« Pourquoi Nicolas Sarkozy est devenu Président de la République ? | Page d'accueil | Pourquoi Christian Vanneste et Joëlle Ceccaldi-Raynaud sont le fruit des mensonges du Président Nicolas Sarkozy et de l’UMP ? »

11 mai 2007

Pourquoi je suis entré en « résistance citoyenne » ?

medium_buste_de_Marianne.5.jpgLes français ont choisi leur nouveau Président de la République  : Nicolas Sarkozy. Cela surprendrai beaucoup de gens autour de moi, si j’annonçais que cette élection me remplisse de satisfaction. Bien entendu, je suis amèrement déçu de la défaite de Ségolène Royal lors du scrutin du 6 mai.

Je suis pragmatique, citoyen, démocrate et républicain. Le choix majoritaire des français s’impose donc à tous les autres. Les récentes manifestations anti-Sarkozy sonnent pour moi comme des provocations inutiles et anti-républicaines. Néanmoins, bien qu’adhérent du Parti Socialiste je ne m’estime pas abattu et me lance pour les cinq années qui viennent dans la « RESISTANCE CITOYENNE ».

A GAUCHE

medium_LOGO_PS.jpgPersonne ne doute que les élections législatives des 10 et 17 juin prochains, conduiront une vague bleue à l’assemblée Nationale. Le tout est de savoir si le Parti Socialiste saura rester rassemblé suffisamment longtemps pour espérer la présence d’au moins 200 députés dans la future assemblée.

Si je n’attends rien de la future majorité –aussi diverse et variée soit elle- j’attends en revanche beaucoup de la future opposition socialiste. Les résultats de dimanche doivent amener les socialistes à se poser des questions sur les futures orientations qu’ils doivent prendre, sur leurs logiciels d’étude et sur leur capacité à se réconcilier avec un électorat populaire qui s’est aventuré à soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy.

A mon modeste niveau, je serai véritablement offensif afin de pousser mes « camarades » à reprendre pied sur les attentes et les besoins de la population et à s’engager fermement et clairement sur des positions rénovées et réformées. Le PS a souffert depuis trop longtemps de suffisance de ses cadres et de constat objectif des besoins économiques et sociaux. La conservation des acquis et la création de nouvelles formes de solidarités et d’égalité, passent forcément par la création de richesses, donc d’une économie ouverte et amoindrie de certaines contraintes injustifiées.

Les socialistes ont sous-estimé les erreurs de « gestion » sur les 35H ou sur les retraites : les français les ont sanctionnés. Ils ont méprisés trop longtemps le salariat privé –notamment celui des PME- ces derniers ont voté massivement Bayrou au premier tour et ont choisi Sarkozy au second ! La gauche a refusé de traiter la question des régimes spéciaux et la réforme des retraites : les français ont tapé du poing sur la table et chargé Sarkozy de faire le ménage.

Quel gâchis ! Cette élection qui devait mettre un terme à un régime de droite dure et sectaire s’est soldé par une défaite d’un parti et non de sa candidate. Ségolène Royal a initié la modernisation des dogmes socialistes, je m’engage a poursuivre sur cette voie en ne permettant plus un retour en arrière d’une gauche qui ne sait plus convaincre, donc qui ne sait plus gagner !

Première mission pour le PS : en terminer avec son extrème-gauche « anti-libérale » qui ne pèse rien sur le plan politique mais la plombe dans les urnes. Les relations du PS avec ses concurrents « plus à gauche » doivent se tendre au risque que le PS ne voit fuir le Peuple de Gauche vers un Mouvement Démocrate qui pourrai lui tailler des croupières.

A DROITE

medium_LOGO_UMP.jpgIl n’y a plus grand-chose à dire sur la vaste entreprise menée par Nicolas Sarkozy depuis 2002. Le bougre a réussi son pari audacieux en rangeant sous sa coupe tous les ténors –vieillissants- de son parti et en créant une véritable machine de guerre politique et populaire à travers l’UMP.

Son « Hold-Up » démocratique a fonctionné à plein régime et permis de réconcilier les français avec une droite plus dure que jamais. Les gaullistes en sont pour leurs frais, les autres pleurent… Bravo pour ça tout du moins.

Maintenant, il ne faut pas donner au nouveau Chef de l’Etat le sentiment de croire que « TOUT DEVIENT POSSIBLE » pour lui et sa future majorité. Les citoyens sont désormais regardants et exigeants envers leur personnel politique, et la jeunesse à bien compris le rôle qu’elle doit tenir dans l’avenir.

Internet demeura l’une des rare possibilité pour exprimer ses idées en toute liberté sans risquer que celles-ci soient déformées et amaincies à la radio, à la télévision ou dans la presse. Nicolas Sarkozy a cocufier l’information, les citoyens veilleront au grain.

Autre point de taille : ne pas laisser Nicolas Sarkozy se présenter comme le Président de tous les français, en omettant de l’interroger sur ses intentions concernant quelques « points noirs » issus de l’UMP. En refusant de présenter un concurrent contre Christian Vanneste dans le Nord, ce condamné est presque assuré d’être réélu. Si Nicolas Sarkozy vient à choisir Joëlle Ceccaldi-Raynaud –Maire de Puteaux- comme successeur à la députation de sa circonscription d’élection, le nouveau Chef de l’Etat donnera un strapontin à une « condamnée » très récente, qui avec la complicité de son père a laisser diffuser un message sur le site internet de la ville de Puteaux, laissant supposer qu’un citoyen avait des penchants pédophiles. Ce n’est pas moi qui l’affirme mais la justice de la République  !

RESISTANCE CITOYENNE

medium_flag_france.9.jpgLa RESISTANCE CITOYENNE c’est tout cela. C’est refuser une gauche bête, inaudible et éloignée de la réalité de son électorat devenu potentiel. C’est refuser qu’une droite qui dispose de tous les pouvoirs, le détourne à son seul profit. C’est refuser que des élus indignes puissent se représenter devant les suffrages des citoyens. C’est refuser que les idéaux républicains soient mis à mal. C’est refuser que la France ne devienne le pays où la classe politique à tous les droits, sauf celui d’être contestée par les citoyens.

Il nous revient, à nous citoyens, de poursuivre le formidable élan démocratique de cette élection présidentielle. C’est montrer à nos dirigeants notre exigence de transparence, de probité et d’intégrité. C’est porter un regard appuyé sur nos compatriotes les plus faibles. C’est dénoncer les abus de pouvoir, les dérives de langage et les insultes faîtes à la République.

La République et la France se méritent ! A nous citoyens de les protéger contre les risques d’une démocratie dévoyée aux plus forts. Le drapeau, la devise et la Constitution sont nos biens communs. Nous en sommes les gardiens devant l’Histoire et par devoir de mémoire pour toutes celles et tous ceux qui nous ont permis d’être libres aujourd’hui.

Citoyennes, citoyens, la résistance citoyenne nous appelle !

Régis Sada