22 février 2007

Pourquoi j'apporte mon soutien à Christophe Grébert ?

medium_christophe_grebert.3.jpgLors du lancement de mon blog personnel « avec les mots de Régis Sada » le 1er novembre 2006, je vous ai dressé le portrait de Christophe Grébert (Pourquoi Christophe Grébert ?), un citoyen blogger pas vraiment comme les autres.

Dans deux posts suivants « Pourquoi Puteaux ? » et « Pourquoi j’ai été Représentant de Quartier de Puteaux ? », je vous ai présenté la ville dans laquelle je réside, et les conditions spéciales qui régissent sa vie démocratique.

Aujourd’hui sur son blog MonPuteaux, Christophe Grébert rappelle à ses lecteurs que le 1er mars 2007, Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud tenteront l’appel de la condamnation pour « diffamation homophobe » qui les a frappés le 5 septembre dernier.

Christophe Grébert, c’est l’histoire d’un citoyen passionné de sa ville de Puteaux, qui ose depuis 2002 donner son opinion sur la politique municipale menée conjointement et en tandem par le père et la fille Ceccaldi-Raynaud.

C’est  ce citoyen empêché d’assister aux Conseils Municipaux de la Ville car risquant de troubler la seirenité des débâts.

C’est ce citoyen insulté quelques mois plus tard dans les travées de ce même Conseil Municipal, par quelques iconoclastes locaux battant en meute de porcs hurlants et haineux.

C’est ce citoyen atypique arrêté en pleine rue par la Police Municipale , sur ordre de l’ancien Sénateur-Maire de Puteaux.

C’est ce citoyen attaqué en justice par la Ville de Puteaux, pour avoir repris un article paru dans les colonnes du Journal Le Parisien, expliquant un litige rencontré par une ancienne employée municipale.

C’est encore ce citoyen qui voit insinuer sur le site internet de la commune, qu’il aurait des tendances à s’approcher un peu trop de la joue des enfants ou de les photographier sans autorisation.

C’est enfin ce citoyen exemplaire qui a fait comparaitre et condamner (en première instance), ces mêmes personnes pour avoir porté directement atteinte à son honneur, à sa probité et à son intégrité.

Il n’est pas question pour moi de faire de Christophe Grébert une icône. Ce garçon n’est pas icône, c’est un exemple de citoyenneté active et effective. C’est un modèle pour tous les « petits » qui pensent que les « grands » ont tous les droits et la justice pour eux.

Je soutiens son combat, car nous partageons des objectifs communs : rendre aux habitants de la Ville de Puteaux la réalité d’une démocratie conforme à notre engagement républicain, et dénoncer sans relâche les comportements indignes, inacceptables et incompréhensibles de certains élus.

A maintes reprises, les medias ont apporté la preuve que s’exprimer librement à Puteaux peut s’avérer hasardeux. Ecrire sur internet, partager ses attentes ou donner simplement une opinion, n’est pas toujours accepté comme cela devrait pourtant être le cas.

Moi-même, en donnant mon sentiment sur cette affaire dans le cadre d’une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, j’ai eu la surprise (enfin…) de recevoir un courrier de Madame La Députée-Maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud dans les 24H qui ont suivi. Ce courrier risible dans son contenu était censé me faire partager l’offense ressentie par la suppléante à l'assemblée Nationale de Nicolas Sarkozy. Cela m’a surtout permis de faire comprendre que j’ai passé l’âge de recevoir des leçons de bonne conduite.

La liberté de conscience et de parole sont des droits reconnus dans la Constitution de la République. Ces droits sont dits inaliénables et touchent tous les citoyens sans exception.

Les lois sont communes à toutes et tous, et personne ne doit s’en affranchir. J’espère (et je ne doute pas) que le Tribunal confirmera la condamnation de Charles et de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, rendant ainsi à Christophe Grébert son honneur que l’on a voulu salir par des méthodes douteuses.

Si ce post – ou les autres – m’amènent à être attaqué en justice à mon tour pour diffamation, ce que je me refuse de croire, je ferai face à mes juges « tête haute et mains propres ».

Régis Sada