03 décembre 2009

Pourquoi les français de souche ont retrouvé leur identité ?

franchouillard.jpgVous pensiez que le français de souche avait disparu ?

Rassurez-vous il s'était juste assoupi quelques heures devant TF1 !

Anti-tout dans l'âme, il ne concoit pas que son identité primaire déteigne dans la couleur. Le blanc, symbole de pureté, lui rappelle qu'il est bien né ici. C'est Bonux qui l'a dit !

Le « petit noir » n'est que le reflet de son café pris au PMU du coin. Le « petit beur » est toujours fabriqué par la Biscuiterie Nantaise et le « gay » n'est associé qu'au pinson qui le réveille tendrement dans sa douce France.

Réticent de nature à toute forme de culture, il préfère les gauloiseries entendues chez les candidats de la Roue de la Fortune. Les livres sont réservés aux intellos qui ne comprennent rien aux vraies valeurs.

Le français de souche aime l'histoire. Celle qu'il réécrit chaque jour à sa manière et à son avantage. Il ne rate jamais une occasion d'assister aux célébrations d'anciens combattants en gonflant la poitrine au son de la Marseillaise.

Le français de souche aime le cinéma. Son Star-Wars à lui c'est l'énième rediffusion d'AU BON BEURRE qui lui rappelle une France que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre.

Arcbouté sur ses acquis et ses congés payés, il est ravi d'une nouvelle amitié franco-suisse venue chasser les minarets qui risquaient de faire effondrer ses clochers bien aimés.

Le français de souche est de droite et de gauche. Il n'est pas raciste lui, c'est les autres ! Il aime la France bien plus que tous et entend le faire savoir. Il profite des débats pour faire entendre sa voix de peur de se faire bouffer par celles et ceux qui entendent lui voler son identité de français.

Fin

 

Pour combien de temps encore, sommes nous condamnés à nous faire agresser chaque jour à la radio, à la télévision ou dans la presse par cette ultra minorité de MAUVAIS FRANCAIS qui pensent qu'ils ont le droit de tout dire sans être inquiétés ?

Ma conception de l'identité française c'est de respecter scrupuleusement chaque ligne de notre Constitution. C'est brandir la devise de la République : LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE. C'est ne pas attendre de respect de la part des autres lorsque l'on demeure incapable d'être respectueux pour soi-même.

Je n'aime pas cette France et je n'aime pas ces français qui piétinent nos idéaux, nos valeurs et nos symboles communs. La France a toujours été une terre de tolérance et la « racaille aux idées primaires » ne vaut pas mieux que celle qui brûle des voitures !

Pas d'angélisme ou de compréhension pour ceux qui ne respectent pas les règles communes. Mais pas de compassion non plus pour ceux qui salissent l'image de notre pays et pourrissent la société par leurs idées nauséabondes qui ne débouche à rien d'autre qu'au nationalisme.

Régis Sada

 

23 novembre 2009

Pourquoi les journées nationales des prisons ?


journees nationales prisons 2009.jpgLe Groupe national de concertation prison (GNCP)

Le GNCP réunit depuis bientôt dix ans, les représentants nationaux d'associations et des aumôneries de prison, afin d'échanger sur un certain nombre de préoccupations communes autour de l'univers carcéral. Fort de la diversité et de l'action de terrain de ses membres sur l'ensemble de la France, le GNCP approfondit et se positionne sur certains sujets d'actualité, dans le but de mener une action citoyenne commune relayée à l'échelon local par l'ensemble de ses réseaux.

Les différents acteurs du GNCP

Aumônerie Catholique des prisons

Présents sur l'ensemble des établissements pénitentiaires de France, les membres des aumôneries catholiques sont environ 500. Certains sont indemnisés par l'administration pénitentiaire, d'autres sont bénévoles, mais toutes reçoivent un double agrément : celui de l'évêque et du ministère de la justice. Les aumôniers ont la possibilité de rencontrer personnellement les personnes détenues dans leurs cellules, de célébrer des offices et de réunir les personnes détenues pour des groupes d'enseignements religieux. Leurs activités sont régies par les articles D.432 à D.439 du code de procédure pénale (CPP).

Aumônerie Catholique des prisons - 106 rue du Bac - 75341 Paris cedex 07 /
tél. 01 45 49 69 97 / fax 01 45 49 69 78 / aum-prisons@cef.fr

Aumônerie Protestante des prisons

300 aumôniers représentant les différentes tendances du protestantisme agissent dans tous les établissements pénitentiaires. Chaque aumônier peut rencontrer librement dans leurs cellules les personnes détenues qui font appel à lui. L'essentiel est l'écoute individuelle mais aussi les offices et les groupes de réflexion à partir de textes bibliques et/ou de l'actualité. Leurs activités sont régies par les articles D.432 à D.439 du code de procédure pénale (CPP).

Aumônerie Protestante des prisons - 47 rue de Clichy - 75311 Paris cedex 09 /
tél. 01 44 53 47 09 / fax 01 45 26 35 58 / fpf-justice@protestants.org

Croix Rouge française

La Croix Rouge Française mobilise ses unités locales en vue de l'amélioration des conditions de vie des personnes placées sous main de justice, en particulier des plus démunies, et au maintien de leurs liens familiaux. Contribuant aux actions de préparation à la sortie mises en place dans les établissements pénitentiaires, les actions de la Croix rouge française favorisent globalement l'insertion des personnes sortant de prison.

Croix Rouge française - 1 place Henry Dunant - 75384 Paris cedex 08 /
tél. 01 44 43 12 68 / fax 01 44 43 12 37

Genepi (Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées)

Afin d'œuvrer en faveur de la réinsertion sociale des personnes incarcérées, 850 étudiants bénévoles agissent. Le Genepi, réparti en 50 groupes locaux, mène des activités socioculturelles et de soutien scolaire au sein d'une soixantaine d'établissements pénitentiaires, ainsi que des actions d'information et de sensibilisation du public, afin de lutter contre les phénomènes de peur et d'exclusion trop souvent constatés à l'égard des sortants de prison.

Genepi - 14 rue Ferrus - 75014 Paris / tél. 01 45 88 37 00 / fax 01 45 88 96 87 / genepi@genepi.fr

Farapej (Fédération des associations réflexion action prison et justice)

Aider les détenus et leurs familles à vivre ce moment difficile de leur existence, ainsi qu'à faire respecter leurs droits, limiter les effets déstructurants de la prison, réfléchir sur le sens de la sanction pénale, tels sont les objectifs de la cinquantaine d'associations réunies au sein de la Farapej 200 salariés et plus de 2 000 bénévoles agissent principalement dans le domaine de l'accueil des familles en attente de parloir et l'accompagnement ainsi que l'hébergement des sortants de prison, ce qui contribue à prévenir la récidive. En 2003, les associations de la Farapej ont assuré plus de 350 000 accueils de familles et plus de 90 000 nuitées d'hébergement.

Farapej - 68 rue de la Folie Régnault - 75011 Paris / tél. 01 55 25 23 75 / fax 01 55 25 23 76 / farapej@wanadoo.fr / http://www.farapej.fr

Fnars (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale)

La Fnars fédère 750 associations ou organismes gérant 2 200 centres et services dont 700 ont l'habilitation Aide sociale CHRS (centre d'hébergement et de réinsertion sociale). Les associations de la Fnars ont pour mission d'accueillir, d'héberger et de soutenir le projet d'insertion aussi bien des personnes en difficulté sociale, seules ou en famille, que des personnes placées sous main de justice. La Fnars s'est à l'origine fondée pour développer l'accueil et la prise en charge des personnes sortant de prison. Si les publics se sont diversifiés, la Fnars reste plus que jamais, à la fois dans sa politique et dans les faits, fidèle à sa mission d'origine.

Fnars - 76 rue du faubourg Saint Denis - 75010 Paris / tél. : 01 48 01 82 00 / fax 01 47 70 27 02 / fnars@fnars.org / http://www.fnars.org

Secours Catholique

Le département Prison - errance du Secours catholique réunit 2 000 bénévoles qui assurent principalement une correspondance avec les personnes incarcérées, la confection de colis de Noël et l'accueil des familles en attente de parloir. Les aides financières apportées aux personnes détenues et aux familles, ont représenté en 2002 : 3,6 millions de francs.

Secours catholique - 106 rue du Bac - 75341 Paris cedex 07 / tél. 01 45 49 7300 / fax 01 45 49 94 50 / dept-prison-exclusions@secours-catholique.asso.fr / www.secours-catholique.asso.fr

Union des fédérations régionales des associations de maisons d'accueil de familles et proches de personnes incarcérées (Uframa)

L'Uframa est composée de 5 fédérations régionales regroupant ainsi 67 associations, et intervient en outre auprès de l'ensemble des associations de maisons d'accueil de familles et proches de détenus soit 135 structures d'accueil dont 29 avec hébergement de nuit. Les actions mises en place par l'Uframa. sont d'une part de soutenir l'action des associations de maisons d'accueil et d'autre part de prendre en compte les difficultés auxquels se trouvent confrontées les familles, les faire connaître et mettre en place des actions de soutien.

Uframa - 8 passage Pont Amilion - 17100 Saintes / tél./fax 05 46 92 11 89

 

30 octobre 2009

Pourquoi le débat sur l’identité nationale reflète l’inégalité des chances ?

 

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Eric Besson, Ministre de l'Immigration et de I'Identité Nationale, a lancé un nouveau pavé dans la mare en souhaitant qu'un grand débat soit ouvert sur l'Identité Nationale. Le Cénacle politique s'est immédiatement mis à bouillonner tant cette perspective semble sonner le réveil des consciences.

A mon sens, il n'y a pas lieu de se jeter des marmites d'huile bouillante au visage pour chasser les démons potentiels puisque ce débat arrive à point nommé au surlendemain de la polémique relative à la désignation -avortée- de Jean Sarkozy à la Présidence de l'EPAD.

C'est une occasion unique de revenir à l'essentiel, de clamer sa fierté d'être français et de renvoyer à beaucoup de nos responsables politiques le reflet de leurs propres échecs en leur rappelant leur oubli de nos valeurs républicaines qui ont conduit à l'inégalité des chances de la société actuelle.

Dans un premier temps, la lecture d'un rapport sur la transmission des valeurs républicaines édité en 2004 par l'Académie de Strasbourg n'est pas inutile. Personne ne doute que l'engagement des parents et de la famille est essentiel dans l'apprentissage pour les enfants, de ce que représentent la France, la République, la démocratie et la citoyenneté. En cela, l'éducation civique enseignée dès le plus jeune âge est un impératif à une bonne compréhension de la société que nous invitons nos enfants à construire.

La base est posée. Pourtant, les enfants malgré leur innocence, notent très rapidement sur les bancs de l'Ecole, en regardant la télévision ou en surfant sur Internet, que des devises comme « Liberté, Egalité, Fraternité », ou des phrases gravées dans le marbre de notre Constitution comme « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune » érigées comme des vérités, se révèlent être de pieux mensonges.

Dans un second temps, on s'étonne que parler de la fierté d'être français semble effrayer certains d'entre-nous qui n'hésite pas à ressortir le passé le plus sinistre de notre Histoire -entendez la collaboration- ou à se jeter d'ancestraux anathèmes sur les clivages politiques ou sociaux. Brandir un drapeau français n'a rien d'infamant. Entonner une Marseillaise n'a rien d'insultant. Défendre la République et ce qu'elle incarne n'est pas ridicule. Appeler au respect de la Laïcité ne porte ombrage à personne et à aucune pratique religieuse.

La base est scellée. Pourtant, il est dommage est préjudiciable pour tous que nombre de ces symboles qui appartiennent à tous les français, aient été souvent abandonnés voire méprisés en donnant l'image d'une appropriation au profit d'une idéologie prônant le vrai patriotisme. Un certain 21 avril 2002 a sans doute violemment résonné aux oreilles de certains.

Dans un troisième et dernier temps, le débat sur l'Identité Nationale doit enfin ramener notre personnel politique aux réalités vécues par les français. L'épisode de Jean Sarkozy est une pleine illustration de l'irresponsabilité républicaine de certaines de nos élites. La polémique n'aurai pas du tant se concentrer sur son âge, sa potentielle qualification ou son ascendance présidentielle, mais bel et bien sur le fait que les français reçoivent en pleine figure le véritable cadenassage de la République dont ils sont les premières victimes.

La base est fêlée. Comment faire croire à nos compatriotes en l'égalité des chances lorsque l'on assiste chaque jour au spectacle de la filiation politique symbole d'une monarchie élective ? La famille Sarkozy n'est pas l'unique coupable, elle reste simplement la dépositaire du moment. Un simple rappel de l'article II de notre Constitution qui édicte le principe même de la République "Gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple", suffit à demander son respect et sa stricte application dans l'accès et au partage des responsabilités.

 

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L'Identité Nationale c'est connaitre la France sous tous ses aspects : ses valeurs, ce qu'elle incarne aux yeux du monde, la richesse de ses territoires, de son Histoire, de son patrimoine ou la diversité de sa société. L'Identité Nationale c'est refléter ce qu'est la France telle que les français la construise chaque jour. L'Identité Nationale c'est valoriser la fierté d'être français.

Valoriser la fierté d'être français c'est permettre à tous les français de trouver la place légitime qui leur revient dans la société. Ce n'est pas sombrer dans un pessimisme permanent en dénigrant le présent et portant aux nues le passé. C'est renoncer aux égoïsmes particuliers en luttant contre l'individualisme. C'est affronter les réalités sociales et économiques telles qu'elles se présentent et non comme nous souhaiterions qu'elles se posent à nous. C'est décentraliser réellement les pouvoirs autant que les compétences. C'est replacer les droits, les devoirs et le sens de la responsabilité au cœur de notre pacte républicain. C'est enfin redonner l'image d'une « République pour tous » qui gommera celle d'une « République pour certains » devenue la norme.

Celles et ceux qui pensent que ce schéma est dépassé ont de biens tristes idées. L'Identité Nationale n'est pas née depuis 2007, l'Identité Nationale c'est la France telle que nous la vivons et la construisons chaque jour ! Dans le débat que certains entendent lancer, et qui apparait bien inutile : c'est la République, ses fondements et son héritage qui devront en être au coeur. Il ne devra y avoir aucune place pour une quelconque tentative de jeter des français contre d'autres français.

Régis Sada

 

27 octobre 2009

La vie continue...

 

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« On aime le rêve, on aime la féerie, on n'aime pas la vie ; tant pis, la vie en revanche, nous vole ce qu'on aime. »

 

Jovette-Alice Bernier

 

 

La vie continue...


 

22 octobre 2009

Pourquoi ?

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08 octobre 2009

Pourquoi la « mauvaise de vie » de Frédéric Mitterrand vire au cauchemar ?

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La polémique autour de certains passages de la « mauvaise vie » de Frédéric Mitterrand est surprenante à bien des égards. Avant tout autre propos : j'ai lu ces passages. Je vous invite à faire de même pour juger en toute conscience.

Nous voici donc arrivés au cœur de ce qu'est devenu notre débat politique. D'un ouvrage écrit en 2005 par un intellectuel qui ne dérangeait personne à cette époque, on construit un échafaud à l'homme devenu Ministre, au détour d'une phrase se voulant dénonciatrice et appuyée par quelques novices bien mal inspirés.

Au-delà de la seule homosexualité de Frédéric Mitterrand, c'est à son honneur que l'on s'attaque en tentant de lui prêter des mots, des situations ou des pratiques sexuelles aussi honteuses qu'abjectes. Tout cela est profondément malsain et me donne de fortes nausées.

En parcourant les passages controversés de sa « mauvaise vie », je réalise très vite qu'ils n'ont pas grand-chose de honteux, ni même de litigieux. Ces passages parlent, avec une sincérité presque poignante, de la solitude d'un homme à la vie sexuelle inconstante qui s'octroie au bout du monde un moment de plaisir avec un jeune homme... Oui, un jeune homme, pas un enfant...

Parmi celles et ceux qui tirent aujourd'hui sur Frédéric Mitterrand à boulets rouges : Quelles sont les femmes -mâtures ou non- qui n'ont jamais jeté un regard appuyé sur les fesses bien fermes d'un jeune étalon qu'elles échangeraient bien contre la vieille mule qui leur sert de mari depuis des années ? Qui sont les hommes -mâtures ou non- qui n'ont jamais bavé devant le décolleté d'une jeune fille à peine en fleur qui remplacerait bien la vieille Vedette qui trône dans le salon devant les Feux de l'Amour ?

Qui est celui qui osera clamer haut et fort qu'il n'a jamais éprouvé l'envie de pousser certaines portes, même celles de tous les interdits ?

La « mauvaise vie » de Frédéric Mitterrand n'est pas plus mauvaise qu'une autre. Elle reflète avec douleur la réalité d'un monde où toutes les femmes, où tous les hommes, ne sont pas égaux devant la beauté du corps comme celle de l'esprit. Elle ne fait nullement l'apologie du tourisme sexuel et encore moins celle de pratiques ignobles. « Jeune » ne veut pas dire « enfantin ».

Ces passages ont choqué quelques biens pensants. Ils parlent de cette prostitution du bout du monde insoutenable vue de notre beau pays de France. Cette prostitution thaïlandaise dépeinte avec justesse par notre Ministre ne me choque pourtant pas. Elle ne me choque pas car je peux l'observer à Paris, du côté des boulevards maréchaux, dans la rue Saint-Denis ou dans quelques autres rues du Marais.

Frédéric Mitterrand paye ici son entrée au Gouvernement et, sans doute, son maladroit soutien à un Roman Polanski qui n'en mérite pas tant. Le procès qu'il subi est du même niveau que la lecture d'un Voici ou d'un Paris Match.

S'il faut condamner son écrit, je me condamne moi-même. Je ne me renierai pas, car la « mauvaise vie » de Frédéric Mitterrand est une vie qui pourrait être la mienne. Je laisse donc le soin aux biens pensants de le porter eux-mêmes à l'échafaud.

Régis Sada

 

06 octobre 2009

Pourquoi Jean-Jaurès ?

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A l'image de la puérile polémique de 2007 qui a accompagné la décision d'une lecture de la lettre de Guy Mocquet à tous les lycéens lors de la rentrée scolaire, c'est aujourd'hui l'utilisation du nom et de l'héritage de Jean-Jaurès qui se trouve au cœur de toutes les convoitises.

Des esprits tantôt faibles ou tantôt tourmentés, ils sont nombreux désormais à revendiquer une quelconque descendance avec lui ou à citer ses plus belles tirades.

Comme Guy Mocquet, Jean-Jaurès l'homme ou Jean-Jaurès le Parlementaire est, par ses actes, ses discours et ses pensées avant-gardistes, devenu immortel. Des français bien inspirés ont estimé que celui qui parfois, contre vents et marées, a préféré prendre le parti de la France au détriment du sien propre, méritait d'entrer au Panthéon des Grands Hommes.

Jean-Jaurès l'homme ou Jean-Jaurès le Parlementaire ne peut être politisé, ne peut être approprié, ne peut être revendiqué ou même associé. Jean-Jaurès l'homme ou Jean-Jaurès le Parlementaire est un intouchable. Il appartient à tous les français et bien au-delà il n'appartient qu'à la France.

C'est souvent en période de crise, lorsque la pensée est tarie, lorsque les convictions sont ébranlées ou lorsque le discours est devenu trop aseptisé, que les rescapés du moment cherchent l'appui des Grands Hommes du passé. Ces Grands Hommes pourtant ont bien mérité de reposer en paix.

Jean-Jaurès le citoyen ou Jean-Jaurès l'humaniste.

Jean-Jaurès ou l'héritage d'une République qui ne renonce jamais à appliquer l'Egalité de tous profitable pour tous. Jean-Jaurès aurait sans doute préféré qu'à 150 ans d'ici, on se dispute bien plus pour son ardent désir d'une République affirmée que pour l'héritage de son seul patronyme...

Régis Sada

 

 

Société d'Etudes Jaurésiennes

 

02 octobre 2009

Pourquoi l’Académie de Créteil ridiculise l’enseignement professionnel ?

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Un vent de modernité souffle sur notre pays ces dernières semaines. Confrontée aux ravages de la crise financière, la France ne s'en laisse pas compter en développement son sens du génie et de l'innovation. Une idée originale nous arrive cette semaine de l'Académie de Créteil qui se lance dans l'Enseignement Professionnel qui « paye » ses élèves pour assister à leurs cours !

Le chantier national de l'Education Nationale visant à lutter contre l'absentéisme à l'école a trouvé, pour l'enseignement professionnel, un porte-parole de choc en la personne du Recteur de l'Académie de Créteil qui justifie cette nouvelle mesure pour palier la désaffection de ses élèves dans trois Lycées Professionnels de son secteur.

Dès le lundi 5 octobre, les élèves concernés signeront un engagement de présence et d'assiduité aux cours qui sera récompensé en retour d'une cagnotte versée à l'ensemble de la classe pour le financement d'un voyage de fin d'année ou des cours de Code de la route. Cette cagnotte pourra s'élever jusqu'à 10.000 €. Cette mesure pourra être étendue à la rentrée prochaine à une trentaine d'autres établissements.

Cette idée n'est en rien novatrice. Elle porte gravement atteinte au travail mis en œuvre par les professeurs de ces établissements qui subissent déjà une ségrégation vis-à-vis de certains de leurs collègues du général. Elle assène un coup violent à l'image de la filière professionnelle où, ses élèves ne seraient qu'un ramassis de cancres qui passent en courant devant la porte de leur Lycée. Elle déresponsabilise un peu plus les parents et les élèves qui pourraient considérer que l'Ecole est devenu un ticket de loterie où si tu grattes au bon endroit tu gagne une récompense !

Pour les professeurs

La question que beaucoup d'enseignants de Lycées Professionnels se pose demeure : comment intéresser mes élèves au contenu de mes cours ? Si cela est moins vrai pour les enseignements « techniques », cette vérité s'impose à bon nombre de professeurs de Lettres, d'Histoire ou de Sciences. Pour remédier à cet état de fait, certains misent sur des projets collectifs qui s'étalent parfois sur une année pleine, d'autres préfèrent contourner les obstacles de leur matière en transposant le sujet à traiter par des situations vécues ou appréciées par les élèves qu'ils ont en face d'eux. Ce n'est jamais évident, mais ces enseignants apprennent avec les moyens qui leurs sont alloués à tisser une relation de proximité. Cet enseignement personnalisé leur fait souvent jouer le rôle d'assistante sociale, car ils connaissent mieux que personne la vie de leurs élèves.

Pour la filière professionnelle

L'Enseignement Professionnel a longtemps été considéré avec un œil réprobateur. C'était une forme de réceptacle pour les cancres notoires et autres fainéants sans avenir. Ces vieilles idées reçues se sont quelque peu estompées lorsqu'il y a quelques années la société s'est rendue compte que les élèves issus de l'enseignement professionnel comptaient souvent parmi les meilleures intégrations (et rapides) dans la vie active. Apprendre et se former à un métier étaient devenu des gages de réussite sociale. Réservé jadis aux enfants de familles modestes, les mieux aisés se sont progressivement tournés vers une filière qui facilite l'insertion professionnelle. Les campagnes gouvernementales en faveur de l'alternance et de l'apprentissage avaient envahies nos écrans de télévision et nos magazines.

Pour les familles et les élèves

Dans les familles modestes, le fantasme d'une école gratuite et accessible à tous s'est souvent soldé par l'impossibilité de voir leurs enfants poursuivre au-delà du secondaire. La filière professionnelle a donc permis à bon nombre d'enfants de progresser dans leurs études malgré le manque de moyens financiers de leurs familles. Il y a eu des échecs, bien sûr, mais beaucoup d'entres-eux ont fini par trouver leur place dans la vie active en faisant diverses fortunes.

Les élèves, eux, se sont répartis en plusieurs « classes ». Ceux qui échouent par manque de volonté ou d'intérêt. En dehors des autodidactes affirmés, beaucoup vivront des situations difficiles. Ceux qui sortent avec un diplôme en poche, du CAP au Bac Pro, trouveront bon an mal an un emploi avec l'espoir d'une évolution pour les plus courageux. Ceux enfin, qui auront la force ou l'envie d'aller encore plus loin en intégrant le supérieur et en augmentant ainsi, leurs chances d'accéder à des postes à plus forte responsabilité ou mieux rémunérés.

Cette idée est une fausse bonne idée. L'Enseignement ne se négocie en aucun cas. Il se doit d'évoluer en fonction des réalités sociales et des besoins locaux. Cette vérité concerne encore plus la filière professionnelle qui est liée directement aux entreprises de leur région qui reçoivent les élèves en stage et parfois, les embauche à l'issue de leur cursus.

Ce genre d'initiative est dans l'air du temps. Ni fait, ni à faire. Que reste t-il du principe d'émancipation des hommes ? Que reste t-il du refus de la paupérisation des plus modestes valorisant l'ascension sociale ? Que reste t-il d'une République qui juge ses enfants comme de simples consommateurs restant à convaincre ?

Innover et se moderniser, c'est rechercher les solutions visant à s'approcher de l'égalité de tous profitable pour tous.

Régis Sada

 

25 septembre 2009

Pourquoi une nouvelle conception de la justice française ?

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22 septembre 2009

Pourquoi l’éducation est en panne ?

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Rassurez-vous vous n'aurez pas le droit à une énième opinion sur les problèmes rencontrés dans l'Education Nationale. Il s'agit bien ici de parler de l'éducation. Celle que toute personne normalement constituée est en droit de recevoir étant enfant, d'appliquer une fois devenu adulte et de transmettre à ses propres enfants une fois le temps venu.

Allergique épidermique à toute pensée archaïque soutenant la théorie du « c'était mieux avant », quelques scènes de la vie quotidienne parisienne ont lourdement ébranlé mes convictions, et me poussent donc à m'étonner pour ne pas dire à m'épuiser.

 

Vendredi soir, sortie de bureau, direction Châtelet pour retrouver mes amis.

Une jeune fille de 25 ans environ, plutôt jolie, bien habillée, entre dans la rame de métro. J'ai droit à un premier coup de sac (mauvaise imitation Vuitton) à travers la figure. Pas d'excuses. Montée sur talons hauts (qu'elle use de manière effrontée pensant qu'elle marche en espadrilles), la princesse cause dans son portable collé à l'oreille. Merci de ne pas la déranger.

Entre deux rires, dignes d'une pintade que l'on porte à l'abattoir, j'ai le droit à une deuxième secousse de sac LV à travers la figure. Pas d'excuses, la miss discute encore avec sa cop's.

Le métro s'arrête un peu violemment, Miss Monde qui tient son portable rate la barre sensée la retenir et écrase lourdement mon pied gauche de son talon qu'elle continue à prendre pour une espadrille haute. Je pousse un cri de tarzan....La demoiselle continue sa conversation sans s'excuser.

Et là, c'est le drame ! J'avoue, au troisième coup de sac dans les gencives : j'ai craqué !

Moi : « Eh miss, ça va, je ne te dérange pas trop ? »

Elle : « Heinnnnnnnnnn qu'est qui y'a qui va pas ? »

Moi : « En 5 minutes j'ai eu le droit à trois coups de sac et à un pied écrasé.....ça commence à faire beaucoup sans excuses de ta part ! »

Elle : « Ah euhhh pardon j'avais pas senti »

Moi : « Forcément, si tu parlais un peu moins fort dans ton portable, tu pourrais entendre que les gens vivent à côté de toi ! »

Elle (parlant à sa cop's) : « Non, c'est rien, juste un mec qui me les casse.... »

Moi : « Ca va là t'es sûr ???? » (Très énervé)

Elle : « Ouais bon ça va, pardon, j'ai pas senti.... »

Moi : MOT D'INSULTE CENSURE CAR INJURIEUX ENVERS LA GENT FEMININE BIEN ELEVEE.

Elle descend tranquillement à la station suivante en me faisant un gros doigt d'honneur (boudiné le doigt).

QUE FAIRE ????

 

Samedi soir, arrivée au Forum des Halles vers 19H00.

D'humeur plutôt joyeuse, je décide de rejoindre la Porte Lescot pour retrouver l'air libre. De pas alerte en pas alerte, j'entends en fond un brouhaha de plus en plus insistant. Ayant eu connaissance de quelques échauffourées au sortir de la Techno Parade à Bastille, je reste sur mes gardes.

Arrivée presque au bas des escalators, je tombe nez à nez avec un groupe d'une trentaine de personnes, qui chante, qui hurle, qui s'invective gaiement dans un langage connu des initiés.

Les personnes souhaitant prendre les escalators ou en sortir, se trouvent rapidement bloqués et rapidement compactés comme dans une cuve de recyclage, tant ce groupe empêche toute allée et venue.

Je parviens tant bien que mal à m'infiltrer dans la file des « montants », et presque parvenu au sommet, j'entends des insultes fuser de toute part et une ambiance qui devient de plus en plus électrique. L'escalier est stoppé net en pleine montée. Un « joyeux drille » a appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence et bouscule tout le monde pour sauter dans la file descendante vexé par les mots des visiteurs compressés. Des coups fusent, je prends mon courage à pleines mains en choisissant l'option : « casse toi vite c'est dangereux » !

QUE FAIRE ????

 

Dimanche soir, retour de diner, ligne 1 du métro entre Etoile et Sablons

Las et fatigué par un week-end où j'ai tout vu et tout entendu, j'aspire à un brin de calme et de tranquillité avant d'aller rejoindre les bras de Morphée. Station Etoile. Un groupe de cinq jeunes punks de Neuilly (entendez fils et filles de bonne famille avec la raie sur le côté), pénètre dans le métro en hurlant. Usant d'un dialecte mixé entre beuglements sauvages et bruitages d'une guenon en pleine ovulation, les quatre Beatles dans le vent et leur copine Dalida des Champs Elysées croient téter leur goutte chez papa et maman sans se préoccuper des autres usagers de la rame.

Inutile de faire le récit de leur conversation qui relate leur soirée « au musée », bien arrosée et sans doute très distinguée.

Dalida des Champs Elysées, pourtant pas trop alcoolisée, se lance dans une diatribe visant à se moquer des têtes environnantes et à souligner dans un élan intellectuel : « ça pue grave dans le métro....y sont cons ces pauvres ! ». Ouf.....la station Sablons, notre Prix Nobel de Littérature s'éclipse en riant bruyamment.

QUE FAIRE ????

 

Mesdames, Messieurs, en un seul week-end sur un espace géographique réduit, voici trois spectacles très différents de la vie quotidienne, mettant en scène toutes les couches sociales de notre société.

En trois occasions diverses et variées, à peine exagérées, j'ai subi avec quelques compagnons d'infortune : une violence physique, morale et verbale.

Cette violence est le reflet d'une société qui s'est perdu dans un grand n'importe quoi généralisé où, c'est celui qui crie le plus fort ou celui qui frappe le plus fort, qui a raison. Cette violence est le fruit d'une carence d'éducation de certains parents vis-à-vis de leurs enfants ou d'un manque de discernement de nombreux adultes.

Cette violence est aussi sournoise que dangereuse. Sournoise, car nous en sommes tous les victimes chaque jour dans nos vies quotidiennes. Dangereuse, car elle provoque parfois une exaspération et une lassitude qui entraine des excès de colère irréparables.

La vie en société c'est comprendre que ses propres droits finissent là où ceux des autres commencent. Pour être respecté soi-même, il convient de respecter les autres. Nous ne sommes pas des animaux.

Régis Sada