de trouver les causes de leur défaite. Cette même honorabilité et cette humilité qui ont manqué à ces socialistes, bien plus intéressés par les salons douillets de l’assemblée que par les travées des usines qu’ils ont délaissées sans sourciller.
Ces pouilleux de français, méritaient bien que l’on se colle sur eux ! Nicolas avait compris, Ségolène avait omis. Les pouilleux se sont vengés et gaussés de cette gauche perpétuellement absente sur tous les sujets qui les inquiétaient.
Pourtant, il ne faut pas sombrer dans le pessimisme. Les français ont envoyé un signal fort. Ce signal, c’est sans doute celui de refuser –enfin- de laisser périr nos avantages devenus trop lourds à assumer. Il faut désormais penser aux français qui viendront demain et à qui nous devons laisser une France en bon état.
Mon socialisme-libéral assumé jusqu’au bout m’oblige à reconnaître quelques points positifs à la politique menée par notre nouveau Commandant en Chef, tout en restant intiment persuadé que tout est loin d’être parfait et que la gauche à des choses à dire et des choses à faire. Le temps est venu de reconstruire un PS (et une gauche) intelligent et utile.
Oui, cher Laurent Joffrin, il faut répondre aux questions dérangeantes. A toutes les questions dérangeantes ! Oui, cher Laurent Joffrin, il est temps que le PS soit dérangé et poussé à travailler des propositions qui lui permettront de nouveau d’exister.
Histoire de déranger : il faut accepter l’idée de ne plus rien accepter. Il ne faut plus renoncer à renoncer aux dogmes usés. Il faut refuser la langue de bois et les promesses vérolées en tenant un langage de vérité qui débouchera enfin sur l’action.
Régis Sada
11:30 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi moi ?, Pourquoi politiser ? | Lien permanent |






