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12 avril 2007

Pourquoi nos « grands » élus tentent de se faire passer pour des Rmistes ?

medium_buste_de_Marianne.2.jpgJe vous conseille la lecture de l’article ci-dessous qui démontre que nos Parlementaires sont tentés d’assainir leur image à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle. Versez une larme émue en lisant ceci :

 

Les avantages du perchoir tombent - Les privilèges à vie des ex-présidents de l'Assemblée sont abolis.

Par Nathalie Raulin – Journal Libération du 12/04/2007

Ce n'est pas la nuit du 4-Août (1), mais c'est toujours ça. Hier, le bureau de l'Assemblée nationale a décidé de supprimer, à l'unanimité, les privilèges accordés aux anciens tenants du perchoir.

Jusqu'à présent, au terme de son mandat et quelqu'ait été la durée de ce dernier, le président de l'Assemblée nationale pouvait jouir à vie, aux frais du contribuable, d'un bureau au palais Bourbon, d'une voiture de fonction et des services de deux collaborateurs ­ une secrétaire et un chauffeur, en règle générale.

medium_logo_an.jpgDe menus avantages oubliés de tous. Du moins jusqu'à ce que se pose la question de remplacer au perchoir le très chiraquien Jean-Louis Debré nommé, fin février, au Conseil constitutionnel. Les travaux de l'Assemblée nationale étant suspendus jusqu'aux législatives, le poste semblait sans grand intérêt. A la surprise générale, la succession a pourtant suscité une véritable empoignade dans les rangs UMP. De quoi attiser les soupçons sur l'importance des petits à-côtés auxquels donne droit le fait d'avoir été, ne serait-ce que quatre mois, le quatrième personnage de la République.

Soucieux de ne pas prêter le flanc à la critique à deux mois de l'échéance présidentielle, les quatre finalistes avaient protesté de leur désintéressement et juré de mettre un terme à ces privilèges archaïques. «Nous devons protéger l'image de l'institution parlementaire qui est le socle de la démocratie», a justifié hier le nouveau président de l'Assemblée nationale Patrick Ollier. Et au passage, la réputation du candidat UMP. A quoi tient l'abolition des privilèges...

(1) Dans la nuit du 4 août 1789, les députés votèrent l'abrogation des droits et privilèges féodaux.

A LIRE SUR : Libération

Maintenant chers compatriotes, avant de voter, n’oubliez pas de consulter le récapitulatif ci-dessous, et pensez à tout ce que les futurs présidentiables et autres Parlementaires oublient volontairement de souligner dans cet élan de générosité :

medium_flag_france.2.jpgIndemnités brutes mensuelles (en euros) :

- Parlementaire : 6 769,39
- Président de la République : 6 594,00
- Président de conseil régional/ général : 5 227,22
- Président d’agglomération/ communauté urbaine (plus de 100 000 habitants) : 5 227,22
- Maire (ville de plus de 100 000 habitants ) : 5 227,22
- Président d’agglomération/ communauté urbaine (de 50 000 à 99 999 habitants) : 3 965,48
- Maire (ville de 50 000 à 99 000 habitants) : 3 965,48
- Président d’agglomération/ communauté urbaine (de 20 000 à 49 999 habitants) : 3 244,48
- Maire (ville de 20 000 à 49 999 habitants) : 3 244,48
- Conseiller régional (plus de 3 millions d’habitants) : 2 523,49
- Conseiller général (plus de 1,25 millions d’habitants) : 2 523,49
- Maire (ville de 10 000 à 19 999 habitants) : 2 343,24
- Conseiller général (d’1 à 1,25 millions d’habitants) : 2 343,24
- Conseiller régional (de 2 à 3 millions d’habitants) : 2 162,99
- Conseiller général (de 500 000 à 999 999 habitants) : 2 162,99
- Maire (ville de 3 500 à 9 999 habitants) : 1 982,74
- Conseiller régional (d’1 à 2 millions d’habitants) : 1 802,49
- Conseiller général (de 250 000 à 499 999 d’habitants) : 1 802,49
- Maire (ville de 1 000 à 3 499 habitants) : 1 550
- Conseiller régional (moins d’1 million d’habitants) : 1 442,00
- Conseiller général (moins de 250 000 habitants) : 1 422,00
- Maire (ville de 500 à 999 habitants) : 1 117,54
- Maire (ville de moins de 500 habitants) : 612,85  

Les députés et les sénateurs :

- Indemnité parlementaire : 5 257,78 euros par mois, plus 157,73 euros d'indemnité de résidence et 1 353,88 euros d'indemnité de fonction défiscalisée.

- Indemnité représentative de frais de mandat : 6 112euros par mois pour les députés et 6 450,26 pour les sénateurs. Dévolue au paiement des frais kilométriques, location de permanence, etc.

- Rémunération des collaborateurs : les députés disposent de 8 553 euros/ mois pour payer d’un à cinq assistants. Les sénateurs peuvent en employer d’un à trois (2 298,17 euros brut mensuels pour un temps plein).

- Téléphone et courrier : chaque parlementaire dispose d'une dotation téléphonique : 4 780 euros TTC par an pour les élus de Paris et de sa région, 6 610 pour les autres départements, environ 10 000 pour les DOM-TOM. Ils peuvent envoyer jusqu'à 8 000 plis par an.

- Transports : les parlementaires ont une carte de circulation valable en 1ère classe sur le réseau SNCF, et peuvent effectuer 40 allers-retours entre Paris et leur circonscription et 6 hors circonscription.

- Logement : les députés ont accès à un ancien hôtel situé à proximité du Palais-Bourbon (45 euros la nuit). Le Parlement propose aux élus des prêts d'aide au logement, en région parisienne et dans leur circonscription : 76 225 euros, avec 2% d'intérêt.

- Retraite : l'âge légal d'un parlementaire pour toucher sa retraite est fixé à 60 ans. La pension moyenne s'élève actuellement à 2 192 euros par mois pour un député et à 3 294,71 euros pour un sénateur. Les quinze premières années, ils cotisent double (environ 915 euros par mois au Sénat et environ 1 110 euros à l'Assemblée nationale) : un mandat de cinq ans vaut donc dix ans d'activité. Dans le cas d'un mandat incomplet pour cause de dissolution, l'élu peut par ailleurs racheter ses droits. Les parlementaires issus de la fonction publique peuvent continuer à cotiser en tant que fonctionnaires, ce qui leur permet de toucher deux retraites.

- Sécurité sociale : les parlementaires sont affiliés à leurs propres caisses de sécurité sociale et peuvent également cotiser à une mutuelle.

Autres :

- Président de la République : il dispose en plus de son salaire d'une dotation annuelle d’1 705 200 euros.

- Elus locaux : les frais de fonctionnement de chaque groupe d'élus sont pris en charge par la collectivité locale, qui fixe les frais de représentation de son chef (président de conseil régional, président de conseil général, ou maire).

 

Désormais, vous pouvez voter en conscience pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui passent leur journée a affirmer que votre travail est insuffisant et que votre volonté pour surmonter les difficultés du pays est trop faible.

Ils réussiraient presque à faire oublier que c’est pour conserver tous ces avantages et qu’ils ont fait de la politique leur « gagne-pain », qu’ils évitent soigneusement de débattre et de traiter les sujets qui vous intéressent. Une fois ce carnaval électoral terminé, vous pouvez avoir l’assurance qu’ils oublieront rapidement tous les engagements et toutes les promesses qu’ils se sont fatigués à vous faire.

Du pur « gauchisme » pensez-vous ? NON, du réalisme, de la vérité et des regrets profonds pour cette République et cette France qui ont été abandonnés et laissés à leur triste sort. Que reste-t-il de l'intérêt supérieur de la Nation dans tout cela ? Que reste-t-il au Peuple, sinon le seul droit de subir ce pillage légal des fonds publics ? 

Je suis pour la DELATION et la VEILLE CITOYENNES. Je suis favorable à une véritable cure d’austérité contre ces avantages « innés », « acquis » et « réservés » à une minorité. Je suis effrayé de réaliser à mon âge que toutes les bonnes consciences –même et surtout- celles de gauche profitent de cela en oubliant les gens qu’ils sont censés représenter. La misère est moins triste au soleil dit-on. 

Croire que : s'abstenir de voter, de donner son avis, se taire ou se réfugier dans les extrêmes, sont des solutions valables pour lutter contre ce fléau reste une utopie. Il faut avoir le courage, l'audace et la volonté de dénoncer et de démonter ce système honteux et insupportable dans un pays où les besoins sont immenses, où la précarité ne se cache plus et où l'intolérance ramène la France à ses heures les plus sombres.

Les citoyens ont le droit mais surtout le devoir de voter. Au regard de l’Histoire et des gens qui se sont battus pour construire un pays où chacun disposera des mêmes droits et des mêmes devoirs. Les profiteurs de la République ont gâché une occasion unique de se grandir en pillant et en voulant « briller » sous les ors de la République.

Mes chers compatriotes, le 22 avril 2007, avant de voter ayez conscience de tout ce temps passé et des couleuvres qu’il vous a fallu avaler pour fermer les yeux sur ces méthodes et ces pratiques digne du Moyen-Âge. En 2002, beaucoup se sont tiré une balle dans le pied en mettant la démocratie en péril. En 2007, le devoir de chacun est de rendre la dignité de la parole et de l’action politique.

Avant de voter pour un clan, votez avec votre cœur pour la République et pour la France …

Régis Sada