09 octobre 2008
Pourquoi la gauche ne convainc plus les français ?
A à un peu plus d’un mois du prochain Congrès du PS qui se déroulera à Reims, le magazine Marianne publie un article qui doit une nouvelle fois attirer l’attention des responsables du PS et au-delà, de la gauche toute entière.
Malgré la crise financière, des « réformes » qui tardent à montrer leur efficacité et une façon de faire de la politique qui ne varie guère avec les bonnes vieilles habitudes nationales, la majorité présidentielle et parlementaire ne semble pas sombrer dans le cœur et le vote des français.
Aux socialistes béats qui pensent encore que les scrutins intermédiaires intervenus depuis 2002 avaient exprimé un vote d’adhésion à leurs paroles vieilles lunes, se voient contredits dans leur analyse par celle de Jean-Jacques Urvoas qui affirme que les « calottes » des régionales et des européennes de 2004 ou autres municipales de 2008, sont le résultat d’un vote de mauvaise humeur ou de protestation contre les politiques conduites.
Il est essentiel de préciser que Jean-Jacques Urvoas est député et premier secrétaire du PS du Finistère, et qu’il prend le risque de publier son texte dans une note de la fondation Jean-Jaurès ! Un véritable Evangile à dévorer par les adorateurs du socialisme municipal (ou microscopique), à tous ceux qui pensent qu’être de gauche c’est refuser le manque d’audace en se tournant vers les vieilles formules à papa.
Mes frères de gauche, méditons ensemble ce slogan de la CFDT-Michelin : « ce n’est pas avec les idées du passé que l’on fait tourner la roue du progrès » !
Extraits de l’article de Marianne « Alertes aux cantonales partielles : la gauche piétine ! » :
« La participation est traditionnellement faible pour des scrutins qui ne mobilisent pas l'attention des médias et n'ont que peu de conséquences politiques (ils ne remettent généralement pas en cause la majorité politique dans les départements). Mais, précisément, ces caractéristiques leur permettent d'être de bons baromètres de l'état réel des rapports de forces politiques. Les cantonales et régionales de 2008 ont été marquées par une forte poussée de la gauche, mais celle-ci tenait pour beaucoup au vote de protestation contre le gouvernement.
La droite se maintient très honorablement malgré l'impopularité du pouvoir tandis que la gauche piétine : tel est l'enseignement surprenant de ces cantonales partielles. « Le PS est stable, ne semblant pas bénéficier électoralement du désaveu qui frappe le pouvoir dans les baromètres de popularité », note sobrement Urvoas. A contrario, ajoute-t-il, « la majorité présidentielle fait bonne figure ». Conclusion de notre analyste : « Le paysage électoral semble, à l'évidence, comme en suspension, aucune dynamique ne se faisant jour ». « Les électeurs somnolent et détournent leur attention de la scène politique », avertit le responsable socialiste. Puissent ses camarades entendre ce propos. Il ne suffira pas au PS de se poser en s'opposant pour déclencher mécaniquement l'alternance dont il rêve. »
10:56 Publié dans Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poiltique, congres, ps, ump, elections, cromagnon







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