11 avril 2008

Pourquoi la France doit reconnaître officiellement la déportation pour motif d’homosexualité ?

1385078508.jpgVOUS AUSSI RELAYER CET APPEL SUR VOTRE BLOG : LES FLAMANDS ROSES

Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis ont déporté des hommes et des femmes parce qu’ils ou elles étaient homosexuelLEs. Les hommes étaient soumis au paragraphe 175 du droit allemand qui pénalisait l’homosexualité masculine seulement, et portaient un triangle rose dans les camps. Les femmes étaient souvent considérées comme asociales et portaient un triangle noir, certaines ont été arrêtées et déportées comme communistes.

La journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation a lieu chaque année le dernier dimanche d’avril. A cette occasion, des cérémonies officielles de commémoration sont organisées un peu partout en France. Les associations homosexuelles sont désormais officiellement invitées à certaines de ces cérémonies, mais cela n’est pas le cas partout. De plus, même lorsqu’elles sont invitées, ces associations et leurs sympathisantEs ne sont pas toujours bien acceptéEs par l’ensemble des autres participantEs.

En 2001, le Premier Ministre Lionel Jospin déclarait : ``Il est important que notre pays reconnaisse pleinement les persécutions perpétrées durant l’occupation contre certaines minorités - les réfugiés espagnols, les tziganes ou les homosexuels.’’ En 2005, le Président de la République Jacques Chirac déclarait : ``En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés.’’

Ces deux déclarations d’éminents représentants de l’Etat sont des actes politiques d’importance ; elles ne sauraient toutefois constituer à elles seules les actes officiels par lesquels la République Française reconnaîtrait la déportation pour motif d’homosexualité. Nous attendons toujours de tels actes.

C’est pourquoi nous formulons les demandes suivantes en ce qui concerne les cérémonies de commémoration organisées à l’occasion de la journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation :

Nous demandons que partout en France les associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité soient officiellement invitées en tant que telles à ces cérémonies.

Nous demandons qu’un discours officiel, lu pendant les cérémonies partout en France, rende explicitement hommage à toutes les catégories de déportéEs, avec citation des différents motifs de déportation dont l’homosexualité. Cela pourrait être l’objet d’un discours rédigé par le Ministre des Anciens Combattants en concertation avec les associations portant le souvenir de la déportation.

Nous demandons que les associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité soient associées à la préparation de ces cérémonies, dans un esprit de dialogue, de respect et de compréhension mutuels. Cela pourrait contribuer de plus au dialogue entre les générations et à la transmission de la mémoire. Nous rappelons ici que nous sommes très attachéEs à l’unité du souvenir de la déportation. C ’est la raison pour laquelle, par exemple, nous demandons aux associations d’anciens Combattants, Résistants et Déportés d’accepter notre participation pour l’achat de la gerbe commune qu’elles déposent traditionnellement lors de chaque cérémonie en hommage à ``touTEs’’ les déportéEs.

Nous appelons le Président de la République, Le Premier Ministre, le Gouvernement et les Parlementaires à s’engager afin que la République Française reconnaisse officiellement la déportation pour motif d’homosexualité durant la seconde guerre mondiale.

Nous invitons toutes les personnes et les associations concernées par le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité à se joindre à notre appel.

En particulier nous invitons toutes les associations du Nord - Pas-de-Calais et leurs sympathisantEs à nous rejoindre lors de la cérémonie du souvenir à Lille le dimanche 27 avril 2008.

Lille, le 9 avril 2008

Les Flamands Roses - Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle

17 mars 2008

Pourquoi l’épilogue définitif de la campagne municipale à Puteaux ?

853283416.jpgHier dimanche, le rideau est tombé sur la campagne municipale qui a conduit à la réélection de Joëlle Ceccaldi-Raynaud à la tête de la Ville de Puteaux.

 

Par 52,98% des suffrages exprimés, les putéoliens ont renouvelé leur confiance à la Députée-Maire UMP sortante. Jusqu’en 2014, elle pourra compter sur une majorité de 34 élus (contre 38 en 2001). Cette réélection n’est pas une surprise en tenant compte des résultats du premier tour qui l’avaient placé largement en tête avec 48,90% des voix. Toutefois, nous sommes loin des 73 % au premier tour obtenus par son père Charles Ceccaldi-Raynaud en 2001. Ces résultats sont à mettre en parrallèles avec les 67% obtenus à Neuilly-sur-Seine par Jean-Christophe Fromantin, sur la circonscription du Président de la République Nicolas Sarkozy.

 

Personnellement, la victoire de Joëlle Ceccaldi-Raynaud est bien entendu loin de me réjouir. Je n’ai pas à la commenter outre mesure, les putéoliens ont tranché et lui ont accordé leur confiance. Son résultat marque néanmoins la nécessité de profonds changements dans la vie démocratique de notre ville, et le fait qu’une nouvelle génération d’élus fassent leur entrée au Conseil Municipal de Puteaux indique que plus rien ne sera jamais comme avant ici.

 

La plus belle surprise de ce scrutin est venue de la liste « Puteaux Ensemble » que j’ai eu le privilège de diriger depuis que Christophe Grébert m’en avait confié la responsabilité le 30 mai 2007. En seconde position avec 25,37% au second tour (soit 3 points de plus qu’au premier), l’équipe de citoyens sans étiquettes soutenus par Les Verts et le MoDem, représente désormais la première force réelle d’opposition à celle conduite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

 

5 élus siègeront désormais : Christophe Grébert , Sylvie Cancelloni, Bruno Lelièvre, Evelyne Hardy et Frédéric Chevalier.   

 

Dans les prochains jours, je reviendrai sur chacun d’entres-eux à travers un post personnalisé pour partager mon expérience commune et pour dresser un portrait de ces personnes qui sont désormais bien plus que de simple colistiers. Ce sera pour moi l’occasion de leur écrire tout le bien que je pense d’eux !

 

Avant cela, je souhaite une nouvelle fois adresser toutes mes pensées et mes remerciements à toutes les putéoliennes et tous les putéoliens qui nous ont rejoins, qui ont partagé cette aventure humaine exceptionnelle et qui ont pris sur leur temps personnel et professionnel pour faire de Puteaux une ville qui nous ressemble… J’ai pour toutes ces femmes et tous ces hommes un sentiment profond de respect et de gratitude pour tout ce qu’ils m’ont apporté durant tous ces mois. Je ne garde en mémoire que des moments incroyables, d’émotion et de joie immense. Tous ensembles nous sommes devenus une grande famille qui est appelée à se retrouver pour poursuivre le travail accompli.

 

Je les aime tous profondémment dans leur diversité et leurs différences.

 

Cette élection a également marqué la fin d’une époque pour Puteaux. Avec 7,8% des voix dimanche, Charles Ceccaldi-Raynaud (ancien Sénateur Maire) tire sa révérence presque sans gloire. Au crépuscule d’une vie politique chargée, celui qui a conduit la destinée des putéoliens durant plus de 35 ans s’en va en n’étant pas assuré de pouvoir bénéficier du siège remporté lors de ce scrutin. En effet, le Code Electoral empêche trois ascendants d’une même famille de sièger dans la même assemblée. Etant celui qui a receuilli le moins de voix, le « Lion » de Puteaux devrait céder sa place à sa colistière placée en seconde position. Une page de l’Histoire de Puteaux s’est définitivement tournée en 2008.

 

Pour compléter ce tableau, je ne peux pas oublier le résultat obtenu par la liste conduite par le PS Stéphane Vazia. Avec 13,90% et 3 sièges, c’est un recul sans précédent pour cette section locale qui a compté pourtant plusieurs Maires de Puteaux dans ses effectifs. Le dernier Georges Dardel fut Maire jusqu’en 1969, année où un certain Charles Ceccaldi-Raynaud prendra sa place au bénéfice d’un putsch politique inédit. Je ne reviendrai pas ici sur les échanges d’entres-deux tours, sur le refus d’un désistement républicain au profit de la liste « Puteaux Ensemble » et sur le manque de discernement de ses responsables qui ont refusé d’accepter l’idée que des membres de notre liste portaient déjà un idéal de « gauche » empêchant ainsi, toute intégration raisonnable de membres de la liste du Parti Socialiste.

 

En revanche, je ne peux que regretter et m’insurger devant la campagne boueuse et médiocre qui ont conduit ces mêmes responsables socialistes à brouiller leur message en s’attaquant directement à l’homme Christophe Grébert , en occultant totalement de prononcer jusqu’au nom de celle qui fallait battre absolument : Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Les mots prononcés et écrits, les comportements et les poignées de main gluantes m’ont confirmé dans mon choix de ne pas mener –et laisser mon équipe le faire- une campagne sale et indigne des putéoliens. La sanction est tombée, cruelle, le Parti Socialiste de Puteaux a été désavoué par les électeurs. L’honneur, lui, a été dévasté. Si je garde de l’amitié pour certains colistiers de Stéphane Vazia qui sont restés propres jusqu’au bout et au-delà de nos divergences, cette campagne laissera des traces. Une désillusion humaine profonde et des amis qui ne sont désormais plus mes amis.

 

Chacun assumera ses responsabilités et fera face à sa conscience. Pour ma part, le nom de ma famille est resté intact et je suis resté fidèle aux valeurs que j’ai toujours défendues. Mes nuits sont tranquilles et apaisées.

 

Mes derniers mots seront pour les putéoliens en sachant la profonde tristesse qui anime beaucoup d’entres-eux. Toute l’équipe de « Puteaux Ensemble » voulait cette victoire pour les habitants. Nous pensons à tous celles et tous ceux qui ont été déçus de la réélection de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Nous avons eu la chance de croiser des visages, des sourires et de l’enthousiasme durant toute la campagne.

 

Mention spéciale aux employés municipaux et à tous ceux qui, par une façon ou une autre, ont contribué à défoncer la première porte. Nous vous souhaitons du courage et vous pouvez compter sur notre volonté de ne pas vous abandonner. 

 

Putéoliennes, putéoliens, la réussite de « Puteaux Ensemble », c’est votre propre réussite. Les 4.523 votes recueillis dimanche sont des gages de confiance et d’espoir pour l’avenir. Vos nouveaux élus relaieront le message que vous avez envoyé à la Maire sortante. Nous vous fixons rendez-vous dans les prochaines semaines, où vous allez voir et entendre qu’à Puteaux : quelque chose a changé….

 

Merci mille fois pour la confiance que vous nous avez accordé.

 

La tâche de tous les nouveaux élus : être dignes et respectueux du mandat que les putéoliens leur ont confié. Puteaux, une ville qui s’est enfin réveillée…..

 

P.S. : Mamie, de là où tu es je sais que tu m'a observé et encouragé. Je ne sais pas quel est ton sentiment, j'espère simplement que tu reste fière de ton petit-fils.

 

 

Régis Sada

 

Clermontois de cœur, putéolien d’adoption et ancien Directeur de Campagne de M. Christophe Grébert , Conseiller Municipal de Puteaux.

07 mars 2008

Pourquoi le premier épilogue de la campagne municipale de Puteaux Ensemble ?

853283416.jpgLe grand moment est enfin arrivé.

C’était le 30 mai 2007. Ce jour là, devant les grilles du Tribunal de Grande Instance de Paris, Christophe Grébert a officiellement annoncé sa candidature à la Mairie de Puteaux aux élections municipales du mois de mars 2008. Pour l’accompagner dans cette grande aventure, Christophe Grébert est seul ou presque. Quelques heures avant il avait demandé à Vincent Brack de devenir son mandataire financier et m’avait confié la responsabilité de diriger sa campagne.

Neuf mois passent.

Nous sommes aujourd’hui le vendredi 7 mars 2008. Dans moins de quarante huit heures, plus de 26.000 putéoliens sont appelés à élire leurs 43 nouveaux représentants au Conseil Municipal, dont leur futur Maire. Christophe Grébert a relevé le défi qu’il a lancé quelques mois plus tôt : rassembler des femmes et des hommes de tout horizon et de toute conviction, construire un véritable programme municipal sur la base d’un projet écrit et rédigé par les habitants eux-mêmes. Devant les putéoliens, il est tête de liste de Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble. Une liste de 22 hommes et 21 femmes indépendants, soutenue par deux partis : Les Verts et le Mouvement Démocrate.

La boucle est bouclée. La campagne officielle du premier tour s’achève demain soir à minuit. Laissant quelques heures de répit aux putéoliens pour murir leur décision. Il m’appartient aujourd’hui d’écrire le premier épilogue de cette formidable aventure humaine synonyme d’exemplarité citoyenne. Ne comptez pas sur moi pour vous donner mes « impressions » ou mon « sentiment » sur le résultat du 9 mars. Ce choix décisif et cette décision essentielle pour l’avenir de notre ville, n’appartiennent qu’aux putéoliens. C’est à eux que revient le soin de trancher ce débat démocratique et de désigner les vainqueurs et les vaincus de ce scrutin.

L’histoire d’une histoire pas tout à fait comme les autres

Au début de cette aventure, je ne cache pas avoir connu quelques angoisses. Dans un premier temps, lorsque Christophe Grébert m’a annoncé son intention de se porter candidat à la Mairie de Puteaux et de diriger sa campagne, je me suis posé beaucoup de questions : « où allons-nous ? », « avec qui ? », « comment rédiger un véritable programme utile ? » ou encore « comment rassembler des gens si divers dans leurs personnalités et dans leurs convictions ? ». 

Dans un second temps, nous étions tous les deux membres du Parti Socialiste de Puteaux, et je me suis demandé comment cette candidature serait accueillie. Je ne reviendrai pas sur cet épisode douloureux, j’ai déjà bien assez écrit sur ce sujet.

Nous sommes au début du mois de juin, les rares week-ends ensoleillés nous donnent l’occasion de faire nos premiers pas dans les rues de la ville. Nous profitons des quelques vides-greniers ou autre fête des associations pour distribuer la « Lettre aux Putéoliens » qui constitue la déclaration de candidature. L’accueil des habitants est sympathique, pas encore enthousiaste. Je suis surpris de voir que Christophe Grébert est bien plus connu que je ne le pensais. La rentrée pointe son nez et nous comptons déjà une bonne quinzaine de fidèles. Nous nous réunissons toutes les semaines presque de manière cachée. Le projet commence à se dessiner lentement et les contributions affluent, tant que j’arrive à être débordé et avoir des difficultés à gérer mon temps.

Nous sommes en septembre-octobre. Cet été m’a donné l’occasion de rencontrer des personnages aussi divers qu’atypiques. Notre équipe détonne. C’est divers mais ça bosse ! Nos réunions commencent à devenir très constructives. Si les premiers sujets portés au projet étaient faciles, nous nous attaquons à l’économie, à la culture ou à l’environnement. Des sujets plus durs car ils nécessitent de véritables compétences et non plus de simples connaissances. Chose amusante, pour chaque sujet, un membre de notre équipe dévoile sa propre compétence. C’est sans doute ma période préférée, car c’est à ce moment là que j’ai compris que nous étions plongés dans le grand bain et que Christophe Grébert mettait à profit ses connaissances sur Puteaux pour réunir les qualités et les compétences nécessaires à un projet réaliste et concret. Les Verts de Puteaux assistent à quelques réunions, visiblement séduits par les participants et la teneur des débats, ils réservent leur soutien dans l’attente du résultat de leurs rencontres bilatérales. Quelques jours plus tard, Les Verts annoncent officiellement qu’ils apportent leur soutien à Christophe Grébert et à l’équipe de Puteaux Ensemble. Premier soutien, première victoire morale.

Nous arrivons à la fin de l’année. Le groupe a grandi et c’est une grosse trentaine de personnes qui se réunissent chaque semaine pour la réunion et qui sacrifient leurs samedis et leurs dimanches matin pour tracter les « lettres aux putéoliens » dont les numéros s’enchainent tous les quinze jours. La cadence s’accélère et je commence à demander aux uns et aux autres de bien réfléchir aux thèmes que nous devons aborder. La fin de l’année arrivant à grand pas, le blog du projet fermera ses portes le 31 décembre 2007. Les compétences continuent de s’accumuler, et désormais notre pôle éducation, jeunes mamans, jeunes papas et autres commerçants est bien étoffé. Cette équipe commence vraiment à ressembler à quelque chose. L’esprit est unitaire, travailleur, et l’on se concentre sur les propositions. On commence à penser à la suite, le début de l’année ne sera pas facile. Durant cette période, le temps est maussade et les distributions sont parfois difficiles. Les premières baisses de moral et de forme se font sentir. C’est logique, les moments de faiblesse font aussi partie d’une campagne. C’est également à cette période que l’association Soyons Fiers de Puteaux annonce son ralliement à Christophe Grébert et à Puteaux Ensemble. Les échanges avec la section MoDem de l’époque débutent.

Arrivés en janvier, les fêtes sont derrière nous et tout reste à faire. Le projet participatif est clos depuis le 31 décembre et l’arrivée d’un graphiste au sein de l’équipe nous permet de nous doter d’une charte graphique définitive et de choisir nos couleurs à l’occasion de cette élection. Nous sommes une très grosse quarantaine de « réguliers ». La dream-team se dessine et chaque participant doit livrer son envie ou non d’aller à la bataille. Etre candidat, ce n’est pas simplement le vouloir, c’est s’engager devant ses pairs et accepter l’idée d’être attaqué, malheureusement pas toujours que sur ses idées. De plus, il n’est pas demandé un simple engagement physique, mais également moral. Une Charte Ethique des futurs élus est signée, elle engage tous les membres de notre équipe à la présence, à l’écoute, à la concertation et au refus de toute forme de clientélisme. Cette Charte si symbolique, sera pourtant reprise partout en France, par une cinquantaine de listes engagées dans ces élections municipales. La première étape est franchie…dans quelques jours nous débutons la rédaction de notre programme définitif, sur la base des centaines de contributions et des commentaires récoltés auprès des habitants. Avant cela, la Fédération Départementale du MoDem annonce son ralliement officiel à Christophe Grébert , à son projet citoyen et aux équipiers de Puteaux Ensemble.

Fin janvier, mois de février. La période sans doute la plus intense depuis le début. De débats en débats, de réunions en réunions, de tractages en tractages, on ne chôme pas et les méninges sont mises à rude épreuve. Après la fin des lettres aux putéoliens, concluent avec la numéro 7 dédiée au sport et à la culture, notre attention est concentrée sur tous les quartiers de la ville. Ces tracts là sont la base de notre campagne : « la politique du banc cassé » qui ne parle que des contraintes subies par les riverains des quartiers concernés. Les questions du commerce de proximité et de l’accessibilité sont les plus souvent citées. L’équipe est soudée et déterminée. La dernière ligne droite se profile. Les lignes du programme sont définies, débattues, construites et enfin écrites. Chaque proposition est pensée de manière pragmatique et non dogmatique. Pas de place à l’improvisation et à la démagogie. La règle première est de ne proposer et de « promettre » que des choses qui sont réellement du ressort municipal et qui pourront être tenues. Le soir où le programme définitif est présenté à l’ensemble de l’équipe, la composition de la liste est dévoilé. 22 hommes et 21 femmes forment la liste Puteaux Ensemble , pour une ville qui nous ressemble. Cette fois-ci, les dés sont jetés et les visages commencent à exprimer de la fatigue. Une campagne demande des efforts et des sacrifices très importants. C’est aussi dans ces moments là que l’on se dit que mener campagne reste réservé à une élite qui n’assume pas les contraintes du quotidien. Le programme sera présenté quelques jours plus tard, le 20 février, devant tous les putéoliens, à l’occasion de notre première réunion publique. Séquence stress et émotion. Une soirée réussie qui laissera l’ensemble de l’équipe émue et soulagée. C’est le premier indice que notre campagne plaît à celles et ceux à qui nous nous adressons.

25 février 2008 : ouverture de la campagne officielle. Tous les colistiers et les soutiens de Puteaux Ensemble sont sur le pont. Les marchés, les quartiers, les rues, les HLM, les tours, les villages…tout ce que Puteaux compte d’âme et de diversité est passé au peigne fin par toute l’équipe. Le but : rendre compte de notre travail commun auprès des habitants et les rendre comptables de cette action collective. Les habitants souffrent beaucoup et ce n’est rien de le dire. Leurs boîtes aux lettres sont noyées sous la « propagande » éditée par les quatre listes en compétition. Les panneaux électoraux font leur apparition devant les 30 bureaux qui accueilleront les électeurs. Collages nocturnes et bon enfant. La tension monte. Dernier rendez-vous devant les putéoliens : le mercredi 5 mars à l’Ecole Jean-Jaurès. Les questions n'ont pas manqué, les réponses étaient au rendez-vous : franches, directes et humaines. 220 putéoliens se sont déplacé, une vraie surprise dans une ville qui avait oublié la signification du mot "démocratie"

Une élection à deux tours c’est un enchainement de rideaux qui s’abaissent. Le premier, c’est celui de la campagne officielle. Le second, celui au soir du premier tour (le 9 mars), et enfin le dernier, l’essentiel, sera celui qui tombera au soir du 16 mars. Ce soir là, à Puteaux, rien ne sera plus jamais comme avant.

A Puteaux, les habitants ont désormais conscience qu’à l’occasion de ces élections municipales de 2008, quelque chose s’est passé. Faut-il y voir une continuité du message que les français ont lancé en 2007 ou plus généralement l’expression d’une volonté de tourner une page de l’Histoire de Puteaux qui n’a pas connu d’alternance depuis 1969 ?

Une ville où les scrutins se suivaient et se ressemblaient. Une ville où les citoyens étaient muselés et empêchés d’assister au Conseil Municipal. Une ville où les élus avaient abandonnés l’idée même de rendre honneur au mandat que leur avaient confié les électeurs. Une ville où les employés municipaux étaient effrayés et contraints de relayer un discours officiel sous peine de connaitre des lendemains professionnels difficiles. Une ville où la République était sabordée et la démocratie assassinée. 

Ses habitants, ses citoyens se sont réveillés. Ils ont levé un coin du voile et renoncé à l’idée d’une omerta indéfinie. Charles Ceccaldi-Raynaud est venu pour un dernier come-back vengeur face à sa fille installée par ses soins. Celle-ci s’est crue un instant protégée par son statut d’élue. Sauf que… Sauf que des putéoliens divers, différents, audacieux et courageux, ont décidé de répondre à un appel. Cet appel, ce n’était pas celui du 18 juin, mais celui du 30 mai 2007. L ’appel de Christophe Grébert , un putéolien qui avait décidé de l’ouvrir, un putéolien qui a dit non au système d’une famille, aux pressions qu’ils ont exercées contre lui en prenant toute une ville en otage de leurs frasques. Il faut savoir rire des choses tristes et parler avec gravité des choses légères. Souhaitons que la famille Ceccaldi-Raynaud se retire pour le bien de la Ville de Puteaux et de ses 43.000 habitants, qu’ils ont réussi à ridiculiser et à porter constamment au chapitre des faits-divers ou des "insolites".

Les Putéoliens

Une campagne municipale c’est aussi le souvenir de ces rencontres et de ces échanges avec les Putéoliens. Des sourires souvent, des coups de gueules rarement, des confidences de temps en temps et parfois mêmes des bisous de fans… Un mélange coloré et un grand bol d’humanité. Une campagne vous rappelle aussi que si les gens se soucient en priorité de leur propre condition, ils savent partager, proposer et espérer qu’il est encore possible de faire bouger cette ville. Cette richesse est unique et précieuse. Cette richesse nous a accompagné dans toutes nos sorties.

Je repense avec une certaine émotion à tous ces quartiers que nous avons visité, à tous ces visages que nous avons croisé et à ce destin collectif que nous avons essayé de transformer tout au long de cette campagne. Une mention spéciale personnelle pour les putéoliens du haut de Puteaux et des résidences HLM, qui nous ont accueilli avec le plus d'enthousiasme. A tous ces employés municipaux muselés qui nous ont adressé des regards et des sourires complices....même si parfois ils étaient "obligés" de ne pas prendre nos tracts à la vue de tous.

Enfin, je serai injuste de ne pas avoir une pensée pour toutes mes copines, mes amies, mes "super mamies" avec leur sourire et leur coquetterie qui ont ajouté de la bonne humeur et de la couleur à cet ensemble. Puteaux, c'est aussi cela.

865401976.jpgJ’ai dirigé une équipe de rêve

Avant que le premier rideau s’abaisse, donnez moi l’occasion de vous parlez de ces femmes et de ces hommes, désormais chers à mon cœur et avec qui j’ai partagé : de longues soirées à dessiner une ville qui nous ressemble, de ces échanges avec les habitants de notre ville, de longues journées de tractages, de boîtages et de collages, de cette envie collective d’écrire une nouvelle page de l’Histoire de notre ville, de ces rencontres improbables, de ces rencontres formidables, de MES femmes et de MES hommes qui m’ont réconcilié avec la politique, la politique avec un « P » majuscule, la politique du cœur, celle qui vise à souhaiter le meilleur pour tous sans attendre de retour.

Laissez-moi juste quelques lignes pour vous parler de ces putéoliens exceptionnels. Pour vous parler de ces femmes et de ces hommes d’honneur qui avec leur cœur, leur envie et leur volonté, se soumettent à vos suffrages et à votre ultime décision. Il en faut du cœur pour mettre sa vie familiale et professionnelle entre parenthèses. Il en faut de la volonté et de l’énergie pour aller à la rencontre des habitants d’une ville, de ses propres voisins et amis. Il faut y croire à cet idéal commun pour braver les intempéries et parcourir les rues de sa ville pour prêcher une « bonne parole ». Il en faut de l’honneur pour confronter ses idées, pour accepter des convictions différentes et les faire converger dans un sens unique mais non figé. Il faut rêver parfois, en se disant qu’ensemble tout devient possible…ça vous rappelle quelque chose ? :o)

Juste quelques mots enfin, pour les remercier de la confiance qu’ils m’ont témoigné durant ces longs mois. C’est la première fois de ma vie où j’ai été confronté à la dure réalité de diriger un groupe aussi important. Humainement, cela a été très dur à gérer. J’ai du mal à accepter l’idée de faire du mal aux gens que j’apprécie. Prendre et tenir des décisions, impose parfois de porter préjudice à quelqu’un.

Le Dirlo’ de Campagne tire sa première révérence…. Mesdames, Messieurs, vous les équipiers et colistiers de Puteaux Ensemble, c’est vers vous que mes pensées se dirigent. Vous avez été l’âme de cette équipe. Votre différence et votre sens de l’engagement sont des gages de force et de respect envers toutes celles et tous ceux que nous entendons représenter demain. Le sort réservé à notre programme citoyen ne nous appartient pas. Les Putéoliens seuls, décideront du destin qui doit être le sien. Quelque soit le résultat de dimanche, j’ai des choses à vous dire, tant de choses à vous dire….Je me contenterai d’un immense MERCI ! J’ai essayé de vous le dire souvent, sans doute pas assez. Je me répète donc pour me soulager : vous êtes des citoyens exceptionnels et exemplaires !

Pour ma part, je n’ai pas besoin d’être convaincu. Je connais la valeur et le sens du devoir des 43 personnes de notre liste. Je ne peux qu’inviter les putéoliens à se choisir des élus intègres qui leur feront honneur et pour lesquels ils seront les comptables de l’action qu’ils mèneront durant les six prochaines années. Ce Conseil Municipal respectueux des usages républicains et représentatif d’une démocratie exemplaire est à la portée des habitants de Puteaux. Ensemble, décidons du destin de notre ville.

Dimanche 9 mars, laissez votre cœur parler !

Votez pour la liste : Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble !

Régis Sada - Directeur de Campagne de C. Grébert

 

474982388.jpgListe Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble !

1- Christophe Grébert, 39 ans, journaliste, rue Voltaire

2- Sylvie Cancelloni, 53 ans, créatrice d'entreprise, square Léon Blum
3- Bruno Lelièvre, 36 ans, ingénieur en électronique, rue Félix Pyat
4- Evelyne Hardy, 53 ans, directrice financière, rue des Pavillons
5- Frédéric Chevalier, 41 ans, responsable web-marketing, rue de la République
6- Nicole Berlemont, 57 ans, secrétaire de direction, allée Henri Sellier
7- Régis Sada, 31 ans, assistant personnel édition musicale, rue Hoche
8- Martine Cabanne, 49 ans, cadre d'entreprise, quai de Dion Bouton
9- Laurent Méliz, 43 ans, réalisateur, allée Henri Sellier
10- Annie Keszey, 69 ans, principal de collège retraité, rue Roque de Fillol
11- Philippe Etienne, 56 ans, chef opérateur du son, avenue Gutenberg
12- Andréa Faxel, 33 ans, mère au foyer, square Léon Blum
13- Alain Sakot, 40 ans, directeur de production, rue Paul Bert
14- Sophie Carnot, 48 ans, experte développement durable, rue Paul Lafargue
15- Bernard Caumartin, 51 ans, ingénieur, rue Félix Pyat
16- Cécile Lamarque, 33 ans, inspectrice du Ministère des Finances, rue de l’Oasis
17- Olivier Jacques (Belge), 51 ans, directeur artistique, voie des Sculpteurs
18- Christelle Baudin, 30 ans, auteur compositrice interprète, rue Paul Lafargue
19- Romain Follet, 23 ans, développeur Internet, rue de Verdun
20- Nathalie Vigot, 36 ans, commerçante, rue Arago
21- Jean-Claude Sans, 64 ans, retraité de l'Opéra de Paris, voie des Sculpteurs
22- Clémentine Méliz, 19 ans, employée, allée Henri Sellier
23- Jean-Bernard Paulet, 55 ans, trésorier d'entreprise, avenue du général de Gaulle
24- Corinne de Maindreville, 52 ans, directrice de Projets, rue Marius Jacotot
25- Philippe Le Bourbouach, 55 ans, directeur communication, rue de la République
26- Eve Albertin, 26 ans, jeune diplômée, rue Victor Hugo
27- Olivier Lévêque, 23 ans, chargé de comptes, rue Arago
28- Danielle Stephan, 66 ans, juriste retraitée, rue Louis Pouey
29- Vincent Dubois, 39 ans, ingénieur informatique, rue Louis Pouey
30- Christel Smorgrav, 32 ans, traductrice, rue des Pavillons,
31- Alphonse Proffit, 27 ans, consultant systèmes informatiques, rue de l’Oasis
32- Séverine Katona, 29 ans, employée, rue Berthelot
33- Marc Conombo, 21 ans, étudiant, jardins Boieldieu
34- Laurence Neveu, 50 ans, auteur, rue de Verdun
35- Jean-Michel Chanavas, 49 ans, cadre en entreprise, rue Victor Hugo
36- Valérie Puyal, 38 ans, assistante commerciale, rue de la République
37- Sylvain Guiraud, 36 ans, consultant en informatique, rue Charles Lorilleux
38- Marjolaine Chiriaco-Amiaud, 29 ans, enseignante-chercheuse, rue Marius Jacotot
39- Cédric Jouve, 30 ans, entrepreneur, rue Charles Chenu
40- Claudine Viard, 60 ans, enseignante en droit public, place du sud
41- Marc Hochard, 38 ans, comptable, rue Monge
42- Sophie Arnaud, 35 ans, ingénieur en télécommunication, rue Legagneux
43- Cédric Tolédano, 36 ans, actuaire-consultant, rue de Brazza

05 mars 2008

Pourquoi il faut soutenir l'action de Laurence Parisot face à l'UIMM ?

J’ai choisi de relayer l’appel de Laurence Parisot, car je crois sincèrement dans sa volonté de « nettoyer » le patronat français de ses moutons noirs.

Au moment où les appareils politiques ont du mal à faire le ménage (ex. : réhabilitation de Georges Frêche côté PS à Montpellier ou adoubement d’Alain Carignon côté UMP à Grenoble), je crois nécessaire d’appuyer toutes les initiatives servant à mettre un terme avec cette France d’hier, bercée entre corruption et mélange des genres.

Si cela peut aider à rendre notre société plus propre et plus transparente, il ne faut pas faire l’économie de déballer ces pratiques qui portent un lourd préjudice aux entrepreneurs qui prennent des risques et aux salariés qui subissent les conséquences sociales de ce type de pratiques.

Régis Sada

 

MESSAGE DE LAURENCE PARISOT AUX ENTREPRENEURS

1718153278.jpgNous sommes tous des hommes ou des femmes d'entreprise, profondément attachés aux valeurs de l'entreprise, et nous nous sommes donné depuis le premier jour l'objectif partagé de réconcilier les Français avec l'entreprise.

Nous voulons de l'éthique et de la transparence. Nous voulons des règles du jeu claires, parce que nous aimons la vérité, parce que nous sommes des acteurs responsables, et parce l'économie de marché est à cette condition.

C'est pourquoi nous nous sommes tous indignés quand nous avons appris que de nouveaux accords obscurs concernant encore des sommes d'argent importantes avaient été conclus au sommet de l'Uimm.

Trop c'est trop !

Nous devons tous condamner publiquement ces pratiques pour qu'elles prennent définitivement fin, pour qu'elles ne puissent plus jamais ressurgir d'aucune façon, pour qu'elles cessent d'entacher l'image de l'entreprise, l'image des entrepreneurs, l'image du Medef, l'image de chacun de nous.

Il faut se donner les moyens d'un nouveau départ. J'ai donc demandé à l'ensemble des membres de l'Uimm qui détiennent des mandats nationaux au titre du Medef de remettre ces mandats à la disposition du Medef.

Je vous précise que les mandats locaux, détenus par les adhérents des Uimm locales, ne sont en aucun cas concernés car je suis certaine que les adhérents Uimm sur le terrain sont tous des chefs d'entreprises de bonne volonté, et qu'ils ne se reconnaissent pas dans les pratiques qu'ils découvrent. Comme des milliers d'autres mandataires, ils donnent bénévolement ce qu'ils ont de plus précieux, c'est-à-dire leur temps, aux instances paritaires dans lesquelles ils siègent. Ils ont un engagement et un comportement exemplaires.

C'est pourquoi j'appelle toutes les Fédérations, tous les Medef territoriaux et toutes les Uimm locales à rester proches et solidaires au nom des valeurs de l'entreprise.

C'est pourquoi j'appelle l'ensemble des chefs d'entreprise de toutes tailles, TPE, PME, moyennes et grandes entreprises, à nous rejoindre dans ce mouvement et à se mobiliser à nos côtés pour faire bouger les lignes.

Nous voulons créer ensemble le patronat du 21è siècle, entrepreneurial, ouvert, transparent et éthique, au service de toutes les entreprises et au service de la France.

Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi pour que nous soyons ensemble les garants d'une unité patronale élargie et fière d'elle-même.

Laurence Parisot - Présidente du MEDEF

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Medef

27 février 2008

Pourquoi un point N°3 sur la campagne municipale à Puteaux ?

474982388.jpg853283416.jpgDepuis le lundi 25 février 2008, nous sommes entrés en campagne officielle. Celle-ci s’achèvera le samedi 8 mars à 24H00, à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote qui conduiront les électeurs putéoliens à décider de leur destin pour les six prochaines années.

Si nous en doutions depuis plusieurs semaines, nous avons eu la certitude d’être bel et bien rentrés en campagne. Les appareils politiques de l’UMP et du PS se sont enfin mis au travail pour offrir à la population l’étalage de leur savoir-faire en matière de communication. Nous ne sommes pas déçus, et le fait de relater les potins de campagne permet allégrement d’égayer les soirées !

La liste des 43 co-listiers de Puteaux Ensemble a été dévoilée par Christophe Grébert , nos professions de foi et nos bulletins de vote sont livrés aujourd’hui même chez le routeur (pour la mise sous pli) et nos affiches de campagne ont trouvé leur place hier soir devant tous les bureaux de vote de Puteaux. Petit à petit nous écrivons l’épilogue de notre projet 100% citoyen, devenu enfin un véritable programme pour tous les putéoliens.

Le 20 février dernier, notre première réunion publique a réuni quelques 140 personnes venues découvrir le contenu de notre programme. C’est un résultat exceptionnel, puisque c’est la première fois qu’une réunion électorale accueille autant de visiteurs. Souhaitons que notre réunion du 5 mars prochain connaisse le même succès.

De la presse écrite à la radio, en passant par la télévision, Puteaux est l’une des villes phare de ces élections municipales 2008. Le Monde, Le Parisien, Libération, BFM TV, LCI, France 3…. Les journalistes défilent les uns après les autres dans les rues de la cité pour découvrir le climat électoral d’une commune pas vraiment comme les autres. C’est vrai aussi, qu’il est rare qu’un père soit opposé à sa fille alors qu’il lui a laissé sa mairie quelques années plus tôt ! La preuve par l’image dit-on, celles du dernier conseil municipal sont assez évocatrices…..

LISTE CHARLES CECCALDI-RAYNAUD / SANS ETIQUETTE

L’ancien-Maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, qui présente une liste indépendante, est entré clairement en campagne et ne ménage ni son temps, ni ses paroles, pour abattre la forteresse détenue actuellement par sa fille. Une communication imprimée habituelle pour celui qui a dirigé la ville pendant près de 35 ans, viens rappeler aux habitants qui auraient voulu l’oublier, que c’est à lui et non à sa fille que doivent revenir les lauriers du développement de la ville. En discutant avec les habitants on se rend rapidement compte que Charles Ceccaldi-Raynaud dispose encore de très nombreux soutiens dans la population, et par forcément que chez les plus anciens putéoliens….. Celui que l’on attend pas forcément pourrait bel et bien créer son petit effet au soir du premier tour. L’ancien Maire est en pleine forme.

LISTE JOËLLE CECCALDI-RAYNAUD / UMP

L’ex-future-Maire actuelle, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, mène une campagne à l’image de ce que l’on peut voir pour le Festival de Cannes : petits comités et lunettes noires…. Madame La Députée-Maire évite soigneusement les caméras, les journalistes et surtout de croiser ses propres administrés. Sans doute est-il difficile pour elle de répondre aux questions que certains seraient tentés de lui poser, sur sa gestion si particulière de la Ville. Pourtant , Joëlle Ceccaldi-Raynaud, n’hésite pas à inonder la ville de tracts divers et variés la présentant comme une excellente gestionnaire. Notre première magistrate se garde bien de donner le coût des dépenses engagées et sur le fait qu’elle mène une vaste politique de gaspillages à tous les niveaux. Lorsque l’on estime être un élu responsable et compétent, on évalue son bilan et l’on tire les conséquences des choses bonnes comme moins bonnes. Joëlle Ceccaldi-Raynaud devrait s’inspirer des propos tenus par un certain Nicolas Sarkozy, parfois cela peut-être utile….On s’inquiète beaucoup dans son entourage car l’on sent bien que quelque chose ne fonctionne plus très bien dans la relation avec les putéoliens. 

Une campagne sans surprises ? Détrompez-vous ! La plus –belle- surprise de cette campagne ne vient pas forcément de là où l’on pourrait le penser.

Non, pour chercher un peu d’extraordinaire dans une campagne distrayante, il ne faut plus hésiter à se tourner vers l’ex-future opposition incarnée par le PS local, qui contre toute attente apporte son lot de contradictions.

LISTE STEPHANE VAZIA / PS

La logique aurait voulu qu’après 40 ans dans l’opposition, le PS de Puteaux dirige toutes ses attaques contre la famille Ceccaldi-Raynaud. Que nenni ! L’appareil socialiste se défend…. Après avoir mis plusieurs mois à accepter l’idée que Christophe Grébert présente sa candidature indépendante, le PS est passé à une véritable offensive à l’intérieur comme à l’extérieur.

Pour s’en rendre compte, il faut faire énumérer quelques étapes amusantes :

1/ L’étape de la candidature : à aucun moment la section locale n’a crue que Christophe Grébert serait en mesure de rassembler suffisamment d’énergies pour monter sa propre liste sans étiquette. Le principe d’un projet ouvert et 100% citoyen n’a attiré que du mépris.

2/ Les pressions internes : le fait que Les Verts de Puteaux aient préféré apporter leur soutien au projet Grébert est mal passé auprès des potentats locaux. Imaginez, Puteaux est l’une des rares villes où Les Verts ne s’allient pas au PS ! Donc, histoire de faire monter la pression, on dirige ses aigreurs du côté de Neuilly-sur-Seine et de Suresnes. C’est pas joli et c’est pas gentil. Il ne faut pas essayer de faire payer ses propres échecs aux copains qui ont réussi eux, à rassembler au-delà de leur camp.

3/ Les pressions extérieures : les marchés ont été l’occasion d’exprimer son dédain et son dégout aux équipiers de mon équipe. Quelques phrases prises à la volée : « tiens v’la la droite ! » ou « il ne vous manque plus que des fascistes sur votre liste » ou encore « vous verrez madame, bientôt ils iront chercher du côté du FN »….un vrai festin !

Cette période de constipation s’est estompée la semaine dernière, le premier tour arrivant à grands pas, avec désormais de grands sourires et des : « il faudra que l’on se parle bientôt » ben voyons !

4/ Les pressions écrites : celles-là sont mes préférées. Après avoir classé notre liste comme « diverse droite », normal, seule une liste étiquetée PS peut se revendiquer d’accueillir des gens VRAIMENT de gauche, nous avons eu droit à une enquête du genre Petit Rapporteur d’un personnage iconoclaste sur les six premiers candidats de notre liste. Dernier épisode en date : la remise en cause de l’impartialité journalistique de Christophe Grébert. J'ai volontairement oublié le passage sur le ralliement du MoDem début janvier, où le PS local s'est fait l'avocat des militants locaux lorsque la Fédération Départementale de ce mouvement a choisi de soutenir la liste Puteaux Ensemble ! Là aussi nous avons eu droit à un vrai festival d'inepties. La réalité est tout autre. Les accords entre sections locales du PS et du MoDem n'ont pas réussi à aboutir....

Par contre, l’UMP et Joëlle Ceccaldi-Raynaud (maire sortante), restent les grands épargnés des étourderies socialistes. Faut-il y voir un signe de connivence ? D’entente ? Ou du simple fait que l’on ne s’attaque pas directement à celle qui conduit notre ville et ses habitants dans le mur ? Sans doute les espoirs de victoire se sont envolés, donc au final, autant être en bons termes avec celle qui sera reconduite ? C’est affligeant. C’est aussi pour cela que je suis heureux d’avoir repris ma liberté. Je n’aurais pas aimé cautionner et apporter mon nom à des méthodes et des pratiques que je croyais lointaines. C’est purement politique. La politique de caniveau. Certains appellent cela de la taquinerie....d'habitude la taquinerie me fait rire....là je pleure.... J'invite le PS de Puteaux à annoncer sa prochaine fusion avec la liste de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ainsi les échanges d'amabilités auront le mérite de ne destabiliser personne. Il faut rester droit et franc jusqu'au bout.

Puisque la nervosité et l'angoisse ont envahi les dirigeants de la section du PS de Puteaux, il est désormais nécessaire de siffler la fin de la récréation, de leur demander de retrouver un peu de calme et de sérénité et de souhaiter qu'ils concentrent leurs attaques vers la famille Ceccaldi-Raynaud qui demeure le seul danger pour le