22 septembre 2008
Pourquoi au lendemain des sénatoriales la gauche continue à pleurer sur elle-même ?
C’est hier dimanche 21 septembre 2008 dans le plus grand secret, que ce sont déroulées les élections sénatoriales qui a vu renouveler un tiers des sièges de cette assemblée méconnue des français et si contestée pour son utilité et le mode de désignation de ses représentants.
Pour celles et ceux qui l’ignorent encore, le Sénat ne représente pas le Peuple mais les collectivités locales et territoriales. Héritage d’une France passée, les petites communes rurales y sont surreprésentées au détriment des villes et des grands ensembles urbains.
La droite y est confortablement installée depuis sa création et observe avec une jubilation ostentatoire les gesticulations d’une gauche qui préfère se plaindre du système électoral plutôt que de se concentrer à se faire l’écho des dossiers qui y sont traités.
Qu’elle est mignonne et attendrissante cette gauche revancharde qui se roule dans ses mornes complaintes d’une serveuse automate. Qu’elle me plait cette gauche qui s’auto satisfait lorsqu’elle arrive aux responsabilités et qui se prend les pieds dans le tapis de ses propres contradictions. Qu’elle me gonfle cette gauche qui renonce à corriger certaines incohérences démocratiques et qui se plait à les pointer du doigt.
Un certain Jean-Marie Bockel n’a jamais hésité à lancer un mot, un seul, qui suffit à caractériser cette gauche qui s’est perdue dans un océan de médiocrité : L’AUDACE !
Où est cette gauche qui parle d’égalité entre les citoyens ? Où est cette gauche qui parle de changer de Constitution ? Où est cette gauche qui souhaite enfin diriger avec son temps en oubliant ses vieilles formules du passé ? Où est cette gauche qui donne envie aux jeunes de se lever et d’affronter les inégalités et les atteintes aux libertés ? Où est cette gauche réaliste qui ne perd pas de temps pour satisfaire ses chapelles mais qui agis pour le bien de tous ?
Cette gauche existe. Cette gauche résiste. Mais cette gauche est invisible car elle n’a pas été capable de chasser ses vieux démons. Cette gauche a laissé la droite diriger la France depuis 2002 car elle est incapable de se monter à la hauteur des enjeux et des exigences des français. Cette gauche s’est perdue sous les ors de la République. Cette gauche n’a plus d’idées et a perdue l’envie de se surpasser pour les gens qui l’attende.
Lorsque les français décideront de donner une nouvelle chance à cette gauche, celle-ci n’aura pas le droit à l’erreur. Elle devra enfin se lancer dans ses grands chantiers dont elle nous abreuve chaque jour : le droit de vote des étrangers (je n’y suis pas spécialement favorable), l’égalité des droits pour tous les citoyens (adoption et mariage homosexuel), réforme des institutions (une vraie Constitution moderne), réforme des systèmes de retraite (arrêtez la langue de bois et s’attaquer à la pénibilité du travail et aux acquis devenus injustifiés)…..
A quant le jour du grand retour ? Seuls les français le savent et le peuvent…. Ce jour là, le jour où cette gauche muette sera capable de surpasser ses dogmes poussiéreux, elle sera à même de corriger cette erreur démocratique que constitue le Sénat. Une Haute Assemblée élue par un parterre d’initiés à l’ombre des citoyens et à la marge de la démocratie. Si son importance institutionnelle n’est plus à démontrer, c’est bel et bien sa représentation et le mode de désignation qui posent problème.
Un Sénat moderne doit être élu par les citoyens eux-mêmes. Une Sénat moderne qui représente les territoires doit s’en faire le reflet parfait : les français habitent maintenant dans les villes, c’est un fait. Un Sénat moderne doit disposer de
Femmes et hommes politique de gauche : arrêtez de vous plaindre ! Votre problème n’est que celui de votre propre égo ! Le jour où vous avez réalisé que le monde avait évolué et que la société française s’était muée, c’était le jour où les français n’ont plus voulu de vous (de nous). Le jour où les français ont sanctionné votre incapacité à corriger ce que vous dénoncez aujourd’hui.
Ne soyez plus comédiens du passé. Devenez acteurs des idées de demain !
Oui vraiment, plutôt que la gauche pleure sur son sort actuel, je préfèrerai qu’elle pleure sur le sort des français et pense avec intelligence à ses propres erreurs du passé ! Mais oui, faut-il encore qu’elle soit capable de comprendre que ce n’est pas avec les idées du passé que l’on fait tourner la roue du progrès. En cela, le retour de Martine Aubry –par exemple – n’est pas un signe positif envoyé à son électorat potentiel.
Régis Sada
11:20 Publié dans Pourquoi politiser ? | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sénat, gauche, droite, politique, ump, ps, bockel







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