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24 mars 2007

Pourquoi Lucie Aubrac ne pouvait pas s’en aller sans recevoir l’hommage de la Nation ?

medium_lucie_aubrac.jpg Le 14 mars 2007, Lucie Aubrac s’est éteinte à l’âge de 94 ans. Avec sa disparition, c’est l’une des figures de la Résistance au nazisme qui nous a quitté.

Le 21 mars 2007, le Président de la République Jacques Chirac, a fait rendre les hommages militaires à cette femme exemplaire, dans la Cour de l’Hôtel des Invalides.

Au son du « Chant des Partisans », Lucie Aubrac s’en est allé rejoindre sa terre natale et trouver le repos éternel.

J’estime que son décès est passé relativement inaperçu devant l’étalage de la campagne présidentielle. Pour palier à cette injustice de traitement, j’ai choisi de lui rendre un hommage modeste en lui écrivant ces quelques mots :

« Chère Madame, chère Lucie,

Vous nous avez quitté dans une profonde indifférence médiatique, et même si les hommages militaires vous ont été rendus, je n’ai pas eu le temps de vous dire merci.

J’ai admiré votre courage, votre force de caractère, votre indépendance et votre bataille permanente pour la liberté.

Vous n’avez jamais accepté que l’on vous enlève ce qui vous appartenait. Vous avez sauvez votre mari des griffes du nazisme et avez poursuivi votre soif de résistance.

Affaiblie par l’âge, vous n’avez jamais reculé. Tant que vos jambes vous ont porté, vous avez parcouru les collèges et les lycées de France pour défendre le devoir de mémoire auprès de la jeunesse.

Comme toutes celles et tous ceux que j’ai toujours respecter, comme mes propres grands-parents vous n’avez pas accepté la fatalité.

Si mon admiration cesse avec votre disparition, mon cœur lui, n’oubliera jamais la femme d’honneur que vous demeurez pour l’éternité.

Qui sauve une vie, sauve la vie.

Merci à vous Chère Madame, Chère Lucie, de m’avoir convaincu que la France et la Résistance se conjuguent au présent. »

Régis Sada