11 avril 2008
Pourquoi la France doit reconnaître officiellement la déportation pour motif d’homosexualité ?
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Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis ont déporté des hommes et des femmes parce qu’ils ou elles étaient homosexuelLEs. Les hommes étaient soumis au paragraphe 175 du droit allemand qui pénalisait l’homosexualité masculine seulement, et portaient un triangle rose dans les camps. Les femmes étaient souvent considérées comme asociales et portaient un triangle noir, certaines ont été arrêtées et déportées comme communistes.
La journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation a lieu chaque année le dernier dimanche d’avril. A cette occasion, des cérémonies officielles de commémoration sont organisées un peu partout en France. Les associations homosexuelles sont désormais officiellement invitées à certaines de ces cérémonies, mais cela n’est pas le cas partout. De plus, même lorsqu’elles sont invitées, ces associations et leurs sympathisantEs ne sont pas toujours bien acceptéEs par l’ensemble des autres participantEs.
En 2001, le Premier Ministre Lionel Jospin déclarait : ``Il est important que notre pays reconnaisse pleinement les persécutions perpétrées durant l’occupation contre certaines minorités - les réfugiés espagnols, les tziganes ou les homosexuels.’’ En 2005, le Président de la République Jacques Chirac déclarait : ``En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés.’’
Ces deux déclarations d’éminents représentants de l’Etat sont des actes politiques d’importance ; elles ne sauraient toutefois constituer à elles seules les actes officiels par lesquels la République Française reconnaîtrait la déportation pour motif d’homosexualité. Nous attendons toujours de tels actes.
C’est pourquoi nous formulons les demandes suivantes en ce qui concerne les cérémonies de commémoration organisées à l’occasion de la journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation :
Nous demandons que partout en France les associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité soient officiellement invitées en tant que telles à ces cérémonies.
Nous demandons qu’un discours officiel, lu pendant les cérémonies partout en France, rende explicitement hommage à toutes les catégories de déportéEs, avec citation des différents motifs de déportation dont l’homosexualité. Cela pourrait être l’objet d’un discours rédigé par le Ministre des Anciens Combattants en concertation avec les associations portant le souvenir de la déportation.
Nous demandons que les associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité soient associées à la préparation de ces cérémonies, dans un esprit de dialogue, de respect et de compréhension mutuels. Cela pourrait contribuer de plus au dialogue entre les générations et à la transmission de la mémoire. Nous rappelons ici que nous sommes très attachéEs à l’unité du souvenir de la déportation. C ’est la raison pour laquelle, par exemple, nous demandons aux associations d’anciens Combattants, Résistants et Déportés d’accepter notre participation pour l’achat de la gerbe commune qu’elles déposent traditionnellement lors de chaque cérémonie en hommage à ``touTEs’’ les déportéEs.
Nous appelons le Président de la République, Le Premier Ministre, le Gouvernement et les Parlementaires à s’engager afin que la République Française reconnaisse officiellement la déportation pour motif d’homosexualité durant la seconde guerre mondiale.
Nous invitons toutes les personnes et les associations concernées par le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité à se joindre à notre appel.
En particulier nous invitons toutes les associations du Nord - Pas-de-Calais et leurs sympathisantEs à nous rejoindre lors de la cérémonie du souvenir à Lille le dimanche 27 avril 2008.
Lille, le 9 avril 2008
Les Flamands Roses - Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle
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05 mars 2008
Pourquoi il faut soutenir l'action de Laurence Parisot face à l'UIMM ?
J’ai choisi de relayer l’appel de Laurence Parisot, car je crois sincèrement dans sa volonté de « nettoyer » le patronat français de ses moutons noirs.
Au moment où les appareils politiques ont du mal à faire le ménage (ex. : réhabilitation de Georges Frêche côté PS à Montpellier ou adoubement d’Alain Carignon côté UMP à Grenoble), je crois nécessaire d’appuyer toutes les initiatives servant à mettre un terme avec cette France d’hier, bercée entre corruption et mélange des genres.
Si cela peut aider à rendre notre société plus propre et plus transparente, il ne faut pas faire l’économie de déballer ces pratiques qui portent un lourd préjudice aux entrepreneurs qui prennent des risques et aux salariés qui subissent les conséquences sociales de ce type de pratiques.
Régis Sada
MESSAGE DE LAURENCE PARISOT AUX ENTREPRENEURS
Nous sommes tous des hommes ou des femmes d'entreprise, profondément attachés aux valeurs de l'entreprise, et nous nous sommes donné depuis le premier jour l'objectif partagé de réconcilier les Français avec l'entreprise.
Nous voulons de l'éthique et de la transparence. Nous voulons des règles du jeu claires, parce que nous aimons la vérité, parce que nous sommes des acteurs responsables, et parce l'économie de marché est à cette condition.
C'est pourquoi nous nous sommes tous indignés quand nous avons appris que de nouveaux accords obscurs concernant encore des sommes d'argent importantes avaient été conclus au sommet de l'Uimm.
Trop c'est trop !
Nous devons tous condamner publiquement ces pratiques pour qu'elles prennent définitivement fin, pour qu'elles ne puissent plus jamais ressurgir d'aucune façon, pour qu'elles cessent d'entacher l'image de l'entreprise, l'image des entrepreneurs, l'image du Medef, l'image de chacun de nous.
Il faut se donner les moyens d'un nouveau départ. J'ai donc demandé à l'ensemble des membres de l'Uimm qui détiennent des mandats nationaux au titre du Medef de remettre ces mandats à la disposition du Medef.
Je vous précise que les mandats locaux, détenus par les adhérents des Uimm locales, ne sont en aucun cas concernés car je suis certaine que les adhérents Uimm sur le terrain sont tous des chefs d'entreprises de bonne volonté, et qu'ils ne se reconnaissent pas dans les pratiques qu'ils découvrent. Comme des milliers d'autres mandataires, ils donnent bénévolement ce qu'ils ont de plus précieux, c'est-à-dire leur temps, aux instances paritaires dans lesquelles ils siègent. Ils ont un engagement et un comportement exemplaires.
C'est pourquoi j'appelle toutes les Fédérations, tous les Medef territoriaux et toutes les Uimm locales à rester proches et solidaires au nom des valeurs de l'entreprise.
C'est pourquoi j'appelle l'ensemble des chefs d'entreprise de toutes tailles, TPE, PME, moyennes et grandes entreprises, à nous rejoindre dans ce mouvement et à se mobiliser à nos côtés pour faire bouger les lignes.
Nous voulons créer ensemble le patronat du 21è siècle, entrepreneurial, ouvert, transparent et éthique, au service de toutes les entreprises et au service de la France.
Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi pour que nous soyons ensemble les garants d'une unité patronale élargie et fière d'elle-même.
Laurence Parisot - Présidente du MEDEF
A LIRE SUR :
14:43 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : medef, parisot, uimm, corruption, patronat, politique
26 février 2008
Pourquoi la loi sur la rétention de sûreté à été promulguée ?
PARIS - La loi sur la rétention de sûreté, qui a été amendée par le Conseil constitutionnel, a été promulguée mardi matin au "Journal Officiel".
La "loi relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental" prévoit notamment la création de centres fermés dans lesquels les criminels dangereux pourront être enfermés à leur sortie de prison.
Les sages de la rue de Montpensier ont censuré partiellement jeudi dernier le texte, invalidant son caractère rétroactif.
La loi précise que les personnes exécutant une peine de réclusion criminelle d'une durée égale ou supérieure à 15 ans pour les crimes les plus graves (assassinat, torture, viol, enlèvement) pourront être placées en rétention de sûreté "à titre exceptionnel" à la fin de leur peine, si elles présentent "une particulière dangerosité caractérisée" et une "probabilité de récidive".
La décision de placer un condamné en rétention de sûreté sera prise par des juridictions régionales composées d'un président de chambre et deux conseillers de la cour d'appel au terme d'un débat contradictoire. Valable un an, elle pourra être renouvelée indéfiniment.
Saisis par les parlementaires socialistes, les sages de la rue de Montpensier ont refusé qu'elle s'applique aux personnes condamnées avant la publication de la loi ou pour des faits commis antérieurement à sa promulgation.
Le président Nicolas Sarkozy a chargé le Premier président de la Cour de cassation Vincent Lamanda de lui faire des "propositions" pour atteindre "l'objectif" d'une "application immédiate" de cette peine "aux criminels déjà condamnés".
L'entourage de Vincent Lamanda a prévenu lundi qu'il ne remettrait pas en cause la décision du Conseil constitutionnel, tout en acceptant le principe d'une réflexion sur la récidive.
A LIRE SUR :
Comment interpréter la volonté du Chef de l’Etat de ne pas céder sur cette question ? Faut-il s’en réjouir comme une majorité de français, ou s’en offusquer comme une grande partie des intellectuels placés ?
La réalité me paraît bien plus complexe et ne peut être réduite qu’aux simples termes de cette loi sur la récidive.
Le Président de la République a raison de soulever –ou d’utiliser- une question très sensible auprès des français. Il souhaite se placer clairement du côté des victimes en se donnant l’image d’un Président qui protège les enfants face au danger de la pédophilie.
Les opposants à cette loi ont raison d’évoquer le fait que Nicolas Sarkozy sort de ses prérogatives en souhaitant voir le Conseil Constitutionnel contredit par la Cour de Cassation. Force doit rester à la loi certes, mais la Constitution de la République s’applique elle à tous les citoyens.
Partant de ce constat, il reste difficile de réconcilier les deux parties, et pourtant…
Oui, il faut protéger les enfants (et les parents) des ravages de la pédophilie, et la France doit-être en mesure de distinguer les crimes et leurs auteurs. Mais avant de prononcer des enfermements complémentaires des pédophiles, il convient de se poser une nouvelle fois la question du suivi sanitaire des détenus dans nos prisons.
Toutes les associations et les organismes de contrôle des conditions de vie dans les prisons françaises, s’accordent pour dire que les moyens humains, matériels et financiers alloués pour les prisons sont insuffisants. Les personnels de ces établissements ne sont donc pas en mesure d’apporter un suivi cohérent à la sanction judiciaire.
Les Parlementaires plus fidèles aux prisons en 2007, seraient bien inspirés d’aller s’en rendre compte par eux-mêmes. Rappelons qu’ils peuvent accéder à tous les établissements sans aucune demande préalable. Mesdames, messieurs : soyez curieux !
Par ailleurs, il est moralement insoutenable pour tous d’accepter l’idée que des hommes, même ayant purgés leur peine, représentent en toute connaissance de cause des autorités carcérales, un danger potentiellement élevé pour la population une fois leur liberté retrouvée.
Dans le même temps, le Président de la République est confronté à une réalité qu’il a souhaité écarter : en refusant une modification profonde de notre Constitution, il n’aura jamais les moyens de sa politique.
Malgré cela, un Chef de l’Etat ne peut en aucun cas contrevenir à ce que dit la Constitution. Sinon , nous ne sommes plus dans un état de droit.
Si le droit n’est plus adapté aux enjeux du moment, ce n’est pas à la société de changer, c’est au législateur d’adapter les textes ! Nicolas Sarkozy –et tous ses opposants- ont la confirmation que la Vème République a vécue.
Régis Sada
14:19 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, prison, ump, ps, france
22 janvier 2008
Pourquoi désormais en France les citoyens homosexuels pourront adopter ?
STRASBOURG (AFP) - La France a été condamnée mardi pour discrimination sexuelle par la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir refusé le droit d'adopter un enfant à une enseignante lesbienne.
"C'est une victoire de l'Egalité sur la peur, le préjugé et l'ignorance", s'est félicitée l'avocate parisienne de l'enseignante, Me Caroline Mécary.
L'arrêt aura des conséquences importantes pour tous les célibataires homosexuels car désormais "la France ne peut plus refuser un agrément à une personne célibataire en raison de son homosexualité et il en sera de même pour tous les autres pays membres du Conseil de l'Europe", souligne-t-elle.
Dans son arrêt, la Cour européenne "considère que la requérante a fait l'objet d'une différence de traitement" et souligne que cette différence "constitue une discrimination au regard de la Convention" puisqu'elle se rapporte uniquement à l'orientation sexuelle.
Par dix voix contre sept, les juges européens de la Grande chambre ont conclu à la violation de l'article 14 (interdiction de la discrimination) combiné avec l'article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) de la Convention européenne des droits de l'homme. Ils ont alloué 10.000 euros à la plaignante pour dommage moral.
L'arrêt spécifie que "le refus d'agrément opposé à une femme en raison de son homosexualité constitue une atteinte à la vie privée et familiale, que cette atteinte est discriminatoire car fondée sur l'orientation sexuelle et qu'elle n'est ni justifiée, ni objective, ni nécessaire dans un Etat démocratique", analyse l'avocate parisienne.
La requérante, qui protège son anonymat sous les initiales E.B., est institutrice dans une école maternelle dans le Jura. Aujourd'hui âgée de 45 ans, elle vit depuis 1990 en couple avec une psychologue.
Souhaitant adopter un enfant, elle essuya un refus des services départementaux qui invoquèrent un défaut de "repères identificatoires" dû à l'absence de référent paternel et un moindre intérêt de sa compagne par rapport à une éventuelle adoption.
Les juridictions françaises confirmèrent le refus d'adoption en assurant que leur décision avait tenu compte des besoins et de l'intérêt d'un enfant adopté.
Le droit français, rappellent les juges européens, autorise déjà l'adoption d'un enfant par un célibataire, ouvrant ainsi la voie à l'adoption par une personne célibataire homosexuelle. La France n'aura donc pas à modifier sa législation pour se conformer à la décision obligatoire de la Cour, mais elle devra modifier l'interprétation et la mise en pratique de ses propres textes, selon les juristes européens.
Neuf pays européens (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Islande, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) admettent l'adoption par des couples homosexuels ou homosexuelles.
Lors de la procédure devant la Cour européenne, la Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH), l'ILGA-Europe (the European Region of the International Lesbian and Gay Association), l'Association des Parents et futurs Parents Gays et Lesbiens (APGL) et la British Agencies for Adoption and Fostering (BAAF) avaient été autorisées à intervenir en qualité de tiers intervenants, une procédure exceptionnelle.
A LIRE SUR :
Je salue cette décision hautement symbolique de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui place la France devant ses responsabilités et ses incohérences.
Alors que partout en Europe et dans le Monde les droits des homosexuels ont progressé ces dernières années, la France est restée calée sur ses vieux principes hérités d’un autre âge.
Il est facile pour le pays dit des Droits de l’Homme de faire la leçon aux autres, tout en refusant catégoriquement de modifier sa propre législation.
Suite à cette condamnation, la France n’ait plus en mesure de se payer le luxe de considérer ses homosexuels comme des citoyens de seconde zone. Malgré toute l’énergie déployée, il sera difficile pour Nicolas Sarkozy de faire comme si ce débat n’existait pas.
Si les homosexuels français disposent désormais d’une jurisprudence leur signifiant qu’ils sont des citoyens comme les autres, ils sont en droit de connaitre la date à laquelle ils pourront s’unir aux yeux de tous devant la République.
Régis Sada
14:23 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, gay, mariage, strasbourg, cour européenne, jurisprudence, adoption
14 décembre 2007
Pourquoi le Conseil Municipal de Puteaux relève de la farce démocratique ?
Ce jeudi 13 décembre, j’ai modifié quelque peu mon emploi du temps pour pourvoir assister au dernier conseil municipal de Puteaux qui contenait 79 points à son ordre du jour. C’était la première fois pour moi compte tenu de l’horaire (19H00) inaccessible aux citoyens qui ne travaillent pas à Puteaux ou dans sa proche banlieue.
Toujours soucieux de voir la démocratie s’exercer dans les « temples » républicains, je voulais me rendre compte par moi-même des honteux racontars qui laissaient entendre que le Conseil Municipal putéolien n’avait rien à envier à une foire d’empoigne… Je n’ai pas été déçu !
Si la tribune du public était relativement calme, à l’exception des commentaires distillés par deux ou trois personnes hargneuses, indisciplinées ou impolies, ce conseil était un régal pour les amateurs de théâtre comique et/ou tragique.
De la tribune du public (49 places assises), vous n’avez la vue que sur l’estrade où prennent place le Maire, un adjoint et les conseillers techniques de la Mairie. Il faut s’avancer ou se pencher beaucoup pour apercevoir la ligne des adjoints au maire et réussir à distinguer par un jeu de miroir, qu’un tiers de l’assemblée municipale n’a pas daigné se déplacer pour jouer la représentation.
Que dire ensuite de la longue litanie des points portés à l’ordre du jour qui s’enchainent à un rythme effréné. Parfois, lorsque deux points d’un même ordre se succèdent, la Maire n’hésite pas à dire aux conseillers « on approuve, on poursuit car c’est exactement la même chose que le précédent »…ben voyons ! Les adjoints lisent l’énoncé de la question sans jamais donner leur avis. Les conseillers municipaux de la majorité et de l’opposition, eux restent muets sauf pour éternuer ou tousser. Presque par erreur, lorsque Nadine Jeanne –conseillère municipale d’opposition- pose une question (elle est la seule à en poser de toute manière), un responsable technique lui apporte quelques éclaircissements. Heureusement qu’un défilé d’images et d’illustrations vient égayer ce spectacle fade et sans saveur.
Que dire toujours des explications ou des arguments de notre Député-maire qui se contente de lire les notes que son cabinet a rédigé et qui à chaque intervention démontre une faiblesse sur la connaissance des dossiers avec beaucoup de « je ne sais pas » ou de « je vous dirai cela la prochaine fois » ou encore de « c’est la loi je n’y peu rien »…. Le plus amusant c’est le rôle de « maitresse d’école » qu’elle tente de se donner lorsqu’elle apprend la vie à des « élèves » qui l’écoute avec la plus grande attention. Une petite blague, un petit mot illustratif et on emballe son assemblée sans peine ! Le plus désagréable dans son attitude demeure le ton qu’elle emploi lorsque Nadine Jeanne ose lui poser une question. Quelle arrogance, quel mépris et quelle suffisance ! Pour se permettre d’agir de la sorte il faut être une star….pour notre Député-maire je crois qu’il est encore trop tôt pour envisager de parler avec tant de hauteur. Versailles n’est pas loin et Marie-Antoinette (de là où elle est) est rudement en concurrence…
Que dire enfin de ses soi-disant adjoints et conseillers municipaux de la majorité qui ne prennent jamais la parole en dehors des autorisations qui leurs sont offertes par le Maire ! On notera un réveil très sonore lors des 5 dernières questions diverses posées par Nadine Jeanne , où une conseillère de la majorité prendra enfin la mesure du mandat -que les électeurs lui ont confié- en prenant la parole en regrettant qu’elle est utilisé ce droit pour invectiver plutôt que pour s’exprimer sur le fond. Je ne parlerai pas des quatre autres conseillers municipaux d’opposition, qui à défaut d’être en désaccord chronique avec la majorité, ont du simplement croire qu’un Conseil Municipal n’était pas une salle de repos et qu’ils étaient tenus au moins de faire croire qu’ils existent encore….Leur mutisme ou leur connivence de circonstance démontre leur sens du dévouement à la chose publique.
Ce tableau n’est pas complet si l’on ne relate pas le « clou du spectacle » ! Lorsque le Conseil Municipal a été appelé à se prononcer sur les trois nouveaux représentants de la commune auprès de l’Etablissement public de gestion de La Défense, la Député-maire a royalement offert l’un des trois sièges au Président du Groupe Socialiste Sydney Ghenassia ! Rien d’extraordinaire me dirait-vous ? Pourtant, alors que l’opposition a toujours été soigneusement écartée de toutes les commissions ou de toutes les représentations depuis plusieurs décennies, c’est à trois mois d’une élection municipale majeure que notre Maire offre un jeton de présence à son opposition qui ne s’oppose jamais ! Faut-il y voir une mansuétude extraordinaire ou un geste annonçant quelques surprises qui arriveront dans les prochaines semaines ? Laissons le temps au temps et rions ensemble….
Je suis ressorti ébahi de ce simulacre de conseil qui n’est en rien conforme à la normalité constatée partout ailleurs en France. Si il n’y a pas grand-chose à rajouter sur le compte des conseillers de la majorité qui affichent ouvertement leur soumission et leur complicité dans la gestion des affaires communales, et sur celui des conseillers de l’opposition (hormis une) qui ne viennent là que pour profiter de la salle des agapes, je comprends mieux pourquoi la ville de Puteaux s’enferme totalement et sombre peu à peu dans le néant de la modernité.
Les putéoliens doivent savoir que la démocratie qui s’exerce à Puteaux est une farce mélodramatique qui relève de la plus grande fumisterie. Il ne faut pas en rire, il faut réellement sans inquiéter !
Les élus actuels du Conseil Municipal ne sont pas à la hauteur des attentes des habitants et ne contribuent en rien à l’amélioration de leur futur. Un élu, quelque soit sa tendance ou sa conviction personnelle, a un devoir moral envers celles et ceux qui lui ont remis un mandat. En refusant d’assister aux séances, en refusant de poser la moindre question logique sur les sujets abordés et en refusant de remplir leur fonction de contrôle, ils abandonnent les citoyens et dénaturent le principe de démocratie.
Quant à notre Député-maire, elle a beaucoup de souci à se faire. Quel que soit le résultat de mars prochain, elle sait que son siège est éjectable et que les futurs conseillers municipaux n’accepteront pas de se prêter au spectacle qu’elle met en scène dans sa commune. Elle a choisi le thème du cirque pour les illuminations de Noël, c’était finalement une grande idée car conforme à l’image que donne le Conseil Municipal qu’elle préside.
Vivement le printemps….
Régis Sada
13:00 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi politiser ?, Pourquoi Puteaux 2008 ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : puteaux, conseil municipal, joelle ceccaldi, ump, hautsdeseine, ps, la défense
06 décembre 2007
Pourquoi l’Europe dénonce-t-elle (encore une fois) les conditions de détention en France ?
Prisons : un rapport stigmatise à nouveau les pratiques de l'administration française
Par Alain Salles – Journal Le Monde – Edition du 05/09/2007
Scène de la vie ordinaire de la surpopulation carcérale, dénoncée par l'Observatoire international des prisons (OIP), à la nouvelle prison moderne de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne), fin 2006 : "Depuis quelques semaines, certaines cellules de 13,5 m², initialement prévues pour accueillir deux personnes, sont "triplées", le troisième détenu devant dormir sur un matelas à même le sol."
Les prisons sont pleines à craquer, au moment où l'application de la nouvelle loi du 10 août sur les peines planchers va encore augmenter le nombre des détenus. Il y avait 64 069 personnes sous écrou le 1er août. Un record qui s'explique par la suppression de la grâce présidentielle du 14-Juillet. Cette grâce, décriée par de nombreux professionnels parce qu'elle ne permettait pas de préparer la sortie des détenus, servait de soupape à l'administration pénitentiaire (AP), permettant de faire de la place, avant les "rentrées" d'automne.
Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait annoncé "l'élaboration d'une loi pénitentiaire exigeante et la création d'un contrôle général indépendant des prisons, qui feront qu'il ne sera plus possible, en France, d'obliger un détenu à partager sa cellule". Le texte sur le "contrôleur général des lieux d'enfermement" a été adopté en première lecture au Sénat. Il a suscité de nombreuses critiques sur les limites accordées à sa mission. La ministre de la justice, Rachida Dati, a créé un comité chargé de préparer une loi pénitentiaire qui devrait être présentée au Parlement en novembre. Mais l'engagement présidentiel sur l'emprisonnement individuel sera difficile à tenir.
La densité carcérale est de 120 %, c'est-à-dire qu'un détenu sur cinq est en surnombre. La situation devient critique quand un détenu souffre de troubles psychiatriques, comme c'est le cas pour environ un quart de la population incarcérée.
Le taux de suroccupation varie en fonction des établissements. Il y a 137 détenus pour 100 places dans les maisons d'arrêt. Censées n'accueillir que des détenus effectuant des peines inférieures à un an, ou des prévenus (en attente de jugement), elles hébergent des prisonniers condamnés à des peines plus longues. Selon le spécialiste Pierre Tournier, près de 10 000 détenus sont dans ce cas. En 2000, la commission du Sénat sur les prisons demandait : "S'il y a beaucoup à faire pour améliorer les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires français, la commission d'enquête estime que priorité doit être donnée au désengorgement des maisons d'arrêt, dont la situation est aujourd'hui indigne d'une démocratie."
La situation n'a guère changé. Depuis 2002, Les maisons d'arrêt ont dû accueillir l'essentiel des 10 000 détenus supplémentaires. Dans un document destiné à la préparation du projet de loi, l'administration pénitentiaire estime que la population sous écrou "pourrait atteindre 80 000 personnes en 2017". Ce scénario a été élaboré avant l'introduction des peines planchers et la fin des grâces présidentielles, qui pourraient entraîner, en cumulant les estimations du chercheur Pierre Tournier, une augmentation à terme, de 17 500 détenus.
Le combat contre la surpopulation est-il gagnable ? Depuis 2002, les gouvernements successifs se sont lancés dans une politique d'accroissement du nombre de places de détention de 13 200 unités. Mais les programmes de construction de prisons coûtent cher et les places sont généralement vite remplies.
L'enthousiasme affiché par l'administration pénitentiaire sur l'application des règles européennes se heurte à la réalité de la surpopulation. L'AP reconnaît que l'emprisonnement individuel - prévu par la loi française depuis 1875 - comme la séparation des prévenus et des condamnés ne sont pas, actuellement, réalisables. Quant aux règles sur les conditions d'hygiène, elles "peuvent poser dans certains cas des difficultés d'application, en raison de la vétusté ou de l'ancienneté de certains établissements". La surpopulation n'est pas prise en compte par les juges. Comme le rappelait l'ancien président de la Cour de cassation, Guy Canivet : "La décision d'un juge de placer en prison ne tient aucun compte des capacités d'exécution de la mesure. On place en détention sans limite de capacité des établissements et l'on demande à l'administration pénitentiaire d'exécuter !"
Rachida Dati a demandé à la commission sur la loi pénitentiaire de développer les alternatives à la prison et les mesures d'aménagement de peine. Elles restent le parent pauvre de la justice, même si des efforts sont faits. Au 1er août, 2 780 personnes étaient sous écrou sans être en prison, ce qui représente une hausse de 65 %, due principalement au développement des bracelets électroniques. Mais ces mesures demandent des moyens. Le nombre de conseillers d'insertion et de probation augmente, mais ils sont 3 600 pour suivre 146 000 personnes. Moins de 5 % des détenus bénéficient d'une libération conditionnelle. Mesure plébiscitée car elle favorise l'insertion, mais décriée quand un fait divers concerne un détenu en libération conditionnelle.
Alain Salles
16:40 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : prison, europe, france, sarkozy, dati, cpt, onp
14 novembre 2007
Pourquoi j’hésite à m’engager dans Gauche Moderne ?
Fin novembre 2007, Jean-Marie Bockel –Secrétaire d’Etat à la Coopération- lancera officiellement son nouveau parti Gauche Moderne. A l’heure de l’ouverture voulue par le Président de la République Nicolas Sarkozy, le pôle social-libéral de gauche disposera d’une structure s’inscrivant clairement dans la majorité présidentielle.
Lors du Congrès 2005 du Parti Socialiste, j’ai défendu la seule motion à mes yeux capable de sortir de ce parti de la dangereuse tendance à s’opposer sans être en mesure de proposer une nouvelle orientation politique. Cette motion 4, présentée par Jean-Marie Bockel portait le nom de : « Pour un parti social libéral ». Vous vous doutez bien qu’au sein d’un PS voué à se réformer ou à disparaître, une telle dénomination avait fait bondir plus d’un « vrai » militant gardien de la doctrine et de la bonne conscience de gauche.
Aujourd’hui lancé dans la campagne des municipales à Puteaux sous une bannière indépendante, et donc en marge du PS que j’ai quitté de facto et sans le moindre regret, je me retrouve orphelin politique, privé d’une structure où je me sente à l’aise dans mes idées et dans mes possibilités de convergence. Car à la différence de certains militants –quelle que soit leur obédience- si je reste ouvert à discuter de tous les sujets sans tabous et à envisager des « fronts communs » sur des sujets précis, je refuse de renoncer à certains principes en m’alliant à des personnes (ou à ce qu’il représente) dont je ne partage en rien les pratiques ou la philosophie.
Du point de vue de mes idées politiques, cette année 2007 aura été aussi révélatrice que destructive ! Les scrutins présidentiels et législatifs m’ont fait prendre conscience brutalement, que la gauche n’était plus vraiment de gauche et la droite toujours très à droite mais avec quelques nuances parfois… Pour résumer ma pensée, je répète à qui veut bien l’entendre : « Si je sais pourquoi je n’ai pas voté pour Nicolas Sarkozy, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai voté pour Ségolène Royal au deuxième tour de la présidentielle ! ». Heureusement, François Bayrou était candidat au premier…
Si le constat est fait, le choix reste quant à lui encore incertain :
- J’ai renoncé à croire à un PS réformé et rénové, aidé par les prestations de ses dirigeants aux abois et le comportement effrayant de quelques iconoclastes putéoliens. A mon sens, il est condamné à se diriger ENFIN vers la sociale-démocratie ou à disparaître dans les prochaines années.
- Les Verts ont toujours tenu un discours légitime à mes yeux mais le fonctionnement interne du mouvement ne me sied guère. C’est regrettable car c’est certainement le parti qui reste le plus fidèle à ses écrits.
- Le MODEM me parait encore fragile, et même si François Bayrou tient le cap de son discours de la Présidentielle , ses élus ne semblent pas vouloir lui donner toutes les clés pour achever ses desseins.
Reste donc Jean-Marie Bockel et son nouveau mouvement : Gauche Moderne…
Sur l’homme, je ne reviendrai pas sur mon jugement premier. Je reconnais le courage de Jean-Marie Bockel dans sa tentative de faire vivre une pensée « sociale libérale » au sein du PS. Je comprends aussi les raisons qui l’ont poussé à renoncer au bout de toutes ces années, dans un appareil sclérosé et vérolé de l’intérieur et devant le discours de ses dirigeants qui ne sont plus l’ombre que d’eux-mêmes. Le PS n’est pas en rénovation, il est en décomposition !
Sur les idées, il n’y a pas d’opposition. Sur la base de celles énoncées dans la motion 4 de 2005, je partage l’intégralité des positions qui y étaient défendues. Des positions courageuses, audacieuses et qui relevaient le défi de la modernité. Ces idées méprisées alors par les socialistes seront pourtant celles qui ont fait gagner Nicolas Sarkozy en mai dernier ! Tout est question de méthode…. Les socialistes ont été lâches et ils l’ont payé au prix fort.
Alors Gauche Moderne, me direz-vous ?
L’ouverture ? J’y suis largement favorable ! Car je reste convaincu que nous n’avons jamais raison seul et que c’est dans la confrontation des idées que l’on progresse sur tout et pour tout le monde. Accepter le principe du compromis ne veut pas dire accepter la compromission. Je reste un grand admirateur des coalitions qui existent en Allemagne ou en Scandinavie. C’est aussi la possibilité unique de ramener des citoyens fâchés avec les appareils vers le débat politique. Oui à l’ouverture dans le respect de la diversité des idées.
Soutenir le Gouvernement ? Sur de grandes réformes touchant l’ensemble des français, et du moment que ces lois ou réformes ne vont pas à l’encontre de mes propres convictions, je n’y suis pas opposé. Sur les régimes spéciaux de retraite : OUI. Sur l’instauration de tests ADN : NON. Etre membre d’un parti ne veut pas dire renier son sentiment personnel. Le rôle d’un élu n’est pas de satisfaire ses amis politiques, mais de respecter le mandat que ses électeurs lui ont confié. Les citoyens respectent la liberté de pensée et défient le manque de courage et les béni-oui oui. Chacun doit assumer ses responsabilités en faisant les meilleurs choix pour la France et pour les français.
Nicolas Sarkozy ? C’est sans doute sur ce point que je reste très septique et où je demande à Jean-Marie Bockel de tenir un discours de vérité et d’action. En effet, le Président de la République à vanté les vertus de l’ouverture et il a globalement réussi là où les autres avaient échoué. Chirac a dissous la droite en 1997, Sarkozy a dissous la gauche en 2007 ! Si Nicolas Sarkozy entend changer les pratiques politiques, je le soutiendrai à condition qu’il commence à changer les siennes. Il devra expliquer pourquoi il apporte son soutien à Joëlle Ceccaldi-Raynaud à Puteaux ou refuse de présenter un candidat face à Christian Vanneste dans le Nord…
A Puteaux, si les militants de base de l’UMP ou du MODEM regardent avec une bienveillance particulière le travail mené par l’équipe de Christophe Grébert, je me vois mal faire ami-ami avec une Joëlle Ceccaldi-Raynaud –soutenue par Nicolas Sarkozy- qui entend conserver un dû qui ne lui appartient pas et qui reste condamnée pour avoir laissé insinuer des propos diffamatoires contre l’un de ses administrés !
Non vraiment, cher Jean-Marie Bockel, il y a des limites que je ne franchirais pas ! OUI à l’ouverture, OUI à la modernité, OUI à la discussion mais NON au renoncement et aux petits arrangements entres-amis. Je ne vendrai pas mon âme au diable pour glaner quelques voix ou un poste quelconque. J’ai vécu cette plaie au sein de la section socialiste de Puteaux, ce n’est pas pour renouveler l’expérience ailleurs… Le jeu n’en vaut pas la chandelle et je souhaite pouvoir continuer à regarder ma famille droit dans les yeux.
Je souhaite rester fidèle à mes convictions, à mes valeurs et à mon sens de la probité. Aussi, si je me sens proche des fondements de Gauche Moderne, j’ai besoin de clarté et de transparence dans les orientations prises par ce nouveau mouvement. La vie politique française doit être assainie de ses plus mauvais éléments. C’est aux partis politiques de présenter et de soutenir des candidats propres. La démocratie française à été mise en péril par les pratiques et les propos immoraux de quelques élus honteux.
A cela, Gauche Moderne et son futur Président Jean-Marie Bockel, doivent apporter un éclairage précis.
Régis Sada
16:01 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi moi ?, Pourquoi politiser ?, Pourquoi Puteaux 2008 ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche moderne, bockel, ump, ps, socialisme libéral, citoyen
25 octobre 2007
Pourquoi j’écris ma lettre à Guy Mocquet ?
Jeudi 25 octobre 2007,
Mon cher Guy, nous ne nous connaissons pas, mais moi j’ai beaucoup entendu parler de toi.
Tu es parti en pleine guerre, et plus de soixante ans après ton départ, l’Histoire ne cesse de s’écrire et de se répéter. Rassure-toi les nazis sont partis, certains ont même été jugés pour les crimes qu’ils avaient perpétrés. Pas tous, le monde ne les a pas jugé assez vite pour qu’ils puissent être tous punis. Les allemands sont nos amis depuis longtemps. Avec eux nous avons réussi à faire la paix alors qu’entres-nous, nous continuons à nous battre pour des idéaux qui me dépassent parfois.
Depuis mai, nous avons un nouveau Président. Il s’appelle Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas un Président de gauche, le dernier était resté quatorze ans à l’Elysée. C’était il y a bien longtemps maintenant.
Ce Président là, se revendique des idées du Général De Gaulle -que tu as tout juste connu- mais assume son libéralisme en le teintant de pointes de valeurs sociales. Il n’est pas communiste. Il n’y a plus de communistes aujourd’hui d’ailleurs, du moins au sens où tu pourrais le comprendre.
Soixante ans ont passé et la France a beaucoup évoluée. Elle souhaite faire la paix avec son passé même si elle n’y arrive pas toujours. Nous continuons à honorer les français de ton époque presque par superstition. Sans doute par peur de voir revenir de vieux démons qui ne cessent de nous hanter.
C’est dans cet esprit même, que tu seras surpris d’apprendre que notre nouveau Président t’a choisi pour incarner le visage de cette jeunesse résistante morte pour la France. Comme une relique, ta dernière lettre adressée à ta famille, a été lue lundi dernier dans tous les lycées de cette France que tu aimais tant.
Certains professeurs de lycées et les derniers communistes français n’étaient pas très contents. Ils ont parlé d’exploitation politique je crois. Marie-George qui est la « camarade en Chef » était rouge de colère.
Beaucoup de polémique pour pas grand-chose. Cette lecture ne méritait pas cela même si l’on peut comprendre que certains veuillent s’approprier des symboles qui appartiennent au patrimoine commun du Peuple.
Je ne suis pas un






