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17 juillet 2007

Pourquoi à Puteaux, le ridicule c’est : « jamais deux sans trois ! » ?

8c0e4c50875d276f92de12d9eade830b.jpg A Puteaux, le ridicule ne tue pas ! C’est le triste constat qu’il faut dresser en prenant connaissance d’un point de l’ordre du jour qui sera soumis jeudi 19 juillet au Conseil Municipal de la ville.

Après avoir été récemment condamnée -pour avoir laissé insinué en tant que Directrice de Publication sur le site internet de la commune- qu’un citoyen de sa commune avait des « penchants pédophiles », Mme. Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Députée-Maire UMP de Puteaux, demandera au Conseil Municipal convoqué le jeudi 19 juillet, de valider la troisième action en justice contre le blog MonPuteaux.com.

Le contribuable putéolien appréciera l’acharnement avec lequel sa première magistrate tente de faire plier Christophe Grébert, qui a annoncé sa candidature à la prochaine élection municipale de mars 2008 !

Ce nouveau procès perdu d’avance, est une nouvelle fois le résultat de propos tenus par le bloggeur sur son site, et jugés comme diffamatoires vis-à-vis de la Députée-Maire .

Ces propos ont été publiés en réponse à la condamnation en appel de Joëlle Ceccaldi-Raynaud et de son père –ancien Sénateur Maire de Puteaux- Charles Ceccaldi-Raynaud, pour avoir publié et laissé publié sur le site internet de la commune que Christophe Grébert : « s’approchait facilement de la joue des enfants »… La justice de la République a estimée par deux fois que ce type d’insinuation pouvait laisser supposer aux internautes que ce citoyen présentait un risque éventuel pour les enfants de la commune.

Prenant acte de cette condamnation, Christophe Grébert a estimé que ces élus étaient « indignes » –mot transposé bien entendu- Pour ma part, cette condamnation m’a permis de fixer ces deux personnes à mon tableau de chasse des HONTEUX DE LA REPUBLIQUE.

Madame Joëlle Ceccaldi-Raynaud m’avait même écrit que c’était par « devoir de précaution » et qu’en matière de protection de l’enfance elle « préférait toujours avoir tord trop tôt que raison trop tard»…rien que cela….extraordinaire effectivement…

Notons que bien que condamnés, ni Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ni Charles Ceccaldi-Raynaud, n’ont a aucun moment exprimé le moindre remord ou prononcé le moindre mot d’excuse à l’attention du citoyen qu’ils ont –par leur acte condamné- sali, insulté et humilié. Je n’ose penser quelles conséquences auraient pu découler de cet acharnement verbal contre Christophe, si par malheur un enfant de Puteaux avait subi des sévices ! De cela, les Ceccaldi-Raynaud fille et père, n’ont pas semblé beaucoup sans soucier.

La réélection par défaut de Joëlle Ceccaldi-Raynaud à l’assemblée Nationale, n’a pas entamée ma profonde détermination à noter, relever et mettre au jour, sa vision très particulière de la liberté d’expression. Si un ancien Sénateur et une actuelle Députée ne respectent pas les règles qu’ils votent ou qu’ils ont votées, ils n’ont pour moi aucune légitimité à refuser aux autres le droit de dénoncer des pratiques politiques honteuses et indignes.

Une fois de plus, la Ville de Puteaux et ses habitants seront les acteurs involontaires du spectacle lamentable que certains de leurs élus mettent en scène. Notre ville viendra au devant de la scène judiciaire malgré la plus grande exaspération des magistrats.

Le Président de la République Nicolas Sarkozy a exprimé le souhait de « nettoyer la banlieue au Karcher », souhaitons que les putéoliens utilisent « l’arme fatale » du bulletin de vote pour rendre à leurs futurs élus de mars 2008 la dignité et l’honneur de les représenter.

Une nouvelle fois j’apporte mon soutien total au citoyen Christophe Grébert dans ce nouvel épisode judiciaire, et une nouvelle fois j’attends que des élus viennent me refuser le droit de dire et d’écrire qu’ils ne rendent pas honneur au mandat que les putéoliens leur ont confié.

Régis Sada