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29 janvier 2007

Pourquoi je suis heureux et soulagé de l’exclusion de Georges Frêche ?

medium_georges_freche.3.jpgJe ne le cache pas : après les valses hésitations de certains militants socialistes, après les premières déclarations de Ségolène Royal et avec une certaine connaissance des coulisses du PS, je n’étais pas convaincu que la Commission Nationale des Conflits du PS prendrait la décision évidente de mettre Georges Frêche à la porte du Parti Socialiste.

Ce « baron » local, clientéliste et démagogique à souhait, tenait dans ses mains le destin de la quatrième Fédération socialiste de France. Durant des années, il usait de ce pouvoir local pour arroser les uns et les autres, pour faire taire toute contestation et asseoir ainsi son pouvoir.

Ce droit était visiblement pour lui « divin ». Un droit divin qui lui permettait de franchir régulièrement la ligne jaune de la parole vexante, de l’insulte et de la discrimination flagrante.

Mais les temps ont changé, des lois ont été votées et les citoyens sont désormais « protégés » contre les débordements et les égarements verbaux de quelques iconoclastes vieillis physiquement et mentalement.

Cette exclusion de Georges Frêche sonne pour moi comme une victoire. Le PS a grandi car cette décision a été le fruit des milliers de motions votées dans les sections locales, des pétitions signées dans les fédérations et des dénonciations sur le net. Georges Frêche a été abattu par les militants de la base eux-mêmes.

Bien sûr, vous trouverez encore quelques-uns de ses soutiens à Montpellier. Ce sont généralement des gens qui ont accepté de faire allégeance au grand « Georges ». Ils doivent se sentir très mal depuis samedi, car le boss s’est fait décapité.

Par son comportement et ses propos, Georges Frêche n’était plus digne d’être socialiste. Comment un parti pouvait-il accepter plus longtemps que l’un de ses représentant salissent celles et ceux que ses camarades entendent protéger et représenter dès cette année ?

Comment justifier des propos infâmes qui frôlaient les thèses défendues par l’extrême-droite ? Le PS n’avait pas d’autre choix que de mettre à la porte cet élu indigne. Reste à mettre au pas ses soutiens locaux du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, afin qu’ils se choisissent un autre Président plus digne. Les verts et les Communistes locaux ont également soutenu le « Baron de Septimanie ».

Je suis un défenseur de la liberté d’expression. Mais la liberté d’expression doit être limité quant des mots peuvent porter atteinte à la dignité d’autres citoyens. Je pense beaucoup de choses des gens que je déteste. Si j’en parle en privé, je m’abstiens de le faire en public.

Les lois existent pour tous. Les élus comme les autres doivent être exemplaire dans leurs propos. Georges Frêche a été condamné par la justice et par son parti, reste à l’UMP à entrevoir la possibilité de passer le balai dans ses travées. Vu les récentes condamnations, les candidats au départ ne manquent pas.

Bonne retraite à Georges Frêche, loin des caméras et des français…

Régis Sada