24 novembre 2008
Pourquoi le PS n’est pas au bord de l’implosion ?
Entre le vote éclaté des motions, les débats du Congrès de Reims et le vote des militants qui a porté Martine Aubry et Ségolène Royal à une quasi égalité en termes de suffrages, le Parti Socialiste n’en fini plus de faire la une des journaux écrits et télévisés tant les commentateurs ou autres observateurs guettent et épient une hypothétique implosion.
Les socialistes seraient donc résolus à la rupture et incapables de restés unis au sein d’un même appareil ? Non vraiment, cette idée n’est à mon sens ni objective, ni réaliste….
Si la droite semble se réjouir en façade des difficultés du PS, elle cache en réalité une bien grande appréhension de sa part : OUI, les militants socialistes et leurs dirigeants ont recommencé à se poser des questions ! Cela ne fait donc pas rire cette droite qui assume tous ses paradoxes et ses propres troubles de manière décomplexée depuis que la magie d’un certain 21 avril 2002 avait plongé la gauche française dans un marasme qu’elle n’arrivait plus à chasser.
Oui mais voilà, depuis Nicolas Sarkozy est devenu Président de la République. Oui mais voilà, depuis la droite applique une politique désorganisée et s’attache à faire croire aux français que tous les réformes sont en marche. Oui mais voilà, la crise économique est venu rappeler douloureusement aux français qu’ils n’étaient et ne seraient pas épargnés au même titre que les autres. Oui mais voilà, le Peuple de Gauche s’est réveillé et veux faire entendre sa différence.
Il ne faut pas nier la bataille des Chefs au sein du PS. Elle est le reflet des batailles intestines de courants. La bonne nouvelle c’est que le PS n’est plus prêt à se noyer dans des synthèses boiteuses où chacun y trouve sa place physique mais où les idées se font plus feutrées.
C’est aussi le règne des militants qui s’exerce désormais. Les Chefs sont peut-être Chefs mais les troupes elles, décident. Et ces troupes sont devenues autoritaires puisqu’elles ne suivent plus la ligne qu’on lui fixe en haut lieu. Les militants socialistes ont fait leur révolution et c’est certainement la meilleure chose qui pouvait arriver au PS.
Quelque soit le résultat final et celle qui aura remporté le poste de Premier Secrétaire, sa tâche prioritaire sera de donner à tous la place qui lui revient. Un 50/50 oblige les uns à écouter et à prendre en considération les choix des autres.
Ce sera sans doute une opportunité pour s’interroger sur le fait que dans un résultat aussi serré à 50/50, certaines fédérations PS présentent des résultats à 75/25 ou à 80/20 ! En dehors des fiefs des candidates elle-même, dans des territoires « neutres » ces résultats restent aussi bizarres que suspects.
Non, le PS n’est pas au bord de l’implosion mais à réellement entrepris son travail de rénovation.
13:04 Publié dans Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, gauche, congres, segolene royal, martine aubry







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