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16 septembre 2007

Pourquoi la campagne municipale est définitivement lancée à Puteaux ?

554b185e04924cfc4e9d0db4e153e99c.jpgLe 10 septembre dernier était la date limite de dépôt de candidature à l’investiture socialiste. Christophe Grébert a annoncé par courrier aux militants de la section PS de Puteaux, qu’il ne solliciterait pas leurs suffrages et qu’il poursuivrait sa campagne sous l’étiquette « citoyenne ».

Comme par habitude, le microcosme politique putéolien s’est déchaîné à cette occasion. Les uns essayant de camoufler les apparences et les autres cherchant à expliquer cette annonce. Les « voix de Puteaux » s’égosillent sans connaître la réalité du choix de Christophe Grébert de se soumettre –avec l’équipe qu’il a constitué- aux seuls suffrages essentiels : ceux des habitants de Puteaux.

Les raisons sont pourtant limpides et s’expliquent d’une façon très simple :

1f1b929570d3baaffe920eb1604e26b3.jpg· Au Parti Socialiste, les candidats ne décident pas de l’être ou ne sont pas portés par une adhésion collective. Ils sont auto désignés par un cénacle réduit aux chefs des grands courants initiés par le Congrès.

· Les militants qui expriment le souhait de jouer un rôle de premier plan sont rapidement mis à l’écart par les tenanciers de la boutique, si ces militants n’ont pas été présentés comme des « dauphins » potentiels.

· Lorsque l’on sent que les choses échappent à la ligne fixée, on se charge de colporter des rumeurs tendancieuses dans et autour de la section. Ont met un point d’honneur à tout faire pour éteindre un feu qui peut se propager.

· A l’occasion des réunions de section, tous les coups sont permis et l’on ne lésine pas sur les railleries, les moqueries, les emportements ou les insinuations douteuses.

· La démocratie est un luxe que les partis politiques ont renoncé depuis bien longtemps à se payer. Le résultat d’un scrutin n’est valable qu’à partir du moment ou les règles démocratiques sont respectées et que chacun a rempli le rôle qui était le sien. Dans la section PS de Puteaux, ces règles n’ont pas été respectées et la pluralité n’a jamais été assurée.

Vengeance ou divorce ? Pour moi, la décision de Christophe Grébert est un divorce unilatéral. Comme le disait un certain Jean-Pierre Chevènement : « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ! ». Christophe n’a jamais été Ministre, mais il a pris une décision qui s’imposait d’elle-même.

Tout est question de valeurs. Vous pouvez être en désaccords sur des idées, mais si vous ne partagez pas quelques valeurs fondamentales cela ne sert à rien de s’époumoner inutilement.

A la question « quelle est la priorité dans cette municipale putéolienne ? » : Nous avons répondu le projet. Un vrai projet utile et ouvert à la diversité. Nos « camarades » ont préféré égrainer les numéros indéboulonnables et les alliances de circonstance qui constitueront la liste qui sera présentée devant les putéoliens.

A la question « les citoyens doivent-ils être associés à la construction du projet municipal ? » : Nous avons répondu qu’ils étaient au centre de toute logique politique et que ce projet ne pouvait exister sans écouter les priorités qu’ils auront eux-mêmes définies. Nos « camarades » ont préféré miser sur les priorités définies par la direction nationale du Parti Socialiste en jugeant que les citoyens étaient assez adultes pour comprendre qu’ont leur impose certains choix.

Maintenant, peut-on objectivement penser que les « gentils » ont fait le choix de suivre Christophe Grébert et les « méchants » celui de rester au PS ? Non bien entendu. Ce serait totalement faux et parfaitement malhonnête.

Il existe des militants honnêtes, sincères et désireux de voir changer les choses dans leur ville. Malheureusement, beaucoup d’entres eux ne sont pas assez « anciens » dans la section pour détecter les roublards qui ne cherchent rien d’autre qu’à renforcer leurs positions en vue du prochain congrès, ou pêchent par méconnaissance en renonçant à faire partager leur propre vision pourtant essentielle à toute rénovation d’une idéologie vieillissante et utile à toute rénovation hypothétique et fantasmagorique de cette même idéologie.

Le Parti Socialiste a perdu les échéances de 2007 car n’avait aucun projet réel et concret à proposer aux français. Sa pensée a été ravagée par des batailles stériles de courants qui ont empêché toute évolution. Le Parti Socialiste a perdu car son discours est en décalage avec la société d’aujourd’hui et n’a pas évolué depuis 1981. Pourtant, la France a bien changé depuis l’élection de François Mitterrand.

Allons franchement, pourquoi voudriez-vous que les choses changent ? Une droite décomplexée qui déborde sur son extrême et une gauche démagogique tétanisée par son propre extrême ?

A Puteaux, les choses sont encore plus irréelles. La section locale est « majoritairement » gauche-gauche alors que sa population est poussée vers le centrisme….quoi de plus logique. Le plus amusant est certainement l’annonce de rencontres bilatérales avec les forces politiques putéoliennes. Alors que le Modem et François Bayrou ont réalisé des scores très importants dans notre commune, le PS local a choisi de donner la primeur de ses échanges à.……la LCR ! Allons voyons nous sommes en 2007 !

Voilà donc le sens général du choix de Christophe Grébert de sortir d’une logique perdante devenue implacable. Puisque l’UMP et le PS de Puteaux se sont entendus pour que rien ne change, pourquoi chercher à obtenir un éventuel soutien de l’un des deux ?

De plus, si vous êtes triste et que vous souhaitez rire un bon coup, je vous conseille la lecture des blogs de Charles Ceccaldi-Raynaud (le père de la Députée-Maire actuelle) qui est fâché avec sa fille qui lui a piqué son poste, et de son ancien copain -devenu ennemi- Puteaux Horizon 2008 (catégorie lèche-pompes de Madame la Députée-Maire). Ils n’ont jamais hésité à briser la coalition socialo-communiste qui menaçait de s’installer à Puteaux. Dans un concert actuel d’inepties, il vous propose une version édulcorée où les socialistes sont devenus leurs nouveaux meilleurs potes pleins de qualités et gentils tout plein. Un délice pour les yeux, vomitif sur le fond.

Les putéoliens devraient-ils attendre 2014 pour mettre un terme à la saga Ceccaldi-Raynaud et au défilé des lèche-pompes qui les soutiennent ? Je ne crois pas. La preuve par l’image : le projet des citoyens putéoliens prend forme de jour en jour sur http://www.puteaux.org . Les contributions valent ce qu’elles valent, mais ont le mérite d’exister et de répondre aux attentes des habitants. Notre équipe s’est agrandie et les gens se présentent désormais spontanément ou par le biais du bouche à oreille. Les langues se délient et l’on découvre chaque jour l’ampleur d’une gestion calamiteuse. Il y a du travail aujourd’hui, mais les chantiers à mener dès mars prochain promettent quelques surprises.

Les putéoliens savent désormais qu’en mars 2008 ils auront le choix. Enfin un VRAI choix. Ils pourront décider de reconduire une majorité aux abois ou de voter pour une opposition qui demeure inaudible.

Au fait, il y aura aussi une liste citoyenne simple et bourrée d’humilité qui proposera quelque chose qui ressemble à un vrai projet. Oui, les futurs colistiers ne seront pas des professionnels installés dans le métier, mais disposeront de valeurs qui méritent que l’ont n’y regarde à deux fois. Cela peut être utile non ?

Le chemin est long et la campagne ne fait que commencer. Les citoyens putéoliens lancés derrière Christophe Grébert savent que les « appareils » leurs préparent quelques coups tordus. Ajoutée à une bataille du net qui promet d’être riche, les mois qui s’annoncent seront intéressants à plus d’un titre.

Si l’on mourrait du ridicule je suis certain que le taux de mortalité serai impressionnant dans les partis putéoliens ! Au final, rien ne vaut la liberté de pensée, de conscience et de parole. Il faut savoir garder la tête froide, demeurer digne et humble devant ses pairs et rester fidèle à la ligne que l’on s’est fixé, campé sur des valeurs humaines et intellectuelles solides.

Pas de vengeance ou de critique inutile. Ce post a valeur de solde de tout compte. Le changement est à portée de main, loin de toute cette boue l’horizon se dégage.

Mon père –communiste invétéré- avait encore raison : la politique est sale. Elle pourri et corromps les hommes qui la pratiquent. Pour une miette de pain, ils se battent entres eux, détruisent tout sur leur passage et oublient les gens qui les ont élus.

Merci du conseil papa. Je t’aime bien tu sais.

Régis Sada