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12 juillet 2007

Pourquoi construire un projet citoyen attise haine et mépris ?

ecfef458a5976e4500a63c31cbeb7031.jpg Comme vous le savez sans doute, je suis devenu Directeur de Campagne de Christophe Grébert le 29 mai dernier. A Puteaux, ville où donner son avis est presque une insulte, je savais que la tâche promettait d’être ardue. Force est de constater que je ne suis pas déçu de ces premières semaines de travail et d’explication.

Première constatation : le blog participatif http://www.puteaux.org prend forme chaque jour un peu plus, et offre à la lecture des internautes un balayage assez intéressant des nouvelles mesures à développer dans les prochaines années.

En approfondissement les sujets, en parcourant les quartiers et en allant à l’écoute des habitants de la commune, ce n’est plus un fossé qui sépare les habitants de leurs élus municipaux, c’est un immense gouffre ! Je ne pensais pas que le ressentiment des habitants –exception faite des lèches pompes habituels- soit aussi fort. La parole se libère et les carences sont mises au jour. Elles sont nombreuses et ne sont pas bien difficiles à déterminer, à condition de se concentrer sur ce que les citoyens expriment.

La seconde, c’est que Christophe Grébert se professionnalise. Il comprend chaque jour un peu plus l’ampleur de la tâche qui incombera au futur Maire de Puteaux. Savoir écouter et retranscrire les attentes des putéoliens n’est pas une chose facile. Il faut jongler entre les priorités de développement de la ville et les attentes directes des citoyens. Il faut aussi savoir allier vie publique, vie professionnelle et vie privée. Au bout du compte c’est une expérience qui compte dans une vie de citoyen engagé et c’est un défi qui mérite d’être relevé.

La troisième est liée au fait que nous diffusons actuellement dans les boîtes aux lettres la « lettre aux putéoliens » qui signe la déclaration de candidature de Christophe et l’explication de la mise en place du « chantier » de la maison commune des putéoliens. Que de boîtes, que de rues et que de rencontres intéressantes… Je reste un passionné et malheureusement pour moi, je me laisse souvent emporter par mes émotions. Voir des rassemblements de jeunes abandonnés, laissés pour compte et qui expriment un ennui profond dans une ville aussi riche, m’incite à poursuivre la construction de ce projet afin de réconcilier ces putéoliens avec leur ville. Ils méritent que l’on s’occupe d’eux.

La dernière constatation est à classer au rayon des mésaventures : Ce n’est un secret pour personne, la candidature personnelle de Christophe Grébert n’a pas reçue un enthousiasme débordant dans notre section socialiste locale. Connaissant la vivacité d’esprit et le débordement d’énergie de quelques iconoclastes qui la peuplent, je ne doutais pas que cela donnerai lieu à quelques joutes verbales à inscrire dans la mémoire collective.

Depuis plusieurs semaines déjà et cette semaine encore, la médiocrité humaine m’est revenue en pleine figure à un stade que je n’aurai soupçonné. Je sais que par nature l’homme est mauvais…mais à ce point ! Moqueries et railleries ne grandissent jamais leurs auteurs, mais abaisser le débat à de simples batailles d’égo alors que les habitants putéoliens attendent des réponses concrètes, cela me défrise les bigoudis.

A plusieurs reprises, j’ai noté de nombreuses différences sur un plan politique avec quelques-uns de ces tenanciers de la taverne socialiste putéolienne. Mais là, c’est sur les convictions profondes, le sens des priorités et les valeurs mêmes que nous sommes en désaccords.

Ces deux ou trois personnes prennent le crachoir pour un bavoir. Ils attisent les conflits et entretiennent la haine de ce qui est différent. Comment peux-t-on entretenir volontairement un tel climat de haine et de suspicion, entre des gens qui sont censés tirer dans le même sens ? Je n’ai pas grand-chose de commun avec des gens qui méprisent jusqu’à la parole citoyenne. Ces gens sont des perdants dans l’âme et sont représentatifs des erreurs d’un PS qui reste noyé dans ses certitudes et qui n’ose plus se confronter à la réalité vécue par les français. Ils ne me déçoivent pas…ils me font mourir de rire. Le ridicule ne tue pas…heureusement car à Puteaux à droite comme à gauche, il y aurait pénurie de militants et d’élus !

Le mépris, l'arrogance et la suffisance sont des défauts habituellement imputables à des gens qui disposent de tous les pouvroirs, et rarement à des gens qui n'ont jamais rien gagné, apporté ou prouvé. Cette semaine, l'on m'a prouvé le contraire et devant un témoin aussi important qu'effrayé !

La campagne risque d’être longue et distrayante. Christophe demandera en temps voulu, le soutien des militants qui souhaitent réellement apporter du neuf avec des idées et des pratiques renouvellées. Cela donnera lieu à quelques joutes mémorables.   

La dispersion n’amène que la division. Les putéoliens méritent des élus qui se concentrent sur l’essentiel : leur devenir. Point de littérature superflue. Occupons nous des bancs cassés ! C’est dans tous les cas, la mission que nous nous sommes fixé autour de la candidature de Christophe Grébert.

Régis Sada