29 septembre 2008
Pourquoi le Parlement prend l’obésité comme un problème grave et sérieux ?

L’Assemblée se penche sur l’obésité galopante – Le Monde – 29/09/2008
La mission parlementaire d'information sur la prévention de l'obésité rendra publique, mardi 30 septembre, ses conclusions et présentera 80 propositions pour répondre à ce "véritable problème de société". En France, un adulte sur deux est en surcharge pondérale et un sur six est obèse, tandis qu'un enfant sur cinq souffre de surpoids. La prise en charge de l'obésité, facteur de risque majeur pour les maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires, diabète), coûte entre 10 et 15 milliards d'euros chaque année à l'Assurance-Maladie, souligne Valérie Boyer, présidente de la mission parlementaire. Mais la députée UMP des Bouches-du-Rhône insiste également sur les coûts sociaux "énormes" et "les souffrances individuelles" induits par l'obésité.
Les propositions contenues dans le rapport présenté mardi devant la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale concernent aussi bien l'industrie agroalimentaire, la distribution, les consommateurs, les médias, les professionnels de santé... Parmi elles, des propositions "très concrètes", comme la promotion de l'allaitement maternel.
DES FRUITS ET LÉGUMES DÉTAXÉS ?
Certaines mesures envisagées divisent d'ores et déjà le gouvernement, comme la proposition de moduler les taxes sur les produits alimentaires. Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France daté du 29 septembre, Valérie Boyer explique qu'"une pomme devrait être moins taxée qu'un snack. Or, aujourd'hui, ces deux produits sont taxés à 5,5 %. Il faudrait augmenter la TVA sur certains produits comme les barres chocolatées et la faire baisser sur d'autres, comme les fruits et légumes". Pour la députée, qui envisage même la suppression de la TVA pour les fruits et légumes, "il faut d'abord se mettre d'accord sur les outils scientifiques qui permettront de définir la qualité nutritionnelle des aliments". La veille, sur Europe 1, le ministre du travail, Xavier Bertrand, s'était dit hostile à une telle mesure : "Je n'y suis pas favorable, parce que vous savez ce qui se passerait ? Cela augmenterait les prix, et je ne suis pas sûr que ça change les comportements."
Pour Valérie Boyer, l'objectif n'est pas d'imposer des interdits, mais d'"apprendre aux Français à maîtriser leur apport calorique et à le gérer par rapport à leur activité physique". La députée n'entend pas "stigmatiser l'industrie agroalimentaire", mais "accompagner les industriels pour qu'ils proposent des produits qui soient positifs pour la santé". L'amélioration du dépistage précoce de l'obésité et l'identification par la Halde des discriminations liées à cette affection figurent parmi les autres propositions de la mission parlementaire.
14:34 Publié dans Pourquoi ça existe ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obésité, parlement, ump, valerieboyer, assemblee, senat, ps







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