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19 septembre 2007
Pourquoi la lutte contre l’obésité est désormais devenue un sujet d’actualité ?
STRASBOURG (Reuters) - La pratique régulière d'une activité physique permet de réduire les risques d'obésité et de maladies cardio-vasculaires chez les adolescents de manière significative, conclut une étude scientifique présentée mercredi à Strasbourg.
Pour des enfants affichant un indice de masse corporelle normal à l'entrée en 6e, le risque d'être en surpoids à la sortie du collège est ainsi réduit de plus de 50%.
L'activité physique permet par ailleurs d'augmenter de 6% le HDL-cholestérol dans le sang, encore appelé le "bon cholestérol" puisqu'il réduit les risques de maladies cardio-vasculaires.
"On en avait de fortes présomptions, mais on n'avait jamais montré jusqu'à présent qu'on pouvait renverser la vapeur", a déclaré mercredi le professeur Chantal Simon, en présentant les résultats de l'étude.
Un millier de collégiens répartis dans huit établissements du Bas-Rhin ont été observés durant quatre ans dans le cadre de ce programme mené par une unité de recherche que le Pr Simon dirige au sein de l'Université Louis Pasteur.
La moitié, ceux des collèges "action", se sont vu proposer des activités physiques au sein de l'établissement, durant les pauses, et en dehors. "Le plaisir de participer et le jeu" ont été mis en avant plutôt que la notion de compétition.
Quatre ans plus tard, 79% des adolescents de ces collèges pratiquaient des activités physiques extra-scolaires auxquelles ils consacraient 54 minutes de plus par semaine. Ils passaient 20 minutes de moins chaque jour devant la télévision.
Au sein du "groupe témoin" constitué par l'autre moitié des élèves, la proportion de jeunes pratiquant des activités physiques est passée de 65% à 47%, conformément à ce que l'on a pu observer chez les adolescents français et européens.
A la fin de leur 3e, 4,4% des élèves des collèges "action" qui affichaient un poids normal au départ étaient passés en situation de surpoids contre 9,8% des élèves des collèges "témoins". L'excès de poids concerne actuellement 15 à 20% des adolescents français.
L'étude note, par ailleurs, qu'à la fin de l'étude, 25,7% des mères des adolescents concernés disaient avoir une activité physique régulière contre 15,7% des mères de jeunes des collèges "témoins".
A LIRE SUR :
Trop longtemps méprisée, la lutte contre l'obésité est désormais intégrée comme un enjeu prioritaire de santé publique. Il n'est jamais trop tard pour s'en satisfaire.
Maintenant, en y regardant de plus près -et notamment concernant les publicités télévisées pour des produits sucrés ou salés- il ne faut pas tomber dans un excès de zèle.
D'un côté, il faut enseigner aux enfants qu'une alimentation équilibrée est gage de bonne santé, et d'un autre, il faut permettre à tous les ménages -et notamment les plus modestes- de disposer des moyens suffisants pour s'offrir le luxe d'acheter des fruits et des légumes en quantité.
De même, la pratique sportive doit être offerte à tous, et sur ce point le Gouvernement sera bien inspiré d'engager des négociations avec les collectivités territoriales et les fédérations sportives, afin d'envisager une option : un écolier = un sport.
Régis Sada
14:25 Publié dans Pourquoi ça existe ?, Pourquoi moi ? | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : france, obésité, santé, éducation, strasbourg, alsace, cholestérol






